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Des livres en français sur le ciné HK 9/17 - Page 9
Infos
Auteur(s) : Laurent Henry
Jean-Louis Ogé
François Henry
Denis Gueylard
Thomas Podvin
David Vivier
Florent d'Azevedo
Annabelle Coquant
Cyril Barbier
Anne Saïdi
Date : 23/10/2004
Type(s) : Compte rendu
Information
 
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Personnes :
Luc Besson
Chang Cheh
Cheng Pei Pei
Stephen Chow Sing Chi
Chu Yuan
Christophe Gans
King Hu
Bill Kong Chi Keung
Ang Lee
Johnnie To Kei Fung
Jimmy Wang Yu
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Frères de sang
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Voici un petit guide des ouvrages sur le cinéma d'Asie. Il aura fallu le temps, mais les livres en français ont fini par faire leur apparition. Bonne lecture à tous !
Tigres et Dragons, les Arts Martiaux au Cinéma : Chevaliers Et Samouraïs

Cliquez sur l'image pour l'aggrandirAuteur : Christophe Champclaux, juillet 2008

Edité par Guy Trédaniel (qui est notamment l'éditeur des principaux livres écrits en français sur Bruce Lee), ce livre de 230 pages (22€ prix public) est le quatrième et dernier tome d'une tétralogie consacrée aux arts martiaux dans le cinéma mondial.

Introduction : Les fans l’attendaient, le voilà enfin. Après six d’attente, le quatrième et dernier volume de la série de livres Tigres et Dragons, les Arts Martiaux au Cinéma est finalement paru. Tome essentiellement consacré au genre « cape et épée » de tout pays, ce dernier volume intitulé «Chevaliers Et Samouraïs» est une réussite, au même titre que les trois précédents ouvrages. Même si quelques défauts sont présents, ils relèvent avant tout d’un choix arbitraire accordé à certains films et non à d’autres dû au manque de place. Mais ce petit reproche n’entache en rien la beauté de l’objet et son contenu extrêmement documenté. Christophe Champclaux achève parfaitement sa saga en évoquant et décryptant un genre plus méconnu du grand public et pourtant plus apprécié des cinéphiles que le film de combat à mains nues : le film de sabre. Voici donc la critique du livre suivi d'un entretien avec l'auteur.

Critique : Le livre se compose de quatre parties :
Première partie : Cow-boys, Espions et Karaté (104 pages)
Deuxième partie : Wuxia Pian, La légende des Escorteurs (54 pages)
Troisième partie : Héros et Salauds du Chambara (42 pages)
Quatrième partie : De Cape et D’épée (72 pages)


La première partie détaille l’histoire du film de combat à mains nues européen. L’axe abordé est bien naturellement le western suivi du film d’espionnage vu que le combat en tant que genre n’est apparu en Europe que durant les années 1980. Avant, il du toujours s’intégrer au sein d’un autre genre pour pouvoir exister. Les premiers films européens à montrer des combats, ou plutôt des bagarres, sont les westerns. L’auteur revient en détails sur les premiers westerns européens du XXème siècle, puis consacre une large part aux westerns italiens qui montreront des bagarres de plus en plus chorégraphiées mais surtout extrêmement violentes. L’auteur analyse parfaitement les westerns en provenance d’Almeria, insistant sur leurs différences avec les westerns d’Hollywood ainsi que leur façon bien précise d’aborder les bagarres. Seul l’acteur Giuliano Gemma (connu internationalement sous le nom de Montgomery Wood), héros de film tel que Le dernier jour de la colère ou Un pistolet pour Ringo, a droit à un une plus large partie, sa conception de la bagarre étant plus proche d’un John Wayne ou d’un Henry Fonda que d’un Django.
Puis grosse surprise, Christophe Champclaux consacre quelques pages au célèbre duo comique et bagarreur : Mario Girotti-Carlo Pedersoli, plus connu sous leurs noms de scène : Terence Hill-Bud Spencer. Cette partie est, pour le spectateur ayant grandi avec leurs films, un régal. A la fois nostalgique et analytique, l’auteur revient sur leurs plus célèbres farces cinématographiques avec un regard d’adulte qui ne pardonne pas quant aux multiples imperfections de ces films. Mais la tendresse qui se dégage de ces quelques lignes nous rappelle combien de sourires ce duo potache nous a arraché durant notre jeunesse. Ce n’est vraiment pas tous les jours que Terence Hill et Bud Spencer ont le droit d’être cités dans des livres de cinéma.
La suite évoque bien entendu le western soja, genre hybride (croisement du western et du film d’arts martiaux) qui donna naissance à de bons divertissements tels que Soleil rouge ou Shangaï Joe. Là encore Champclaux évoque ces films avec tendresse mais reconnaît que le western soja n’a jamais accouché de chef d’œuvre de la trempe du Grand silence ou de Colorado.
La seconde moitié de cette première partie s’intéresse aux films d’espionnage européens. De James Bond à OSS 117, en passant par un décryptage complet de la BD Docteur Justice (avec interviews), tous les espions marquants des sixties et seventies pratiquant le judo ou la savate ont le droit à quelques lignes encore une fois marquées sous le sceau de la nostalgie et de l’analyse qui tape juste. Par manque de place, Christophe Champclaux n’a pu s’intéresser aux innombrables espions de l’Italie (Commissaire X, Agent 3S3…) mais ces films sont pour la plupart de simples (mais plaisantes) copies des James Bond et OSS 117. L’essentiel des grands espions de la guerre froide sont évoqués dans ce superbe article.
Les films de combats européens en tant que genre sont aussi évoqués. Rue barbare (dont Champclaux souligne à juste titre l’importance dans ce film de la condition sociale, qui est un des éléments moteurs du combattant), Karaté warrior (le médiocre décalque Italien de Karaté kid), Samouraïs… Champclaux insiste avec raison sur le fait qu’aucun film vraiment marquant n’ait vu le jour.
Pour finir, nous avons droit à quelques portraits d’artistes qui ont contribué aux films de combat européens : Luc Besson, Alain Figlarz, Jason Statham… sans oublier le défunt Michael Milon qui avait exercé ses talents dans le sympathique téléfilm Koan.

