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Wen-Yi-Pian/Films Wen-yi
Wen-Yi-Pian est le nom communément donné au mélodrame chinois dont le récit se déroule à une époque contemporaine ou récente, qui est donc distinct des mélos en costumes. De nombreux grands classiques du cinéma de Chine, Hong Kong ou Taïwan sont des Wen-yi-pians ou ont été influencés par ce genre tels Spring in a Small Town (1948), The Kid (1950), Mambo Girl (1956), Love Without End (1961), C'est La Vie, Mon Cheri (1992), Comrades, Almost A Love Story (1995), Lust, Caution (2006) et le cinéma de Wong Kar Wai.



"Wen-yi" est l’amalgame de deux mots : "Wenxue" et "Yishu", qui signifient respectivement "art" et "littérature". Le terme "wen" signifiant « civil » s'oppose à "wu xia", c'est à dire aux récits martiaux. Au début du cinéma chinois, les mélodrames étaient généralement appelés « wenming-xi-pian» (drame civil). C'est à Shanghai (le Hollywood de l'orient) au cours de la guerre sino-japonaise (1937-45) que l’appellation "wen-yi-pian" commença à être employé pour désigner d'abord des adaptions de romans occidentaux ou chinois. Ce n'est que plus tard que le terme vint également à désigner des films «artistiques» ou au sujet contemporain.

En fait, le terme de "wen-yi" est assez vague, un peu fourre-tout même, et peut désigner toutes sortes de films : tant des adaptations littéraires très classes, que des romances larmoyantes, des tragi-comédies familiales ou même des films musicaux. Ce que ces films "wen-yi" ont en commun, ce sont plusieurs traits propres au mélodrames : des récits de drames familiaux ou d'amours tragiques remplis de situations et de personnages convenus, le tout raconté et joué avec une certaines emphase dramatique et remplis de pathos.

L'age d'or du Wen-yi.
Les années 50 et 60 marquèrent l'age d'or du "wen-yi-pian" dans le cinéma de Hong-Kong. Des récits de malheurs subis par une famille ou des amoureux étaient grandement appréciés par un public (féminin pour la plupart), lui-même fortement marqué par les multiples tragédies de l'époque (de la guerre sino-japonaise à la guerre civile et l'exode massif des réfugies fuyant guerre et tyrannie).

Parmi tous les studios de Hong-Kong, ce sont ceux de la MP & GI Co. Ltd et de la Shaw Brothers qui se sont le plus distingués dans le "wen-yi-pian", les premiers notamment dans une série de comédies familiales ou musicales mélo-dramatiques : Mambo Girl (1957), Our Sister Hedy (1957), Wild, Wild Rose (1960), les seconds dans des grands mélos aussi tragiques que prestigieux (Love Without End (1961), Vermilion Door (1965), Blue And The Black (1966), My Dream Boat (1967) mettant en vedette les grandes vedettes de l'époque (Linda Lin Dai, Kwan Shan, Li Lihua, Ivy Ling Po etc). Presque tous les metteurs en scène de la Shaw tâtèrent du "wen-yi-pian" à un moment ou un autre et certains même étaient des spécialistes du genre tels Doe Chin, Law Chun et Chun Kim.

Bien que ne disposant pas des moyens ou de l'expertise technique des studios mandarins, le cinéma de langue cantonaise étaient également très prolifique en films "wen-yi". En fait, la crudité technique des films ajoutée au jeu truculent des acteurs donnaient souvent à ces films une grande véracité dramatique. C'est dans ce type de films qu'un jeune Bruce Lee s'est d'abord fait connaître, surtout dans des rôles d'orphelins.



Le cinéma "Wen-yi" commença à tomber en désuétude à Hong Kong à partir de la fin des années 60, supplanté par le cinéma "wuxia", de même que l’afflux d'un public masculin plus jeune. Bien qu'il demeura un genre très populaire, il ne retrouva plus jamais sa domination d’antan. Toutefois, le "Wen-yi-pian" continua d'être le genre de prédilection d'un autre cinéma national chinois : celui de Taïwan, et c'est d'ailleurs dans les "Wen-yi-pian" taiwanais prenant habituellement la forme de drames amoureux larmoyant, que l'actrice Brigitte Lin se distingua pendant la première moitié de sa carrière.



Le "wen yi" d'hier et d'aujourd'hui
Une forme particulière de "wen-yi-pian" sont ceux tirés de romans ou de films datant des années 30/40 situés à Shanghai ou Hong Kong et qui par leur récit tragique et leur atmosphère ont un lustre romantique particulier. Love in a Fallen City (1984), Center Stage (1992), Lust, Caution (2007) sont les titres les plus connus de ce type de "Wen-yi-pian" et la plupart sont des adaptions de la grande romancière Eileen Chang qui fut elle même une scénariste de "wen yi-pian" dans les années 40.



Encore de nos jours, le "wen-yi pian" continue d'être un genre très populaire. Des cinéastes aussi importants et différents que Ann Hui, Johnnie To Kei Fung, Peter Chan Ho Sun. Ang Lee et Derek Yee auront tâté du "Wen Yi" à plusieurs reprises dans leurs carrières. Toute l'oeuvre de Stanley Kwan est marqué du sceau du "Wen-yi-pian" et l'on pourrait décrire les films de Wong Kar Wai spécialement In the Mood for Love, comme des "Wen-yi-pians" post-modernes.



Autres titres

Spring in a Small Town; (1948) : Longtemps banni des écrans par le régime communiste, ce film est depuis réputé être le meilleur film chinois de tous les temps. Le cinéaste Tian Zhuang Zhuangen a fait un remake en 2002 : Springtime in a small Town.

The Kid (1950), Thunderstorm (1957), Orphan (1958) sont des "Wen-yi-pians" cantonais mettant en vedette un jeune Bruce Lee.

