Julien Sévéon : Difficile d'être objectif avec son propre travail. Je vais quand même essayer de vous donner mes intentions et mes impressions sur les 3 premiers numéros. Mon but avec ESS est de parler de tout le cinéma asiatique, sans me limiter, comme c'est souvent le cas, à ces deux plus fameux représentants, Hong Kong et Japon (bien que, c'est vrai, ils ont été les deux plus traités pour l'instant). Des films Thaïlandais, Malaisiens, Indiens ont déjà été chroniqué et les news traitent de pays comme la Corée ou Singapour. Le numéro 4 sera d'ailleurs un spécial cinéma coréen et des articles sur le cinéma de Singapour et le nouveau cinéma de Chine Populaire suivront dans les prochains numéros.
- Le numéro 1 contient des articles variés (le piratage à Hong Kong, les Arts Martiaux et le cinéma Kung Fu, Bruce Lee et le Jeet Kune Do) et des chroniques de films (Storm Riders, A True Mob Story, Swallotail Butterfly …) ainsi que quelques news.
- Le numéro 2, suite à de très nombreux problèmes, n'est pas sorti comme espéré. Au sommaire on pouvait quand même lire un compte rendu du Festival du Film Asiatique de Deauville, ainsi que du Festival International du Film de Hong Kong, un article critique sur la série des Young and Dangerous, des chroniques de films ( City of Glass, Perfect Blue …) et de nombreuses news.
- Le 3, sorti début décembre 99, est, à mon avis, le plus réussi pour l'instant. Le plus gros des pages est consacré au Far East Film Festival et de nombreuses interviews de personnalités du cinéma de Hong Kong sont aussi présentes (Johnnie To, Anthony Wong, Donnie Yen, Ada Choi, James Yuen, Lau Ching Wan…). Une longue interview de TF Mou, le réalisateur de Camp 731, des articles sur Jin Roh , Mon Voisin Totoro et, comme toujours, un grand nombre de news viennent compléter ce numéro.
Avis de HK Cinemagic: Un bon complément à la démarche cinéphilique de HK Extrême Orient cinéma puisque son auteur privilégie une approche plus ludique des cinémas asiatiques, un peu dans l'esprit anglo-saxon, davantage tourné vers la série B ou le bis. On apprécie également l'effort de promouvoir des cinématographies méconnues. Si certaines analyses sont parfois un peu trop rapides, on ne peut qu'apprécier ce ton qui fait défaut dans la presse actuelle et dont on peut regretter qu'il ait disparu des Impact ou autre Starfix nouvelle génération. Heureusement pour les non anglophiles, ESS est là!
Pour plus d'information sur ce fanzine : East Side Stories
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