Cette première partie est une réussite. Chaque genre traité est replacé dans son contexte historique et les films marquants y sont respectivement tous évoqués. Une superbe entrée en matière qui constitue en quelque sorte un bel hommage à Jean-Pierre Dionnet qui pendant près de deux décennies, diffusa sur Canal + quantité de westerns italiens et films d’espionnage européens dans son magnifique "Cinéma de Quartier". Insistons encore une fois sur le fait que traiter le duo Terence Hill-Bud Spencer est une rareté bien venue qui ravira nombre de spectateurs élevés aux films populaires.

La deuxième partie se consacre au film de sabre Chinois, le Wu Xia Pian. Bien que Champclaux a déjà évoqué plusieurs chef d’œuvres du genre dans son premier volume, une cinquantaine de pages pour parler de ce genre, c’est bien trop peu. Conséquence, cette partie constitue plus une introduction au Wu Xia qu’une description complète.
Passée une excellente évocation historique du genre, Champclaux livre quelques analyses et différences entre le Wu Xia et le Chambara ainsi que le western, insistant sur l’absence totale de réalisme ou d’arrière-plan historique pour le film de sabre chinois.
Place ensuite à quelques portraits. Par manque de place, nous n’avons droit qu’aux plus connus : à savoir King Hu, Cheng Pei Pei, Jimmy Wang Yu, Chu Yuan et Chang Cheh via sa trilogie du "sabreur manchot". Si pour les trois premiers, la présence d’interviews permet de revenir en détail sur plusieurs points clés de leurs carrières, on ne peut s’empêcher de regretter l’absence de plusieurs films marquants (où sont passés les trois autres chefs d’œuvre du film de sabre de King Hu : Dragon Gate Inn, The Valiant Ones et Raining in the Mountain ? Pourquoi Chu Yuan n’a pas t-il droit à un meilleur traitement ?...).
Cette partie se termine sur un mini-décryptage de The Blade et le portrait deWilliam Kong, un des principaux responsable du renouveau du Wu Xia Pian depuis le début de ce siècle.

Comme dit plus haut, le manque de place a dû contraindre l’auteur à faire des choix, ce qui est légitime. Ces décisions ne seront certainement pas au goût de tout le monde mais nous ne devons pas oublier que Champclaux a privilégié l’approche introductive plutôt que descriptive (impossible de toute manière dans un ouvrage évoquant d’autres genres). Le but est atteint, ce chapitre ravira autant les néophytes que les connaisseurs, de plus les films choisis sont bien évidemment tous des chefs d’œuvres. Pourquoi bouder son plaisir ?