All About Ah Long (1988) : un "wen-yi-pian" de Johnnie To Kei Fung mettant en vedette Chow Yun-fat et Sylvia Chang.

Starry is the night (1988), Song of the Exile (1990), My American Grandson (1990) : des "wen-yi-pians" contemporains de Ann Hui, qui a également mis en scène des roman de Eileen Chan : Love in a Fallen City (1984) et Eighteen Springs (1997).

Pushing hands (1992), Wedding Banquet (1993), Eat drink man woman (1995) est une trilogie "wen-yi" de Ang Lee qui a également mis en scène une autre récit de Eileen Chan : Lust, Caution (2007).

He's A Woman, She's A Man(1993) Comrades, Almost A Love Story (1996), Perhaps Love (2005). Trois "wen-yi-pians" au sujet et traitement très differents par Peter Chan Ho Sun.

Women (1985), Center Stage (1992) Red Rose, White Rose(1994), Hold you tight (1997), Lan Yu (2001), Everlasting Regret (2005). Wen-yi-pians de Stanley Kwan. Lan Yu est réputé être le premier wen-yi gai.

Sources :
Stephen Teo: Hong Kong; The Extra Dimension.
Stephen Teo: The Chinese Melodrama:The wenyi genre.

Yves Gendron (Novembre 2012)
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Pavillon de l’Ouest (le)
Titre chinois Xīxiāngjì Traduction intégrale: « Chronique de la romance de la chambre de l’ouest » en anglais « Romance of the West Chamber »

Le Pavillon de l’Ouest est la pièce la plus renommée du théâtre classique chinois. Datant de la dynastie Yuan au XIII/XIV siècle, son immense popularité à travers les âges a fait de l’histoire d’amour de ses protagonistes une des plus célèbres de la culture chinoise au même titre que les amants papillons et la septième fée du ciel.

Lors d’une visite dans un temple bouddhiste, le jeune lettré Zhang Junru croise une très jolie demoiselle dont il tombe aussitôt amoureux. Il s'agit de Cui Ying Ying la fille d'un premier ministre défunt qui réside au temple avec sa famille.

Zhang aimerait bien la courtiser mais la jeune fille est confinée dans une petite cour intérieure du temple avec pour seule amie sa dame de compagnie Hung Niang. Zhang parvient néanmoins à s'installer dans un pavillon (le pavillon de l'ouest du titre) adjacent à la cour où réside Ying Ying. Bien que séparé d’un mur, ils parviennent à échanger des vers de poésie. Les choses se précipitent lorsque le chef d’une troupe de bandits ayant entendu parler de la grande beauté de Ying Ying vient assiéger le temple et exige qu’on lui remette la belle. La mère de cette dernière promet la main de sa fille à quiconque parvient à la sauver de ce sort funeste. Une ruse de Zhang sauve la demoiselle mais la mère snob renie sa promesse. Il faudra toute la ruse de Hung Niang, soucieuse d’assurer le bonheur de sa maitresse, pour que les deux amoureux parviennent à unir leurs destinées.




À l’origine, l’histoire d’amour entre Zhang Junru et Cui Ying Ying était une nouvelle : "la Biographie de Yingying" écrite par le lettré Yuan Zhen durant la dynastie Tang et basée, dit-on, sur un amour de jeunesse. Très populaire, la trame a été reprise par des conteurs successifs sous forme de poèmes ou de ballades qui auront étoffé la trame originale en plus de changer le dénouement. Le dramaturge Wang Shifu a rédigé une version théâtrale de l’histoire vers le XIII/XIVeme siècle qui est devenue un classique du répertoire chinois et a été à son tour réapproprié par d’autres sous la forme de suites, de remakes, d’opéra en dialecte locaux et même de parodies. Dans certaines versions, Zhang est interprété par une actrice travestie.

Extraits de la pièce sur Youtube :



L’attrait de Pavillon tient d’une part à son langage fleurit et gracieux qui rend fort touchant l’amour sincère entre les jeune gens. Il y a également une dimension subversive car la relation amoureuse se développe hors des liens d’un mariage arrangé par la famille, et bien qu’il y ait des obstacles, connaît un dénouement heureux contrairement à la norme des histoires romantiques chinoise qui finissent souvent en tragédie. Pavillon fonctionne donc a la fois comme ode poétique à l’amour, comme mélodrame et comme critique d’une certaine morale traditionnelle. Ce sont les raisons de la grande popularité de la pièce depuis sa création jusqu'à nos jours mais également de sa réputation sulfureuse longtemps tenu par nombre de bien pensants confucéens qui y voyait un ouvrage licencieux. Un lettré du XVI siècle l’a même décrié « comme une œuvre enseignant la débauche » et la pièce aura été interdite à de nombreuses reprises au fil des siècles. La controverse entourant Pavillon n’a pourtant pas diminué sa popularité ou sa grande influence sur la littérature et même la critique littéraire. Un des épisodes les plus fameux d’un autre grand classique littéraire le célébrissime « Rêve dans la chambre rouge » montre deux amoureux réciter des extrais de Pavillon comme si ils goutaient un fruit défendu. Des moments clés de la pièce ont fréquemment été sujet de peinture, de poésie et plus récemment de livres illustré. Même de nos jours tout chinois le moindrement éduquer connaît l’histoire et ces morceaux les plus célèbres.



Le Pavillon de l’ouest a été adapté au cinéma à bien des reprises, la HKMDB reporte presqu’une douzaine de titres et on peut supposer qu’il y en a eut probablement quelques autres. La plus vieille version connue date de 1927 et a été édité sous format DVD par Cinéma Epoch en 2007. La pièce a également été adaptée à cinq reprises dans les années 50. Pavillon a même été adapté en film de CAT IIII avec Elvis Tsui en 1997. Les Shaw Brothers ont également fait une version Huangmei Diao en 1965 avec la grande vedette du genre à l’époque Ivy Ling Po jouant Zhang Junru, et les débutantes Fang Ying et Li Ching dans les rôles de Ying Ying et Huang Niang respectivement.



