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Le festival du fantastique : Fantasia 2008
Horreurs transatlantiques 2/2 - Page 5
Infos
Auteur(s) : Yves Gendron
Date : 10/12/2008
Type(s) : Compte rendu
Critique
 
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Personnes :
Christophe Gans
 
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Cette année Fantasia aura présenté une petite poignée de films scandinaves, deux en provenance de Suède, un du Danemark et un dernier réalisé par des Finnois, mais déguisé en film américain. Les pays scandinaves ont une forte tradition dans le cinéma fantastique remontant jusqu'au cinéma muet. Les classiques les plus fameux sont HAXEN, VAMPYR (tourné en Allemagne par un metteur en scène Danois Carl Dreyer), de même que quelques films de Ingmar Bergman (LE SEPTIEME SCEAU, FANNY ET ALEXANDRE) Plus récemment il y a eu la série culte THE KINGDOM de Lars von Trier. Fantasia a déjà présenté quelques films fantastiques scandinaves incluant ANGED OF THE NIGHT et FROSTBITTEN. Traditionnellement, les films fantastiques scandinaves trouvent leurs racines dans le caractère nordique de leurs cultures de même que la forte empreinte de la religion luthérienne.

J'ai vu les quatre films présentés. Je voulais tester le fantastique scandinave d'une part, pour voir comment ces films mettaient en relief la culture de même que la personnalité scandinave et d'autre part constater si ces films reflétaient un tant soit peu les traits des classiques du cinéma fantastique scandinave.

ISLAND OF LOST SOULS *** /4

Son petit frère étant possédé par l'âme perdue d'un sorcier, la jeune Lulu se trouve confrontée à un nécromancien maléfique qui conspire à ramener les morts de l'au-delà. De par son sujet, son ambiance, sa musique et certains personnages, ISLAND OF LOST SOULS fait penser à un Harry Potter danois.

Pourtant, malgré son caractère fortement dérivatif, le film a suffisamment d'efficacité et d'humour pour en faire une production sympathique et pleine de charme.

 

THE SUBSTITUTE **

THE SUBSTITUTE fait songer à un de ces vieux contes pour enfants des frères Grimm, mais dans lequel la sorcière mangeuse d'enfant est changée en extraterrestre. Paprika Steen l'actrice qui joue la créature, vole facilement la vedette avec son jeu à la fois sinistre et cabotin bien que les jeunes acteurs qui jouent les élèves soient également très bons.

Ceci dit, le film tourne un peu court vers la fin malgré de nombreuses bonnes scènes et il donne l'impression de ne pas pousser son potentiel assez loin et s'avère donc un brin insatisfaisant. Tout de même, THE SUBSTITUTE demeure un très bon recyclage des contes anciens et des vieilles peurs enfantines.

 
DARK FLOORS **

Suite à un accident dans un hôpital, une poignée d'individus, incluant un père dévoué et sa fille autiste, sont plongés dans un monde infernal où ils sont tués les uns après les autres par des créatures monstrueuses. On ne peut pas dire que DARK FLOORS se distingue par l'originalité de son histoire, des films fantastiques comme HELL, RE-CYCLE et DEAD END, tous vus à Fantasia dans les années passées, usaient également plus ou moins de la même prémisse. La trame et l'atmosphère du film doit aussi beaucoup semble-t-il à SILENT HILL de Christophe Gans qui lui décrit le périple d'une mère et de sa fille autiste dans une ville fantôme remplie de monstres. Malgré sa nature foncièrement dérivative et l'usage d'effets chocs pas du tout effrayants, j'ai quand même trouvé que le film fonctionnait en partie grâce à une bonne création d'atmosphère macabre et par sa poignée de personnages crédibles et sympathiques. J'ai aussi apprécié quelques petites trouvailles ici et là tel le gag du téléphone au temps différé même si en fin de compte, c'était des plus prévisibles.