La troisième partie s’intéresse au frère du Wu Xia, le Chambara autrement dit le film de sabre japonais. Même critique que pour la précédente partie : le manque de place limite fortement l’analyse. En conséquence, suite à l’excellente introduction historique du genre ainsi que ses codes (en particulier son aspect très engagé socialement et politiquement), seuls quelques grands maîtres du genre sont évoqués.
Les choix sont légitimes : Kurosawa, Misumi, Gosha, Kobayashi, Uchia côté réalisateur, Katsu, Mifune, Nakadaï (qui contient une très bonne interview), Ichikawa, Takakura côté acteur, sans oublier un texte sur la saga "Baby Cart".
Au vu de la place accordée, Champclaux s’en tire parfaitement, canalisant en quelques lignes les caractéristiques de tous ses artistes. Mais tout de même, quelques oublis sont quand mêmes très dommageables (Mizoguchi et ses 47 Ronins, Fukasaku et ses sublimes fresques dont son chef d’œuvre Shogun’s samourai…). Mais là encore, ces reproches, légitimes, ne peuvent s’appliquer pleinement qu’à un ouvrage centré exclusivement sur le sujet.

Cette introduction au Chambara est une réussite, qui plus est renforcée par une maîtrise parfaite de l’auteur sur l’histoire et la société Japonaise. Chambaras avant-gardistes, engagés ou d’exploitations s’y côtoient et se mélangent parfaitement. Là est peut-être la plus grande force de Champclaux : parler avec la même passion et la même déférence d’un film de Jean Renoir que d’une bande populaire telle que La brute, le colt et le karaté.

La dernière partie est consacrée au genre "cape et épée" ou "Swashbuckler movie". Ce type de films (englobant film de chevaliers, péplum, film de pirates, film de mousquetaires…), combinaison habile de faits historiques et d’aventures littéraires, représente les premiers films mettant en scène des combats (plus généralement des scènes d’action). Véritable catalogue de péripéties excitantes, le cape et d’épée souffre, à l’instar du western, d’une terrible injustice : seuls les films en provenance d’Hollywood ont le droit d’être cités quand on évoque les chefs d’œuvres du genre. Or, si les Américains sont biens les meilleurs dans ce domaine, les Européens ne déméritent pas et nous ont donné quantité de films dignes d’intérêts (les filmographies de Riccardo Freda ou d’André Hunebelle le prouvent). Encore une fois genre mal connu et tombé dans l’oubli depuis de nombreuses années, le cape et épée semble revenir sur le devant de la scène via de nombreux films (à l’intérêt discutable) tentant de faire revivre l’intérêt des spectateurs pour les nobles chevaliers et autres pirates au grand cœur.
Véritable amoureux du genre, Christophe Champclaux lui consacre un chapitre passionnant (le meilleur du bouquin avec la première partie) regorgeant de portraits, d’interviews riches en anecdotes et surtout, de films qui méritent d’être (re)découvert ardemment.
Débutant comme les autres parties par un (nécessaire) rappel historique sur la naissance du genre, l’auteur commence sa galerie de portraits par le créateur du genre : l’incontournable Douglas Fairbanks, avec notamment son plus célèbre film : Le signe de Zorro. Le chapitre est véritablement lancé, dès lors ce qui va suivre se lit d’une traite avec une immense joie. Tous les maîtres et principaux artisans du genre répondent présent : Errol Flynn (l’acteur absolu du genre), Tyrone Power (l’éternel rival d’Errol Flynn), Stewart Granger (l’inoubliable Jeremy Fox des Contrebandiers de Moonfleet), Corney Wilde, le moins connu Louis Hayward, la tigresse Maureen O’hara. Tous ont droit à des portraits élogieux, récompensant leurs contributions au genre. Normal après tout, comment apprécier les films de cape et d’épée sans vanter les mérites de joyaux tels que Les aventures de Robin des bois (le film ultime du genre), Lancelot and Guinevere, Le cygne noir, L’aigle des mers, Les contrebandiers de Moonfleet … ?
En prime nous avons même droit à une interview de Douglas Fairbanks Jr., ainsi que celles de Richard Fleisher et de Janet Leigh à propos du film Les vikings, œuvre qui a elle-aussi droit à un texte élogieux.
C’est près de 40 ans (en gros de 1920 à 1960) d’aventures cinématographiques, de duels à l’épée et autres complots que l’auteur aborde avec justesse et passion lors de ce premier chapitre.