Yves Gendron (Décembre 2010)

Source: Wikipedia: Romance of the West Chamber

Filmographie.

Romance Of The Western Chamber (1927)
The West Chamber Then and Now (1937)
West Chamber (1940)
Romance Of The West Chamber (1947)
The New West Chamber (1953)
Romance In The West Chamber (1955)
Romance At The Western Chamber (1956)
Romance Of Western Chamber (1956)
West Chamber
West Chamber(1965)
Romance Of The West Chamber (1997)
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Yanggang
Yanggang est un mot chinois qui comporte deux notions, la loyauté et la masculinité ou le machisme. Ce mot fait référence à l'esthétisme et aux thèmes des films d'arts martiaux de Chang Cheh. Ses jeunes anti-héros machos, souvent trahis par une autorité corrompue, sont des rebelles ou des outsiders mais qui suivent un code d’honneur (yi) et respectent la fraternité et la loyauté. Ces héros vaillants sont souvent très doués pour le kung fu, le combat à main nu ou avec des couteaux, et n'hésitent pas à affronter une multitude d'assaillants. Bien qu'ils soient talentueux et durs à cuir, les héros des films de yanggang sont voués à souffrir atrocement et parfois mourir de façon violente. Sang, douleur, et beauté masculine idéalisée (les héros montrent souvent leur beau torse) sont des composantes essentielles de l'esthétique du film de yanggang. Les héros se sacrifient pour leurs frères (d'armes ou de sang) et pour mettre fin à la corruption. De fait, ils se soumettent à un idéal plus important que leur vie, rendant leur tragique fin cathartique.


Ti Lung dans The Duel


Les films de yanggang de Chang Cheh de la fin des années 1960 (One-Armed Swordsman) et du début des 1970s (Vengeance !; The Five Venoms) étaient créés en réaction à la domination dans le cinéma de Hong Kong des héroïnes de wu xia pian qui sauvaient généralement un personnage masculin plutôt faible. Le film de yanggang a ouvert la voie à un cinéma dominé par des personnages masculins forts et une des représentations extrêmes de ce style est le sous-genre du heroic bloodshed, ou les armes à feux remplacent les sabres. John Woo, ancien assistant réalisateur de Chang Cheh a initié la mode du heroic bloodshed avec A Better Tomorrow (1986) et The Killer (1989).

Sylvia Rorem (août 2010)

Source : Chang Cheh's Revolution in Masculine Violence, A Preface by Sek Kei, in Chang Cheh: A Memoir, English Editor: Agnes Lam, published by the Hong Kong Film Archive, 2004.
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Éventail / Tie Shan /Tessen
Utilisé plus couramment pour éventer et comme accessoire mondain ou artistique, l’éventail fait également partie de l’arsenal d’armes de nombreux arts martiaux asiatiques. Le folklore et la littérature wuxia sont remplis de personnages maniant l’éventail de fer appelé «Tie Shan» en chinois. . Le cinéma wuxia ou kung-fu a également présenté à de nombreuses reprises des séquences de combat qui mettent l’éventail à l’honneur

À la base, l’éventail martial est un éventail repliant qui est lui-même une invention japonaise datant du 8eme siècle, importé en Chine au 9eme mais qui se popularise surtout à partir de la dynastie Ming au XIV siècle. L’emploi de l’éventail comme arme trouve probablement son origine dans l’utilité pour des guerriers ou des nobles d’avoir une arme déguisée en accessoire usuel pour se défendre en cas de guet-apens. Au Japon les samouraïs ont ainsi développé quantité de techniques de protection et de contre-attaque afin de se défendre ou de protéger leurs seigneurs. Les éventails étaient souvent utilisés comme fanions sur les champs de bataille pour que les généraux communiquent des instructions à leurs troupes. Ils pouvaient également s’en servir pour bloquer des flèches ou un sabre si un soldat ennemi parvenait jusqu'à eux. Le folklore martial japonais a retenu de nombreux exploits de samouraïs ou de seigneur de guerre faisant usage du « Tessen » (nom de l’éventail martial japonais).


Un éventail replié peut servir comme un bâton pour frapper ou darder un adversaire aux parties sensibles du corps tel le visage, le cou, les chevilles ou les mollets. Il peut également servir à bloquer des projectiles ou des armes contondantes. Un éventail déployé peut servir à dissimuler les gestes d’un combattant ou encore à distraire l’attention ou gêner les mouvements d’un adversaire. Un éventail déployé muni de piques ou de lames peut s’avérer extrêmement dangereux mais même le rebord coupant de la toile en papier d’un éventail peut affliger de sérieuses entailles à un adversaire. Certains éventails peuvent être munis de lames projectiles glissés entre deux toiles de papier qui sont lancées avec acuité d’un mouvement du bras. Le wushu chinois moderne a développé le maniement de l’éventail pour en faire des ballets martiaux. L’éventail est également un accessoire usuel dans des exercices de Tai Chi ou d’autres styles de kung-fu dits internes.

Malgré leur nom usuel « d’éventail de fer » les éventails martiaux sont le plus souvent faites de pièces de bois, et de papier ou de tissus bien que certains peuvent être en effet être fabriqués, en partie ou complètement, de pièces de métal. Quels que soient les matériaux utilisés, les éventails martiaux n’en demeurent pas moins des armes assez fragiles, qui demandent beaucoup d’expertise pour être employés efficacement.

