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Le festival du fantastique : Fantasia 2008
Les films de poing 1/3 - Page 9
Infos
Auteur(s) : Yves Gendron
Date : 10/12/2008
Type(s) : Compte rendu
Critique
 
 Liens du texte  
Personnes :
Jackie Chan
Chang Cheh
Kelly Chen Wai Lam
Tony Ching Siu Tung
Hsiao Ho
Sammo Hung Kam Bo
Leon Lai Ming
Lau Kar Leung
Lily Li Li Li
Gordon Liu Chia Hui
Quentin Tarantino
Donnie Yen Chi Tan
Zhang Yimou
Films :
Les Disciples de la 36ème chambre
The East Is Red
Kill Bill Volume 1
Studios :
Shaw Brothers
Lexique :
Fong Sai-yuk
San Te/San De/San Tok
 
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A ses débuts en 1996, le festival Fantasia présentait surtout des films d'action, des wuxiapian et du kung-fu hongkongais. Cette époque est depuis longtemps révolue, et c'est à peine si le festival présente de nos jours une demi-douzaine de films martiaux par année, ce qui est un peu dommage pour un amateur comme moi. Bien que limitée à seulement six films, la sélection martiale 2008 s'est avérée en général assez relevée et de provenance des plus diverses ce qui compense un peu pour leur petit nombre. Parmi les films présentés l'on compte : AN EMPRESS AND THE WARRIORS le dernier film de Tony Ching Siu Tung avec la vedette kung-fu du moment Donnie Yen, THE REBEL premier film kung-fu vietnamien, et le classique des Shaw Brothers DISCIPLES OF THE 36TH CHAMBER qu'est venu présenté l'une de ses vedettes : le grand Gordon Liu.


Disciples of the 36 Chambers ***/4 (BA)
Depuis 2003, Fantasia a présenté une quinzaine de films martiaux des studios Shaw Brothers - des Chang Cheh et Lau Kar Leung pour la plupart - et la moitié d'entre eux avec Gordon Liu qui est devenu un nom reconnu pour les fidèles du festival. Cette année, les organisateurs de Fantasia ont eu la bonneidée d'inviter Gordon à la fois pour recevoir un hommage en personne, de même que pour présenter un autre de ses films : DISCIPLES OF THE 36TH CHAMBER. Il s'agit du troisième film de Lau Kar Leung portant sur les fameuses chambres de Shaolin et le moine martial San De. Il s'agit également de la dernière production du cinéaste pour la Shaw Brothers avant que le studio ne ferme les portes en 1985. Ce film ultime voit la rencontre de deux grands héros légendaires du ciné kung-fu le moine martial San Te (joué bien sûr par Gordon Liu dans son rôle fétiche) et l'impétueux Fong Sai-yuk incarné ici par l'autre protégé de Maître Lau : l'acrobatique Hsiao Ho.

Garnement fier et frondeur, le jeune prodige kung-fu Fong Sai Yuk s'attire de sérieux ennuis en voulant défier les autorités manchoues. Pour sa propre protection, il est envoyé au monastère de Shaolin, sous la tutelle du moine martial San Te, mais une fois sur place son arrogance et son indiscipline n'arrêtent pas d'y semer le désordre.

Avec ce film Lau Kar Leung semble vouloir régler ses comptes avec le kung-fu kid, héros cabotin de la kung-fu comédie. À l'origine, Maître Lau aura lui-même contribué à créer ce type de héros dans quelques uns de ses premiers films. Récupérés par la suite par Jackie Chan et Sammo Hung lors de la grande période de la kung-fu comédie, ils feront du kung-fu kid un héros encore plus turbulent et irrévérencieux. Peut-être trop aux yeux du maître cinéaste, qui en confrontant un kung-fu kid insolent avec le sage moine martial San Te, cherche manifestement à montrer qui est le vrai héros martial à ses yeux.

Grâce à son talent d'acrobate de l'opéra de Pékin Hsiao Ho crée le Fong Sai Yuk le plus bondissant de tout le ciné kung-fu, mais en même temps le plus agaçant tellement c'est un trouble-fête bravache et agressif. Difficile de sympathiser un tant soit peu avec pareil personnage ce qui était l'intention de Lau Kar Leung. Hélas sa démonstration, de même que l'abondance de comédie burlesque, s'avère un peu trop appuyé ce qui nuit au film. Si Hsiao Ho agace, la présence de Gordon Liu et Lily Li (jouant la mère de Fong Sai-yuk) y est par contre la bienvenue et j'aurais bien aimé les voir plus souvent à l'écran.