La suite de cette quatrième partie peut être interprétée comme un texte de réhabilitation. Champclaux s’intéresse aux films de cape et d’épée en provenance d’Europe durant les années 50 et 60. Le petit maître Italien Vittorio Cottafavi ouvre le bal. Auteur de péplums tel que La révolte des gladiateurs, le réalisateur a une approche personnelle du cape et épée (qu’il délivre dans une excellente interview) : privilégier la réaction à l’action, s’intéresser plus aux événements qui conduisent à l’action et ceux qui en résultent plus qu’à l’action en elle-même. Approche intéressante à laquelle nous sommes en droit de préférer celle de Riccardo Freda, le maître italien (voire européen) du cape et épée : mettre l’action au cœur du récit. Véritable artisan populaire aujourd’hui reconnu pour ses films d’horreur gothique qui en font l’égal d’un Mario Bava (son Effroyable secret du Dr. Hichcock est, il vrai, une des plus grandes œuvres de l’horreur gothique), Freda s’est surtout illustré et épanoui dans le cape et épée. Champclaux lui rend un superbe hommage en mettant à l’honneur ses plus grands films (Spartacus et Sept épées pour le roi en tête). S’ensuit le portrait de Steve Reeves, mythique héros des Travaux d’Hercule et roi du péplum italien. Véritable pré-Schwarzenegger, l’acteur inconnu en dehors des cinéphiles a droit à un texte hommage encore une fois superbe (une habitude avec Champclaux).
Adieu l’Italie, place à la France avec les deux plus grandes vedettes du genre : Jean Marais bien entendu et le moins connu Gérard Barray. Si le protégé de Cocteau n’a nul besoin d’être présenté, sa prestance ayant illuminé des perles telles que Le bossu ou Le capitan (signées toutes deux par André Hunebelle, le réalisateur Français du cape et épée), Gérard Barray est au contraire légèrement tombé dans l’oubli. Injuste pour cet acteur jovial, héros de bandes dynamiques telles que Le capitaine Fracasse ou Les trois mousquetaires en deux parties (Kill Bill n’a rien inventé).
Forcément, ce tour de France se termine par un texte et une interview avec un des plus grands ambassadeurs du cinéma de genre chez nous : Christophe Gans. Rappelons que quelle que soit sa qualité, le film de Gans, Le pacte des loups, est (entre autre) un revival complet du cape et épée, un film clamant son amour au cinéma d’Errol Flynn, de Douglas Fairbanks, d’André Hunebelle, qui a réussi l’extraordinaire tour de force d’être un succès au box-office.
Cette partie s’achève par un texte sur Ridley Scott, auteur d’un film totalement oublié pourtant dignes d’intérêts : Les duellistes, et qui est un des principaux responsables du renouveau du cape et épée depuis le début des années 2000 avec son superbe Gladiator.

Quelle que soit la connaissance que l’on a du cape et épée, cette partie est des plus indispensables. Les interviews, les portraits, les décryptages de films constituent des moments de lectures passionnants. Encore très mal connu chez nous par les jeunes générations de spectateurs, peu décortiqué par les journalistes (hormis l’ouvrage de Patrick Brion, "Le cinéma d’aventure", paru aux Editions de la Martinière), le cape et épée méritait un meilleur traitement. Christophe Champclaux a pris le taureau par les cornes et a tenté sur moins d’une centaine de pages de faire ressortir tout l’intérêt et le plaisir qu’offre ce genre. Forcément tous les films ne sont pas présents mais à deux-trois oublis prêts (Fanfan la tulipe, Le masque de Zorro, sublime réactualisation du cavalier noir), l’essentiel des titres importants sont là. Encore fois, via ce texte, Champclaux rend hommage à Jean-Pierre Dionnet qui consacra plusieurs cycles de Cinéma de quartier au cape et épée européen ainsi qu’à Patrick Brion qui illumina le dimanche soir sur France 3 son "Cinéma de minuit" de multiples chefs d’œuvres hollywoodiens du cape et épée. Les Hercule, Zorro, Robin des bois et autres Lagardère peuvent tirer leurs chapeaux et épées à M. Champclaux.

A noter que ce dernier a consacré 4 pages à une toute petite partie à la fin du livre : Pour quoi se battent-ils ? La principale motivation du combattant étant bien entendu la justice. Partie intéressante qui résume bien les différences de motivation selon l’origine du combattant et les époques (le sabreur occidental se bat pour le sexe, le Japonais moderne pour l’argent, le guerrier Shaolin pour la justice…).