L’éventail est un accessoire quasi omniprésent dans les films historiques, wuxia ou huangmei diao. Leurs apparences et la manière dont ils sont manipulés par l’acteur joue souvent un rôle dans la caractérisation d’un personnage selon des codes théâtraux hérités de l’opéra chinois. L’éventail est ainsi souvent l’accessoire de prédilection des personnages de jeunes érudits dans les huangmeng diao (incarnés la plupart du temps par par Ivy Ling Po dans les productions des Shaw Brothers) ou encore de méchants distingués et perfides dont Tigre de Jade du film Hirondelle d'Or représente l’archétype. Ce dernier se sert de son éventail pour envoyer des signaux à ses hommes et même pour projeter des dards empoisonnés. L’héroïne titulaire et un autre bandit font également usage d’éventail dans le film.

Un personnage du récit épique; les Voyages vers l’ouest est appelé « la Princesse Éventail de fer » (Tie shan gong zhu), qui avec son éventail magique géant peut susciter des rafales de vents puissants. Le personnage et son éventail apparaissent dans le deuxième film du cycle du Voyage vers l’ouest produit par les Shaw Brothers dans les années 60 ; de même que dans un dessin animé chinois datant de 1941 tout deux intitulés en anglais; Princess Iron Fan, La Princesse apparaît aussi dans Chinese Odyssey II : Cinderella

Malgré l’omniprésence de l’éventail au cinéma, son emploi comme arme martiale s’avère rare pendant longtemps; la majeur partie de l’ère wuxia pian puis kung-fu des années 60/70 en fait. Une exception notable sont les petites passes d’éventail par l’acteur martial Fu Sheng dans Heroes Two. Par contre c’est un véritable déferlement d’éventail martial qui survient au tournant des années 80. À l’époque des cascadeurs et chorégraphes tous de véritables artistes martiaux ou formés à l’opéra chinois dominent alors le ciné kung-fu comme vedettes et metteurs en scène, et ils s’ingénient à créer des affrontements enlevés en usant de tout le répertoire d’armes kung-fu incluant l’éventail. Dument entrainés à manier l’éventail soit pour l’opéra soit dans des écoles martiales, les acteurs kung-fu de l’époque faisaient des prestations éblouissantes.

Parmi les affrontements d’éventail les plus notables de cette déferlante on retiendra le duel clandestin dans Dirty Ho de Lau Kar Leung dans lequel Johnny Wang Lung Wei cherche à tuer Gordon Liu avec des bottes secrètes dissimulées par un éventail. Magnificent Butcher de Yuen Woo Ping voit Yuen Biao affronter Lam Ching Ying pourvu d’un éventail tourbillonnant. Le film Kung Fu Genius de Wilson Tong se conclut par un duel d’éventail entre le héros Cliff Lok Kam Tung et un tueur joué par Tong lui-même. Tong a également filmé un duel épée Vs éventail entre Angela Mao Ying et Fung Hak On dans Snake Deadly Act. Jackie Chan quant à lui a fait également un emploi burlesque de l’éventail martial dans son film Young Master. Tous ces films ont été tournés dans une période d’un peu moins d’un an entre 1979 et 1980.


À la même époque, des démonstrations notables d’éventails apparaissent également dans de nombreux wu xia pian produit par la Shaw Brothers tels Sentimental Swordsman, Rendezvous With Death, et Human Lanterns tous chorégraphiés par Tong Gaai lui aussi issu de l’opéra et qui vit des acteurs comme Ti Lung, Chen Kuan Tai ou le cascadeur Yuen Wah employer l’éventail.

En dehors de ce bref mais éclatant interlude, les démonstrations postérieures notables d’éventails martiaux au cinéma incluent l’affrontement Yukari Oshima et Jeff Falcon dans Outlaw Brothers et celui de Jackie Chan contre la femme fatale jouée par Yukie Kudo dans Rush Hour 3. Un éventail muni de dagues fait une apparition éclair à la toute fin du film d’action français/semi hongkongais ; Le Pacte des loups le temps pour le personnage de Monica Bellucci de transpercer une gorge.



Parmi les apparitions non martiales de l’éventail dans le cinéma hongkongais, on peut aussi retenir l’éventail du général vietnamien machiavéliquement pittoresque joué par Yuen Wah dans Eastern Condors, et les éventails utilisés par Jackie Chan et Jet Li dans leurs films sur Wong Fei-hong : Drunken Master II et Once Upon A Time In China et sur lesquels ont été inscrits des messages patriotiques ou édifiants. Stephen Chow a utilisé à quelques reprises un éventail à des fins comiques dans ses comédies historiques (Justice My Fool, Flirting Scholar, King Of Beggars). Le second loubard à être bastonné par Zhang Ziyi dans la fameuse scène de l’auberge de Crouching Tiger, Hidden Dragon est armé d’un éventail fer mais n’a pas le temps de s’en servir, juste de faire une pose. Zhang Ziyi elle-même fait une danse de geisha avec éventails dans la production américaine Memoirs Of A Geisha
Memoirs of a Geisha


Les Éventail de fer sur YouTube



Yves Gendron (Mai 2010)

Sources : Wikipédia
Samurai The Story of a Warriar Tradition
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Fléau à trois Branches
En chinois sān jié gùn, aussi appelé bâton articulé en français, three section staff ou encore, triple iron en anglais. Trois bâtons d’environ 60 cm chacun, reliés ensemble par des chaines ce qui crée un arme puissante et versatile qui tient autant du bâton que du fléau.



l peut servir pour frapper et bloquer comme un bâton mais étant articulé, il peut atteindre des zones hors d’attente d’un bâton conventionnel en contournant l’obstacle, un bouclier par exemple. En faisant des moulinets le bâton peut servir à repousser des adversaires, comme fléau il peut servir a frapper un adversaire sur une bonne distance. L’emploi des chaines et des bâtons peut servir à entraver l’arme, les bras ou les jambes d’un adversaire et même l’étrangler. Malgré sa puissance et sa versatilité, le fléau n’est pas une arme répandue, son apprentissage étant long et difficile et il est dangereux à manier même pour un expert. Celui-ci doit en effet toujours faire attention de ne pas faire une fausse manœuvre, ce qui constitue une distraction dangereuse sur un champ de bataille. En conséquence, le bâton articulé sert plus d’arme d’auto-défense et non de guerre comme la lance ou l’épée.