DARK FLOORS est un film de langue anglaise joué par des acteurs américains, mais en fait il a été produit et mis en scène par des Finnois. Mieux encore, le scénario a été écrit par les membres d'un groupe heavy metal appelé Lordi qui se déguisent en monstres lors de leurs apparitions publiques (comme le groupe KISS jadis) et auront aussi joué les nombreuses créatures dans le film. Alors que des films comme THE SUBSTITUTE et ISLAND OF LOST SOULS portent leur caractère scandinave de façon bien visible, DARK FLOORS semble lui opérer la démarche inverse et cherche à se faire passer pour un film américain. Comme je ne connais rien à la culture et au folklore très riche des Finnois, il m'est impossible de déterminer si ceux-ci sont reflétés un tant soit peu dans le film. À première vue, DARK FLOORS ne semble donc être qu'un film bancal et dérivatif destiné à promouvoir le groupe Lordi au niveau international.

 

LET THE RIGHT ONE IN ****

LET THE RIGHT ONE IN est en fait le premier film scandinave que j'ai vu à Fantasia, mais j'ai voulu garder le meilleur pour la fin. LET THE RIGHT ONE IN est en effet mon grand coup de coeur du festival, le meilleur film de cette année et déjà appelé à devenir un incontournable du genre vampire.

Tiré d'un best-seller suédois LET THE RIGHT ONE IN relate l'étrange amitié qui se développe entre un jeune adolescent souffre douleur de son école et sa jeune voisine qui paraît avoir son âge, mais qui est en fait une vampire. Pas d'enfantillage ou de carnage comme de nombreux films d'horreur juvénile, l'approche est sérieuse et la mise en scène fait un ample usage du hors champs et des ombres pour évoquer la violence et le surnaturel plutôt que le montrer à coup d'effet spéciaux tape-à-l'oeil. Le récit se déroule la nuit, pendant l'hiver et joue amplement sur l'obscurité, le blanc de la neige et le rouge du sang donnant lieu à une atmosphère ténébreuse et envoûtante. Les jeunes acteurs sont très bons et jouent à la perfection leurs personnages qui sont dominés par des pulsions de violence, mais rendues de manière nuancée et touchante.

L'approche étrange et feutrée de LET THE RIGHT ONE IN n'est pas sans rappeler les oeuvres fantastiques de Guillermo del Toro centrées sur les enfants (L'ÉCHINE DU DIABLE et LE LABYRINTHE DE PAN) mais avec une touche qui a mes yeux m'a semblé typiquement nordique ou scandinave. En fait, c'est une autre raison pour laquelle j'aime tellement ce film: il reflète sun caractère poétiquement scandinave tant au niveau visuel que narratif.

Comme mentionné plus tôt, le film est basé sur un best-seller, Lat den ratte kommain et c'est l'écrivain lui-même John Ajvide Lindqvist qui a scénarisé son propre livre. Des recherches sur l'Internet m'on appris qu'il y aurait des projets de remake américain basé sur le film ou le livre, mais vue la nature sombre et audacieuse du sujet (adolescent violent, pédophilie, sexualité de jeunes adolescents) et sa nature profondément scandinave je me demande comment n'importe laquelle des adaptations pourrait rendre justice un tant soit peu au roman/film original. Il faut dire toutefois que la trame d'amourette gothique entre mortel et vampire sont forts d'actualité ces temps-ci, du moins en Amérique avec la nouvelle série TRUE BLOOD et le film TWILIGHT basé sur une série de livres à succès, mais je doute qu'ils arrivent même a la cheville du petit chef d'oeuvre que constitue LET THE RIGHT ONE IN que je recommande chaudement à tous.

 

Détail intéressant toutes les histoires des films scandinaves tournent autour d'enfants, impliqués dans des récits assez macabres la plupart du temps; enfants vampires, croques mitaines monstrueux, âmes errantes possédant des corps. C'est qu'il semble que la Scandinavie ait une grande tradition de contes fantastique pour jeune dont Hans Christian Andersen est le représentant le plus connu. Il est intéressant de voir que cette tradition semble encore bien vivace dans le médium du septième art.

 
 
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