Conclusion : Il est triste de constater que la saga "Tigres et dragons" soit terminée mais ce dernier volume est une réussite et achève la série en beauté. Véritable livre cinéphilique où le néophyte et le cinéphile pourront aussi bien s’y retrouver, «Chevaliers Et Samouraïs » rend un vibrant hommage aux sabreurs de tous horizons.
Un seul point noir à noter : attendu depuis 8 ans comme un livre centré exclusivement sur le Wu Xia Pian et le Chambara, ce quatrième tome consacre une large partie (une centaine de pages) aux films de combat à mains nues européens. Bien qu’extrêmement intéressante et documentée, ce texte empêche aux parties sur le cinéma d’escrime oriental d’être aussi développée que celle sur le cape et épée occidental. Mais est-ce que Champclaux voulait vraiment développer ces deux parties ? En effet, à la lecture de l’ouvrage, on constate que l’auteur à voulu essentiellement réhabiliter le cinéma de cape et épée, qui souffre encore d’une méconnaissance totale auprès des jeunes spectateurs. Au contraire du Wu Xia Pian et du Chambara, qui grâce à des éditeurs pointus (Wild side en tête) et une grosse partie de la presse généraliste (ne parlons même pas de la presse spécialisée qui a accueilli toutes ces sorties par des critiques dithyrambiques) se sont vus d’un coup propulsés en grosse quantité dans les rayons des Fnac ou Virgin depuis 4-5 ans. Les King Hu, Chang Cheh, Hideo Gosha n’étant plus du tout inconnus chez nous, Champclaux s’est contenté de traiter ces deux genres en ne prenant que les films et artistes les plus connus. Si l’on cherche un livre descriptif, forcément on sera déçu. Mais pour une introduction, l’approche choisie est parfaite et les textes sont riches.
La dernière partie sur le cinéma de cape et d’épée est au-dessus de tout reproche. L’essentiel des codes, des artistes, des films sont décrits, y compris du côté européen, le tout formant un texte analytique des plus intéressants.
Comme dis plus haut, ce quatrième volume des "Tigres et dragons" rend particulièrement hommage à Jean-Pierre Dionnet et Patrick Brion qui ont diffusé quantité de films cités ici dans des versions et copies parfaites.
Du point de vue de la forme, on reste en terrain connu : même format que les trois précédents ouvrages (16 x 24 cm), même type de couverture (celle-ci étant plus belle que les autres). Les photos et affiches sont splendides (on retiendra surtout celle dédicacée de Cheng Pei Pei page 145 et les affiches originales de films japonais page 153). Notons qu’aucun livre sur le cinéma d’arts martiaux ne présente d’aussi jolies photos que le "Ciné Kung Fu" des frères Armanet, le format du livre (22 x 29,7) permettant d’afficher des images splendides. La mise en page, agréable à lire, est la même que pour les précédents volumes.

Défendant depuis plus de 15 ans le cinéma d’arts martiaux, Christophe Champclaux lui a consacré une série d’ouvrages incontournables pour quiconque s’intéresse au genre. Passionné d’histoire (rappelons qu’il est titulaire d’une maîtrise sur le sujet), il replace chaque genre abordé dans son contexte historique et social, permettant de mieux comprendre certaines approches de cinéastes.
Si dans les trois premiers volumes, l’auteur n’a jamais émis le moindre reproche quant à la ghettoïsation dont souffre le genre (rappelons-nous cet atroce terme générique de « film de Karaté »), cette fois, M. Champclaux adresse de multiples piques à tous ceux qui snobent le genre (plus généralement le film d’action) et constatent que la plupart des personnes qui s’aventurent à défendre le genre sur le papier, l’ignorent et le méprisent injustement une fois passé derrière la caméra.


Sur plus de 1000 pages au total, Christophe Champclaux a célébré, honoré, plus que vanté le cinéma d’arts martiaux. La moindre chose est de lire et relire son incroyable tétralogie.

Denis Gueylard (Août 2008)

 

Interview Christophe Champclaux (août 2008)
HKCinemagic : Pourquoi autant de temps entre le 3e et le 4e tome (6 ans) ? Depuis le lancement de cette collection, les films d’arts martiaux asiatiques sont arrivés en masse en France et donc avez-vous dû découvrir ou revoir de nombreux films pour ce 4e volume ?
Christophe Champclaux : La quasi totalité des textes de l'ensemble à été finalisée entre 1998 et 2000, provenant de chroniques régulières parues dans "Karaté-Busdido" et dans "Arts & Combats". Le tome 4 aurait pu sortir dès 2004. Au cours de la période 2003-2005 les éditions Guy Trédaniel ont bénéficié d'une très forte croissance par l'acquisition de nombreux catalogues indépendants, et la collection de livres d'arts martiaux ne faisait plus partie de leurs priorités éditoriales. Je précise bien arts martiaux, car parler de livre de cinéma à un éditeur - même cinéphile - c'est lui parler du mistigri. Malgré le succès du premier tome qui est devenu en quelques mois un livre de référence, il a donc fallu attendre que la collection arts martiaux redémarre pour que ce tome 4 parte en fabrication. Les textes étaient donc prêts avant que les films ne soient édités en France, et je n'ai pas senti le besoin de les reprendre. Concernant les films de sabre, pas de révision déchirante. C'est surtout sur les films de Kung Fu où j'ai eu des surprises. Par exemple 2 Héros de Chang Cheh m'a paru plus faible que dans mon souvenir alors que je le mettais au niveau de Blood Brothers ou de Boxer from Shantung. À la revision de toute la série tournée à Taiwan par Chang Cheh, c'est aujourd'hui Les 5 maîtres de Shaolin qui me parait le plus intéressant. J'avais déjà vu la quasi-totalité des films d'arts martiaux aujourd'hui édités, mais pas toujours sur de bonnes copies. J'ai par contre contre découvert de magnifiques films dramatiques que je ne connaissais que de réputation tels que Le Détroit de la faim de Tomu Uchida, édité par Wild Side. Ils font un travail fantastique tant au niveau du choix des films (quand ils éditent un petit film d'exploitation sympa ils n'essaient pas de le faire passer pour le nouveau Citizen Kane) que de leurs compléments (Frédéric Ambroisine et Fabrice Arduini sont de vrais spécialistes qui savent faire partager leurs connaissances avec enthousiasme, à l'inverse des gourous autoproclamés qui n'ont à offrir que leur pédantisme).
 