L’invention du fléau à trois branches est attribuée par certains au Moine Shaolin San de au 18eme siècle. Une légende moderne veut aussi que l’arme ait été popularisée par l’empereur martial Taizu des Song au Xeme siècle (une arme décrite dans le roman les Trois Royaumes ressemble au fléau). Une des écoles de karaté d’Okinawa le Matayoshi Kobudo a le bâton articulé parmi son répertoire d’armes, introduite dans les années 30 par un maître qui a séjourné en Chine. Cette version du fléau à les bâtons plus courts mais aussi plus épais. Avec les nouvelles techniques du wu-shu chinois, la manipulation du fléau a été modifiée non plus pour servir aux combats mais pour des démonstrations de figures acrobatiques.



Le sān jié gùn est l’une des armes martiales les plus spectaculaires du ciné kung-fu. C’est le maitre chorégraphe et cinéaste Lau Kar Leung qui en a fait l’emploi le plus constant et le plus virtuose. Le fléau est l’arme du méchant dans New One-Armed Swordsman (film de Chang Cheh co-chorégraphié par Lau) bien que son emploi subit les contraintes de quelques effets spéciaux Le fléau fait une brève apparition dans une scène de Executioners From Shaolin manipulé par Lau Kar Leung lui-même dans un petit caméo de 15 secondes.

Le fléau est introduit pour de bon dans 36th Chamber Of Shaolin qui raconte l’histoire du moine San De, inventeur de l’arme selon certaines traditions. C’est lorsque San De casse accidentellement une tige de bambou en trois sections que l’idée lui vient pour le fléau. Il teste ensuite sa nouvelle invention dans un duel mémorable contre un moine martial joué par Lee Hoi San armée de couteaux papillons. Comme il se doit avec une chorégraphie de Lau Kar Leung, le combat est non seulement très enlevé, mais il démontre les multiples usages possibles du bâton articulé. Bien qu'étant artiste martial émérite, Gordon Liu Chia Hui n’était pas familier dans l’emploi du fléau et a subi de nombreuses meurtrissures pendant le tournage du duel. Ironiquement, le fléau deviendra l’arme iconique de Liu comme l’est le nunchaku pour Bruce Lee.



Le fléau est utilisé dans une poignée d’autres films de Maitre Lau : Shaolin Mantis, Martial Club, et Legendary Weapons of China mais c’est dans Heroes of The East que Lau Kar Leung et Gordon Liu Chia Hui se surpasse vraiment avec un duel endiablé bâton articulé Vs Nunchaku. Liu est doublé par Lau Kar Leung lui-même lors des figures les plus acrobatiques du fléau. Au début des années 90 Maitre Lau fait une démonstration du bâton dans Operation Scorpio après avoir confisqué l’arme de son adversaire joué par Yuen Tak





En dehors des films de Lau Kar Leung, le fléau ne fait que des apparitions épisodiques.. Parmi les plus notables, on retiendra un duel de fléaux entre Sammo Hung et Lau Kar Wing dans Dirty Tiger, Crazy Frog. Le fléau est aussi l’arme du anti héros tragique joué par Ti Lung dans Avenging Eagle, et du vengeur acrobatique joué par Philip Kwok Chung Fung dans Rebel Intruders. Jet Li fait également usage du fléau dans deux ou trois films ; dont Shaolin Temple et le plus récent Fearless.



Yves Gendron (Janvier 2010)
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Zhongguo
Zhongguo est le nom de la Chine pour les chinois. Il est formé de deux mots : « zhong » qui signifie centre ou axe et « guo » qui signifie pays. Zhongguo a été communément traduit en « Empire du Milieu » mais la traduction prosaïque de « pays du centre » est plus révélatrice de la véritable signification du nom.

L’emploi de Zhongguo date de l’antique dynastie Zhao (1122-256), dont la capitale ou le lieu d’origine était vue comme le centre du monde par les anciens Chinois. A partir des périodes dites « Printemps et automnes » (722-481 av JC) et des Royaumes Combattant (481-256) le nom n’a plus qu’une signification historique et culturelle l’état Zhao sétant fracturé en une mosaïque de royaumes féodaux. Il est redevenu une réalité géographique et politique concrète lors de l’unification de l’empire par le premier empereur Qin Shi Huang en 221. Toutefois Zhongguo n’a pas été utilisé comme nom officiel pour l’empire unifié, celui-ci étant plutôt nommé d’après le nom de la dynastie régnante (Empire des Qin puis des Han, des Tang, et ainsi de suite). Zhongguo a continué d’être utilisé pour désigner l’entité géographique et politique de l’empire, et les dynasties successives y ont fait constamment références pour assumer leurs légitimité surtout lors de périodes de divisions et de conquêtes par des peuplades étrangères.



Zhongguo « Le Centre du Monde » tel que le concevaient les ancien chinois



Au fil des siècles, le Zhongguo a reçu plusieurs noms de nations étrangères. Les anciens romains appelaient le pays d’où provenait la soie : Serica, la Chine selon toute probabilité. Marco Polo appelait la Chine; Cathay un mot dérivé de Kithan une ancienne peuplade qui a conquis le nord de la Chine au XI siècle. Marco Polo aurait également introduit l’appellation Cin qui lui était utilisé par les anciens perses. Le nom fait référence soit à la dynastie Qin (III siècle avant JC) ou Jin (V siècle après JC). Au fil des siècles, Cin est devenue Chine, China (chez les nations de langue anglaise) et le préfixe Sina. L’emploi de Cin/Chine a été encouragé en occident par l’établissement de la dynastie Quin au XVII siècle.