DISCIPLES n'est pas une des grandes réussites de maître Lau et c'est un peu dommage que l'on ait invité Gordon Liu pour un film aussi mineur dans sa filmographie. Tout de même, malgré son calibre inégal, il faut bien reconnaître que DISCIPLES vaut quant même le détour en grande partie grâce à son combat final qui voit San Te, Fong Sai-yuk et sa mère avec quelques compagnons de Shaolin, tenir tête à une horde de guerriers manchous dans une bataille kung-fu éblouissante de virtuosité tant au niveau de la chorégraphie que des mouvements de caméra et du montage. Comme d'habitude avec un film de la Shaw Bros, les spectateurs étaient extatiques d'autant plus que Gordon Liu se trouvait lui-même sur place. On lui a fait une ovation monstre une fois le film terminé.

C'est à ce moment que les organisateurs du festival on fait leur petit hommage en remettant à Gordon un superbe portrait peint par un artiste local le représentant en jeune moine San Te. Après cela, Gordon à la demande du public a fait une petite démonstration de kung-fu et a répondu à quelques questions du public. Il aura entre autres confié sa réaction lorsque Quentin Tarantino lui a dit qu'il voulait qu'il joue le méchant Pai Mei dans Kill Bill : "avec la barbe blanche tu ressemblerais au Père Noël ". (Voir Youtube pour la démonstration et le débat).

Une fois le débat terminé, Gordon Liu s'est rendu à une séance de d'autographe dans le lobby du cinéma où il a utilisé son kung-fu du stylo en plus de se faire prendre en photos par des fans, votre serviteur inclu bien sûr. L'homme est diablement sympathique, plein d'humour et pas une once de prétention. Il est aussi un peu plus petit que je ne m'y attendais.

Lorsque j'ai appris que Gordon Liu serait au festival, j'ai fait une demande d'interview et préparé au moins deux douzaines de questions. Une rencontre était bel et bien prévue, mais hélas celle-ci fut annulée et même si Gordon Liu est resté presque une semaine à Montréal, je n'ai pas pu le croiser à nouveau. Dommage. Mais bon, au moins j'ai pu le voir, lui serrer la main et lui adresser la parole. Ce n'est déjà pas si mal. (sur la présence de Gordon Liu au festival voir ici)


Photos de Gordon Liu a Fantasia (excepté la dernière) Pierre Roussel


Gordon Liu à l'exposition des posters de Hong-Kong tenue à la Cinématheque Québecoise au cours de l'été 2008
(Voir ici)

 
An Empress and the Warriors **1/2 (BA)

Bien qu'il ait chorégraphié des dizaines de wuxiapian, Tony Ching Siu Tung n'en a pas pleinement réalisé un depuis son EAST IS RED en 1993, ce qui est un peu étonnant considérant son talent pour le genre. Trop occupé comme chorégraphe, notamment sur les films wuxia de Zhang Yimou, il n'a donc rien réalisé depuis l'actioner Un Aller pour l'enfer en 2003. Cette longue absence a pris fin avec AN EMPRESS AND THE WARRIORS un wuxiapian mettant en vedette Donnie Yen, Kelly Chen et Leon Lai. Ceux qui espéraient un spectacle délirant à la SWORDSMAN vont être déçus, car le film s'avère en fin de compte autant une bluette romantique qu'un spectacle martial épique. On entend même Kelly Chen et Leon chanter une ballade lorsque leurs deux personnages se retrouvent.

 
 

AN EMPRESS AND THE WARRIORS est présenté dans le catalogue Fantasia comme un film de Donnie Yen, mais en fait il n'est qu'une partie du trio de vedettes assumant la fonction somme toute assez limitée de faire-valoir. Depuis sa prestation dans SPL, la carrière de Donnie Yen a rebondi et il est devenu à nouveau la star martiale du moment. Un ami m'a toutefois fait remarquer que dans la plupart de ses nouveaux films, il joue une bonne partie de l’histoire en retrait laissant presque toute la place à ces co-vedettes jusque qu’à l’affrontement final où il se déchaîne. AN EMPRESS AND THE WARRIORS suit cette formule avec Donnie Yen jouant un guerrier stoïque tandis que Leon et Kelly se content fleurette. Le final voit Donnie tenir tête à une armée à lui tout seul avec une hallebarde. C'est sa grande scène d'action où il se démène furieusement, mais qui hélas, est un peu courte.

 
 

Bien que Ching Siu Tung soit derrière les chorégraphies les plus débridées de tout le cinéma wuxia, il aura opté ici pour un style plus sobre, bien que ne renonçant ni aux cables ni aux ralentis. La belle, mais glaciale Kelly Chen est très saillante en armure, mais jouer les Jeanne d'Arc chinoises n'est pas son fort, pas plus que Leon de jouer les guerriers aguerris. Au final, on se retrouve avec un film d'une bonne tenue technique, mais archi convenu et d'un intérêt somme toute assez limité. DISCIPLE OF THE 36 CHAMBERS était un peu plus inégal, mais au moins il était rehaussé d'un combat final des plus excitant. Je doute qu'on se souvienne même de EMPRESS après deux ans.

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