HKCinemagic : Ce dernier volume aurait dû être centré exclusivement sur les films de sabre. Pourquoi avoir accordé beaucoup de pages aux films de combat européens?
Christophe Champclaux : Le premier tome est le seul qui soit totalement conforme à mon plan d'origine. Lors d'une prochaine réédition je n'aurai pas grand chose à modifier. Les tomes deux et trois sont le fruit d'un compromis et d'un mauvais choix de ma part. La version initiale était un gros livre de près de 600 pages comportant une première partie exclusivement centrée sur le cinéma de HK de 1978 à 1994. La seconde partie était centrée sur le cinéma américain, et sur le cinéma européen (en gros les 120 premières pages du tome 4 actuel). Mon éditeur a refusé une pagination aussi importante et m'a donné à choisir entre deux possibilités.
- Soit je reprenais entièrement le texte pour le faire tenir sur moins de 300 pages en réduisant chaque chapitre (ce que j'aurai du faire);
- Soit on le sortait en deux tomes, à la condition qu'il y ait du cinéma asiatique dans les deux. Aujourd'hui le résultat me parait bancal. Et la partie européenne qui me tenait à coeur restait sur le carreau.
Ce que j'espère c'est pouvoir un jour reprendre ces deux tomes et leur donner une forme cohérente. Je pourrais ainsi réintégrer les coupures que j'ai effectué à tort (Stephen Chow, le film de boxe, la blaxploitation, ainsi que des considérations plus générales sur l'évolution des industries cinématographiques asiatiques et américaines).
Le tome 4 porte aussi la trace de ce problème, mais de façon moins marquée. Il devait à l'origine faire dans les 450 pages. Pas de partie européenne donc, mais plus de développement sur le cape et d'épée et le Wu Xia Pian. Quant au Chambara, il devait faire dans les 200 pages. Il n'y a pas à proprement parler de chapitre que j'ai fait sauter, mais tous les textes ont été réduits à la moitié ou au tiers de leur pagination originale. Tel quel, et malgré les coupes, je l'aime autant que le premier tome, toutes les idées auxquelles je tenais sont présentes.
 
HKCinemagic : Le Wu Xia Pian et le Chambara sont considérés comme des genres nobles, au contraire du film de combat à main nue. Pourquoi selon vous ces deux genres ne font recette qu’essentiellement auprès des cinéphiles au contraire des films de combat ?
Christophe Champclaux : Tout d'abord, le Wu Xia Pian ne doit sa bonne réputation en Occident que grâce au fait que le tri avait déjà été fait. Nous n'avons pas eu à subir l'avalanche mid-seventies de tout les nanars du cinéma Kung Fu. Quant au Chambara, il était légitimé dès sa découverte occidentale par le succès en festivals des films de Kurosawa. Les codes du cinéma historique asiatique sont relativement complexes. Sous un manichéisme apparant, ils nessécitent un minimum de repères historiques et culturels, sinon le spectateur est vite perdu. Les référents sont plus simples et plus immédiats pour le cinéma Kung Fu, donc assimilables plus facilement par un public non asiatique.
 
HKCinemagic : Depuis de nombreuses années, en France quand un film en costumes français sort en salle, c’est un cuisant échec. Seul Le Pacte des loups qui, paradoxalement, mélangeait différent genres peu ou mal connus du grand public à l’époque (Wu Xia, horreur gothique, western Italien…), a réussi à s’imposer. Pensez-vous que nous puissions revivre un jour un nouvel âge d’or du cape et d’épée tel que nous l’avons connu avec Jean Marais et André Hunebelle ?
Christophe Champclaux : Je le souhaite de tout coeur, mais on n'en prend pas le chemin. Décérébrage, acculturation et grosse rigolade voyeuriste sont les trois mamelles choisies par nos décideurs. Panem et Circences. N'oublions pas qu'il y a 40 ans, il y avait une quarantaine de décideurs dans le cinéma français et il avait Les Perses d'Eschyle en prime time à la télévision. Aujourd'hui, on a "Secret Story" à la télé et Astérix aux jeux olympiques comme divertissement de reférence. Quant aux décideurs, ils ne sont plus que 3 ou 4 et ils se sont mis d'accord pour écarter tout projet non conforme. Regardons les chiffres en librairie : la littérature historique française ne s'est jamais aussi bien porté. Les auteurs et le public sont là.
 