Avec l’avènement de nationalisme chinois moderne à la fin du XIX siècle puis la fondation de la République de Chine l’appellation « Zhonghua » a été promu centré sur le concept d’un peuple chinois unifié dans une seule nation et ce malgré les diversités ethniques, et c’est de là que dérivent les noms officiels des deux Chine qui existent de nos jours; La République de Chine à Taiwan Zhōnghuá Míngu et La République Populaire; « Zhōnghuá Rénmín Gònghéguó ». Zhōngguó Dàlù est le terme politiquement neutre utilisé pour désigner la Chine continentale.

Yves Gendron (Janvier 2010)

Source : Wikipedia
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Venoms
Les Venoms (les Venins) est le nom d’une troupe d’acteurs/cascadeurs martiaux promus vedettes par le cinéaste martial Chang Cheh, à partir du film Five Venoms (d’où leur nom). Ils sont apparus en tant que groupe dans presque deux dizaines de films entre 1978 et 82, incluant certains classiques du ciné kung-fu comme Crippled Avengers, Invincible Shaolin et Kid with The Golden Arm. Les Venoms sont Philip Kwok Chung Fung, Lo Meng, Chiang Sheng, Sun Chien et Lu Feng. Un sixième Venom Wai Pak n’est apparu que dans 4 films et n’est donc pas considéré comme un membre à part entière. Kuo, Chiang et Lu sont également les chorégraphes de la plupart des films Venoms.


Artistes martiaux et acrobates émérites, les Venoms se sont impliqués dans des spectacles d’action époustouflants, ce qui avec les scénarios rocambolesques, les costumes bariolés, les gadgets invraisemblables et les carnages sanglants typiques de Chang Cheh ont crée des films martiaux parmi les plus ludiques-baroques-kitchs jamais faits. Dédaignés à Hong-Kong, les films Venoms ont connu un succès culte parmi le fandom kung-fu anglo-saxon. Ce sont eux qui ont surnommé la troupe les Venoms ou Venoms Mob.




Bien que les Venoms jouent des rôles différents de film en film, leurs attributs demeurent ostensiblement les mêmes.


Philip Kwok Chung Fung, le héros au cœur des intrigues; un acrobate martial dont les airs de cabotin dissimule une vaillance et une ruse sans faille. Il est également un des trois Venoms chorégraphes.


Chiang Sheng est le kung-fu kid espiègle qui ajoute souvent une petite dose de comédie qui est la bienvenue. C’est avec Kwok le meilleur acrobate du groupe. Un des Venoms chorégraphe et a également travaillé comme assistant metteur en scène sur la moitié des films Venoms.


Lo Meng est le fier à bras furibond mais sympathique. Chang Cheh adore filmer son corps tout en muscles et également le faire souffrir dans de nombreuses scène d’égorgement bien sanglantes. N’a plus fait que des apparitions occasionnelles après 1980.


Sun Chien est le jeune ténébreux expert en Taekwondo. Adepte tant des coups de pied que des coups fourrés. Chang Cheh ne semble pas s’être intéressé autant à lui qu’aux autres et il est un peu le laissé pour compte du groupe. Tout comme Lo Meng, il ne fait plus que des apparitions occasionellles après 1980.


Lu Feng est l’affreux de service toujours prêt à planter dans autrui une lance ou une hallebarde dont il est un spécialiste. N’a joué un héros que dans deux films. Il est le premier Venoms à servir comme chorégraphe.


Wai Pak c’est l’éphèbe. Ses personnage sont souvent affligés d’une faille intérieure (orgueil, conscience) qui le rend vulnérable et le conduit à un sort funeste. N’est apparu que dans 4 films Venoms


Filmographie :

Five Venoms (78)
Ten Tigers of Kwangtung (78)
Invincible Shaolin (78)
Crippled Avengers (78)
Life Gamble (79)
Shaolin Rescuers (79)
Daredevils (79)
Magnificent Ruffians (79)
Kid With The Golden Arm (79)
Heaven And Hell (80)
Two Champions of Shaolin (80)
Flag of Iron (80)
Rebel Intruders (80)
Legend of the fox (80)
Sword Stained With Royal Blood (81)
Masked Avengers (81)
House of Traps (82)
Ode to Gallantry (82)


Liens :

http://en.wikipedia.org/wiki/Venom_Mob
http://www.myspace.com/venomchambertom
http://drkungfu.free.fr/persosshaw.htm
http://changcheh.0catch.com/ven-film.htm
http://www.cityonfire.com/features/venoms/
http://www.kungfucinema.com/forums/s...ead.php?t=7068


Yves Gendron (Janvier 2010)
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Choy Li Fut
Avec le Hung Gar et le Wing Chung le Choy Li Fut est un des grands styles martiauxl célébrés au Sud. Pourtant, malgré sa grande réputation et popularité dans les cercles d’arts martiaux hongkongais, le cinéma kung-fu a rarement abordé ce style.



Le Chow Li Fut fut fondé par Chan Heung (né dans la province du Guangdong en 1806). Appartenant à une famille bien connectée au monde martial, il commence son entrainement dès l’age de 7 ans. Le premier style qu’il apprend est le Fut Gar suivi par la suite du Li Gar et finalement le Choy Gar appris d’un moine Shaolin appelé Choy Fook qui est une technique du Nord contrairement aux deux autres qui sont du Sud. Après avoir passé des années à perfectionner les diverses techniques qu’il a appris, il parvient à l’age de 29 à les synthétiser en un style unifié qu’il nomme Choy Li Fut d’après les trois styles distincts originaux qui la constituent. Il passe le reste de sa vie à enseigner son nouveau style, notamment à des rebelles anti-mandchous durant la guerre des Taiping, et ainsi, le Choy Li Fut se répand à travers tout le Guangdong et la Chine du Sud. Cheung meurt en 1875 à l’age de 69 ans, près de quarante ans après avoir fondé son style.



Le Choy Li Fut est un style hybride combinant des techniques du Nord et du Sud. L’emploi de formes animales et les positions basses sont typiques du Sud, alors que le jeu de jambes et l’emploi d’amples mouvements circulaires des bras sont typiques des techniques du Nord. Les techniques de coups de poing ne reposent pas juste sur la simple force musculaire mais sur l’élan du mouvement ample des bras, ce qui accentue leurs puissance. Dans le Choy Li Fut, certaines des techniques de coups de poing s’apparente à des assauts de fléaux d’arme. Le répertoire des techniques du Choy Li Fut est très varié mis à part les coups de poing (de longue et courte portée) des projections, des clefs, des attaques au point nerveux et des coup de pieds. L’arsenal d’armes employées dans le Choy Li Fut est également vaste, incluant entre autres le bâton, le bâton articulé, les couteaux papillons et une arme unique au Choy Li Fut le trident à neuf dents.



Malgré la grande popularité et la réputation du Choy Li Fut, le ciné kung-fu ne s’en est jamais emparé comme il l’a fait avec le Hung Gar et le Wing Chun. Le Choy Li Fut n’est pas aussi lié au folklore martial cantonais que le Hung Gar et ne bénéficie pas d’une figure légendaire comme Wong Fei-hong pour la populariser. De plus, de nombreux descendants de Wong Fei-hong se sont grandement impliqués dans le cinéma hongkongais, surtout la famille des Lau, et leur apport considérable dans le ciné kung-fu en tant que chorégraphe et metteur en scène ont fait que le Hung Gar et les légendes de ses représentants les plus célèbres (Hung Hei Kwun et Wong Fei-hong) ont été amplement illustré sur le grand-écran.

Le Chow Li Fut est lui plutôt rare au cinéma. Trois films seulement ont semblement été produits sur ce style et aucun d’entre eux n’a un titre célèbre : Choi Lee Fat, New Shaolin Boxers avec Alexander Fu Sheng et Choi Lee Fat Kung Fu avec Cliff Lok.



De nombreux cascadeurs et acteurs martiaux ont appris le Choy Li Fut, ou du moins certains rudiments afin d’enrichir leur répertoire, mais l’emploi de ce style demeure quand même assez sporadique en général ; les films préférant employer des styles plus reconnus et éclatants comme le Hung Gar, la boxe du Singe, de l'Ivrogne, de Mante Religieuse ou de l’aigle. Le Choy Li Fut est toutefois le style de prédilection d’un acteur martial en particulier : Philip Ko Fei qui en fait de brillantes démonstrations dans The Challenger et The Loot. De petites démonstrations de Choy Li Fut sont aussi entrevues dans le film Drunken Master II, c’est le style du marchand de poissons joué par Felix Wong qui se mesure brièvement à Wong Fei-hong interprété par Jackie Chan au début du film.





Yves Gendron (décembre 2009)

(Sources : Wikipédia & The Complete guide to kung-fu fighting styles)
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Juge Ti / Juge Dee
Juge Ti/ Dee/Di, Dee Rén Jié

Tout comme le Juge Bao. (voir Bao) le Juge Ti ou Di est un magistrat et un homme de court, sous la dynastie Tang, dont l’intégrité, le sens de la justice et l’intelligence en un fait un héros légendaire. Héros de roman policier chinois sous la dynastie Ming, le Juge Ti il a été récupéré au vingtième par le sinologue Robert Van Gulik qui écrit ces propres romans devenu célèbre en occident. ..

Issue d’une ligné de magistrats, le Juge Ti historique, Dee Rén Jié (530-600), continue la tradition familiale et gravie petit a petit tout les échelons; huissier, censeur, juge, préfet, pour parvenir aux plus grande positions, ministres puis chancelier de la court impériale. Malgré quelques périodes de disgrâces, il est un des ministres des plus réputé de la redoutable impératrice Wu Zitien dont il parvient a gagné le respect et même l’affection. Il s’avère un administrateur et conseillé efficace, éclairé, bienveillant et plein de tact qui exerce une influence bénéfique sur le régime de l’impératrice. Après sa mort il devient un modèle de vertus, d’intégrité et de justice et sous la dynastie Ming il est devient même le héros de roman policier, le devoir d’enquêté sur les affaires criminels faisant partie des fonctions d’un juge dans la Chine Impériale.



Au vingtième siècle le sinologue hollandais Robert Van Gulik (1910-1967) traduit et publie un de ces anciens romans sous le titre de « Trois affaires criminelles résolue par le Juge Ti ». Par la suite il écrit ces propres romans sur le Juge en utilisant ces vastes connaissances de la culture chinoise et en empruntant souvent aux anciens romans chinois. Il dessine même les illustrations publié dans les livres et qui pastiche le style graphique chinois. Jusqu’à sa mort, Van Gulik rédigera 13 romans plus un recueil de nouvelles centré sur le juge Ti qui offre une fenêtre savoureusement intrigante et exotique sur le monde chinois ancien. Traduite en de nombreuses langues, le Juge Ti est adapté pour la télévision occidentale a deux reprises; sous la forme d’une courte série TV Britannique en 1969, puis en 1974 un téléfilm adaptant le roman Judge Dee and The Monastery Murders et constitué d’un casting presque entièrement d’acteurs asiatique ce qui est exceptionnel pour l’époque.

Par la suite le personnage du Juge Ti est repris par d’autres écrivains; Eleanor Cooney et Daniel Alteri's rédige deux romans centré sur le personnage du Juge Ti et Wu Zetian; L’impératrice des mensonges et la Révolte des lettrés, l’écrivain sino américain est l’auteur de "Tales of Judge Dee". L’écrivain français Frederic Lenormand a continué l’œuvre de Van Gulik en rédigeant sa propre série de livre centré sur le juge constitué a ce jour d’une quinzaine de titres.