HKCinemagic : Depuis une dizaine d’années, Hollywood revient au genre du film épique (cape et épée, péplum…) en faisant intervenir le fantastique notamment. Des succès comme Pirates des Caraïbes ou Gladiator prouvent que ces genres sont toujours porteurs. Pourquoi leurs films marchent, au contraire de nos films de cape et d’épée ? Le public Américain étant plutôt réputé exigeant en matière de nouveauté, comment arrive-il a être intéressé par des genres aussi codifiés ?
Christophe Champclaux : Aux USA, le pognon légitime tout et permet tout, y compris l'existence de films qui soient à la fois grand public et artistiquement réussis. En France, ce sont des motifs idéologiques qui priment (voir réponse précédente).
 
HKCinemagic : Racontez-nous comment l’aventure « Tigres et dragons » a débuté. Cela dû être difficile de convaincre un éditeur de se lancer dans une série de livres sur un genre aussi mal perçu que le film d’arts martiaux ?
Christophe Champclaux : Si je n'avais pas traduit, annoté et illustré avec ma photothèque personnelle plusieurs livres de sa collection arts martiaux (Bruce Lee, Morihei Ueshiba, John Stevens) je ne crois pas que Guy Trédaniel aurait accepté de publier mon premier livre. C'était en quelque sorte un renvoi d'ascenseur, et je lui en serai toujours reconnaissant. Le succès du premier livre a permis l'édition des suivants. Heureux concours de circonstances, donc, car comme je l'ai dit plus haut, pour faire éditer un livre de cinéma... Il m'a fallu attendre 12 ans pour que le premier livre paraisse. Je l'avais commencé en 1988.
 
HKCinemagic : Les bonnes réactions du public et les bonnes critiques de la presse couplées à un bon chiffre de vente du volume 1 ont certainement sonné comme une victoire pour vous qui défendez et essayez de faire connaître le genre depuis de nombreuses années. Est-ce le cas ? Le fait qu’à l’heure actuelle, en se rendant à la Fnac la plus proche, nous pouvons nous procurer facilement des films de Kenji Misumi, Chang Cheh ou Hideo Gosha marquent une évolution importante dans la reconnaissance du cinéma asiatique. Quel est votre sentiment par rapport à cela ? N’y voyez-vous que des choses positives dans cette avalanche de sorties sur une si courte période ?
Christophe Champclaux : J'en suis évidemment très heureux et c'est vraiment formidable de constater le bon accueil réservé par la presse à ces éditions. C'est évidemment  un phénomène comparable  avec ce qui s'était produit dans le passé avec d'autres genres populaires : western, gothique anglais, péplum etc. Pour aquérir une légitimité cinéphilique, un genre populaire doit d'abord mourir. Réflexe chrétien sans doute. Bien évidemment ce n'est pas facile à gérer financièrement pour le cinéphile moyen qui n'a pas forcément la possibilité matérielle de suivre le rythme des sorties, d'autant que certains éditeurs tirant sur la mule affichent des tarifs proprement abusifs, aggravé par une absence totale de bonus. Mais bon ce n'est pas forcément ceux qui ont le meilleur catalogue. L'important c'est ce qui subsistera dans cinq ou six ans, quand on verra ceux qui renouvelleront leurs droits et s'installeront dans la durée ceux qui ne font que des coups pour épater la galerie. 
 