Le Juge Di été également été adapté pour la Télévision Chinoise entre 2004 et 2007 le réseau CCTV de la Chine continentale a diffusé Amazing Detective Dee Renjie. Le Juge Ti joue également un rôle dans la série The Greatness of a Hero du réseau hongkongais TVB ou il est incarné par l’acteur Kent Cheng. Le réalisateur Tsui Hark a produit et réalisé pour 2010 une fresque martiale ambitieuse Detective Dee mettant en vedette Andy Lau dans le rôle titre et Carina Lau dans celui de Wu Zetian

Yves Gendron (Décembre 2009) (Sources : Wikipédia)
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Ip Man / Yip Man
Grand maître du style Wing Chun célèbre pour avoir populariser le style dans le Hong-Kong d’après guerre et pour avoir été le maître de Bruce Lee.

Yip Man est né en 1893 à Foshan dans une famille riche qui lui a assuré une éducation chinoise de première qualité incluant bien évidemment les arts martiaux. Il est devenu un élève du grand maître Chan Wah Shun à l’age de treize ans bien qu’en fait ce soit un élève de ce dernier qui a assuré sa formation, Chan étant trop âgé. À l’age de 15 ans, Yip déménage pour un temps à Hong Kong afin d’y poursuivre une éducation collégiale. C’est là qu’il aurait rencontré Leung Bik le fils du propre maître de Chan Wah Shun Leung Jan. Il perfectionne avec lui ses techniques de wing-chun jusqu'à ce qu’elles deviennent tout à fait exceptionnelles.

De retour à Fushan à l’age de 24 ans, il devient officier de police. Il se marie et a 2 fils Yip Chun et Yip Ching qu’il entraînera dans son art. Bien qu’il n’ouvre pas d’école, il enseigne le Wing Chun à quelques amis de même qu’à des subordonnés. C’est de cette façon semi-confidentielle que le Wing Chun s'était perpétué jusqu’alors. Lors de la Guerre sino-japonaise. Fushan est envahie et occupée. Les japonais sont intéressés à recruter Yip Man comme instructeur mais ce dernier préfère partir se cacher dans un village plutôt que de collaborer. La guerre terminée, il retourne à Fushan pour y reprendre son emploi d’officier de police mais il doit de nouveau s’exiler définitivement en 1949 lors de la victoire communiste qui s’empare du pouvoir. En tant que policier du gouvernent vaincu, il court en effet un grand risque d’être victime de représailles.

Il s’exile à Hong Kong et pour gagner sa vie commence à enseigner le Wing Chun aux membres de l’Union des serveurs de restaurant. Très vite, le maître et son art martial jusque là peu connus, gagne en réputation. Yip Man a alors l’ambition de populariser le Wing Chun dont l’enseignement était demeuré jusque là confidentiel. Au fil des années, il enseignera à des dizaines et des dizaines de disciples qui eux-mêmes populariseront l’art Wing Chun en rapportant des joutes contre des disciples d’autres styles et en ouvrant des écoles de Wing Chun d’abord à Hong-Kong puis parmi la diaspora chinoise.

Yip Man rédige l’histoire du Wing Chun transmis jusque là de façon orale qu’il fait remonter à la nonne bouddhiste Ng Nui et son élève Yim Ying Chun. Le plus célèbre disciple de Yip Man est Bruce Lee qu’il accepte vers 1953. Bruce Lee étant une vedette reconnue de cinéma en tant qu’enfant star, Yip Man songe que pareille recrue fera de la bonne publicité pour son école. Toutefois, il n’enseigne pas au jeune adolescent directement, sa formation étant assurée par des disciples qualifiés du maître. En 1962, les fils de Yip Man dont il est séparé depuis son exil finissent par le rejoindre et ils deviennent également ses disciples. En 1967, il réalise le grand rêve de sa vie en fondant avec quelques uns de ses disciples la "Hong Kong Ving Tsun Athletic Association" officialisant le Wing Chun comme un des grands styles sudistes au même titre que le Hung Gar et le Choy li fut.



Atteint du cancer de la gorge en 1972, Yip Man immortalise sur pellicule sa technique du Wing Chun, soucieux d’en préserver sa pureté alors que certains disciples cherchent à moderniser le style. Il meurt le 2 décembre 1973.

La popularité internationale de son élève Bruce Lee contribuera à la découverte et la diffusion du Wing Chun à travers le monde. Nombre d’élèves du maître partent s’installer un peu partout sur la planète notamment l’Australie et les États-Unis et forment leurs propres étudiants qui perpétuent le style.

Certains disciples dont William Cheung et Leung Ting ont affirmé après la mort de Yip Man avoir appris des techniques secrètes du maître mais il s’agit de fausse publicité. Soit que ces techniques n’existent pas ou soit il s’agit d’innovations inventées par les disciples eux-mêmes qu’ils cherchent à faire attribuer à Yip Man, tellement sa réputation est grande.

Bien qu’il existe d’autres branches de Wing Chun, c’est celle de Yip Man qui est la plus reconnue. La version officielle de l’histoire du Wing Chun est celle rédigée par Yip Man. La ville natale de Yip Man Fushan a même ouvert un musée en son honneur. De nos jours, le Wing Chun est un des arts martiaux chinois les plus répandus sur la planète.

Récemment, Yip Man est devenu le sujet d’un film martial intitulé Ip Man et mettant en vedette Donnie Yen. C’est un récit fictif basé sur les années troubles de la guerre sino-japonaise. Une suite Ip Man 2 couvre elle les premières années de Yip Man à Hong-Kong.

Film de Yip Man faisant une démonstration de Wing Chun quelques temps avant sa mort :



Yves Gendron (Décembre 2009)
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