HKCinemagic : Votre label "Ciné Horizon" a distribué quantité de classiques en VHS dans les années 1990 qui ont fait le bonheur des cinéphiles (Hara-kiri, Sword of doom, Sugata Sanshiro…). Depuis l’apparition du dvd, face à de gros éditeurs, vous n’avez sorti qu’un seul film Asiatique sur ce support : Le champion de Tianjin. Avez-vous pour projet de sortir d’autres films d’arts martiaux ? Nous pensons par exemple à des œuvres telles que L’Auberge du printemps, Shaolin temple avec Jet Li, The Valiant Ones de King Hu, etc.
Christophe Champclaux : Avec Marie-Claude Lui-Van-Sheng, nous avons entrepris au milieu des années 80 de travailler sur ce cinéma parce qu'il n'intéressait personne. La plupart de nos droits - acquis entre 1988 et 1992 arrivaient à échéance entre 1996 et 1999. Nous avons du faire face à un double problème. D'une part d'autres éditeurs faisaient des offres 3 fois supérieures aux tarifs anciens, alors que le nombre des fans n'avaient pas été multiplié par 3. D'autre part il fallait intégrer les coûts du changement de support, et à cette époque, il n'y avait aucun moyen de faire un authoring DVD convenable à un prix décent. Nous avons donc jeté l'éponge, d'autant que pour des raisons similaires nous n'avions pu renouveller notre catalogue "légitime" qui nous servait de locomotive (Renoir, Carné, Bunuel etc.) C'est par exemple l'énorme succès commercial de Drôle de Drame (50 000 exemplaires)  et de La Règle du Jeu (15 000 ex) qui nous a permis d'acheter les Baby cart, Goyokin, Musashi, Touch of Zen, etc. Nous ne faisons désormais que des programmes pédagogiques techniques (Aïkido essentiellement). Il y a effectivement beaucoup de bons films à sortir, dont justement L'Auberge du Printemps chère à mon coeur. Pour me consoler, j'ai écrit une version théatrale occidentalisée de ce film, située dans les Pyrénées en 778. La pièce sera sans doute montée l'année prochaine.
 
HKCinemagic : Maintenant que votre saga "Tigres et dragons" est terminée, allez vous écrire d’autres ouvrages sur le cinéma d’arts martiaux, asiatique ou plus généralement sur le cinéma ? Il reste tellement à faire sur le kung fu d’exploitation par exemple ou encore sur le film d’action Hongkongais des années 80.
Christophe Champclaux : Ce que je souhaite, c'est refondre en augmentant la pagination les quatre volumes existants, réintégrer les chapitres coupés, dévelloper d'autres thèmes (dont justement le polar, le cinéma fantastique, et la comédie HK des années 80). Je n'ai pas dans l'immédiat d'autre projet de livre sur le cinéma asiatique. Mais il est bien évident que si ma collection de beaux livres sur le cinéma de genre fonctionne chez Seven Sept, il y aura bien entendu des volumes consacrés au Wu Xia Pian, aux films de Yakusas, etc. Mais pour l'instant, je veux profiter du succès du premier tome consacré à la comédie musicale, pour continuer dans la cinéphilie légitime. J'ai en effet produit, écrit ou réalisé plus d'une cinquantaine de documentaires consacrés à l'histoire du cinéma, diffusés sur Paris Première, CinéCinéma ou Cinétoile. Seulement deux concernent le cinéma asiatique. Je termine actuellement 5 documentaires pour la collection Marcel L'Herbier qui va sortir chez "Les Documents Cinématographiques". J'ai envie d'écrire sur Renoir, Welles, Walsh, etc. Mon amour pour le cinéma asiatique ne s'est jamais construit contre le cinéma occidental, mais en parallèle. J'ai été très déçu de voir le mauvais accueil reçu par le film d'Ang Lee auprès des fans de la première heure : " C'est un film pour les occidentaux ". Je n'aime pas les cloisonnements. Cela dit je n'ai aucune lassitude envers le cinéma asiatique, la preuve étant le dernier Hors Série Bruce Lee de "Karaté Bushido" que j'ai entièrement conçu. Je prépare également pour janvier prochain une animation autour de Johnnie To avec L'Ecran de Saint Denis, et je continue à faire en province des conférences et des formations sur le cinéma asiatique.
 
HKCinemagic : La traditionnelle question au spécialiste : quels sont vos 5 films d’arts martiaux préférés.
Christophe Champclaux : Ah, question piège. Lorsque je revois des listes que j'ai pu autrefois établir, j'ouvre des yeux écarquillés. Voici donc ma liste du jour, sujette à caution et forcément subjective :

A Touch of Zen, Opération Dragon, Sugata Sanshiro, Goyokin, Vengeance !
 
HKCinemagic : Mot de la fin : que souhaitez-vous dire a vos lecteurs et aux visiteurs de notre site HKCinemagic.com ?

Christophe Champclaux : J'aurais adoré pouvoir faire mon métier d'éditeur vidéo aujourd'hui, grâce au formidable support qu'est le DVD et grâce à un site comme le vôtre qui offre un vrai panorama de l'actualité et du patrimoine du cinéma asiatique. Grâce à internet, les fans de cinéma asiatique ont aujourd'hui une meilleure connaissance que ceux d'il y a 20 ans qui dépendaient uniquement d'une presse écrite méprisante.

 

Interview réalisée en août 2008 par Denis Gueylard

Merci à Christophe Champclaux pour son amabilité et sa gentillesse.

 
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