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Fantasia 2010
Les Classiques découverts 1/1 - Page 7
Infos
Auteur(s) : Yves Gendron
Date : 14/12/2010
Type(s) : Compte rendu
 
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Personnes :
Tsui Hark
Tsui Hark
Films :
Roboforce
 
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KURONEKO ****

Le cinéaste Kaneto Shindo est un contemporain du grand Akira Kurosawa mais beaucoup moins reconnu que lui en dehors d’un petit cercle de cinéphiles, même si son œuvre s’avère également importante. On le connaît surtout pour Onibaba qui est avec Kwaidan et Ugetsu, un des films de fantôme japonais les plus connus du cinéma classique japonais. Quelques années après Onibaba il a tournée un autre film de fantôme intitulé Kureneko ce qui signifie " chat noir ". Après avoir été violées et tuées par des samouraïs, une mère et sa belle-fille reviennent sur terre en fantômes afin de séduire puis d’égorger des samouraïs égarés. Or un beau jour un samouraï appâté s’avère être en fait le fils/l’époux des fantômes vengeurs, revenu de la guerre. 

Certains éléments de l’histoire (femme fantôme prédateur, histoire d’amour impossible, etc.) et du style (décors de forêt nocturne, fantômes faisant des flips et du wire-fu) ne manquent pas de rappeler le classique hongkongais Histoire de fantômes chinois, et je me demande sérieusement si Tsui Hark n’a pas vue Kuroneko dans sa jeunesse. Quoi qu’il en soit tant la mise en scènes et la photographie noir et blanc sont d’un magnifique raffinement. Ceux-ci créent avec la bande son (dans lequel les dialogues son réduit au minimum et les bruitages accentués) une ambiante " hantée " et parfois hallucinée et envoutante. Le héros du film étant confronté non seulement au fantôme de sa bien aimé mais également de sa propre mère cela ajoute une dimension nouvelle à ce récit d’outre-tombe. Ceci dit malgré son efficacité, sa maîtrise stylistique et sa beauté esthétique j’ai quand même trouvé le film somme toute assez convenue et c’est peut-être pourquoi, avec une fin un peu confuse le film ne m’a pas pleinement satisfait. Ce que je trouve un peu dommage. Tout de même  Kureneko s’avère une découverte fort intéressante.

 
THE HOUSEMAID ****

Datant de 1960 The Housemaid est un film du cinéaste coréen Kim Ki-young dont l’œuvre longtemps occulté dans son pays, est maintenant reconnu et commence à être découvert et apprécié en occident. Objet d’un récent remake présenté à Cannes, cela a probablement aidé dans la sélection de The Housemaid à Fantasia. Le film décrit la descente aux enfers d’une famille petite bourgeoise prit au piège par leur servante fantasque et manipulatrice. De part son récit et la manière dont il est filmé, The Housemaid pourrait être adéquatement décrit comme un film d’horreur domestique. Tournée lors d’une brève période de démocratie entre deux dictatures, le film joue adroitement sur les anxiétés d’une classe moyenne montante mais à la sécurité encore mal assise vue le contexte d’instabilité tant économique que politique en Corée à l’époque.



Certes on pourrait reprocher le caractère schématique du personnage titre qui fait figure de fantasme cauchemardesque. Aussi le retournement finale est assez saugrenue (plaqué là manifestement pour plaire au censeur). The Housemaid n’en demeure pas moins une grande découverte qui surprend par sa noirceur, son audace, son caractère révélateur et l’habilité de sa mise en scène qui joue totalement sur l’exigüité claustrophobe des décors (l’ensemble du film se déroule en huis clos, dans une demeure). Récemment des critiques ont d’ailleurs désigné The Housemaid comme l’un des trois plus grands films coréens de tout les temps.

J’ai été frappé par le fait qu’il n'y ait qu'un seul personnage mâle adulte, un faible entouré de personnages féminins au caractère plus trempé comme c’était le cas dans la plupart des films hongkongais de l’époque. Aussi à retenir la prestation de Ju Jeung-ryu la servante à la fois sexy, rouée et effrontée, une vrai femme fatale.

 
METROPOLIS ****

Le festival Fantasia c’est terminer avec la présentation de films à des lieux différent. À la salle Hall on a montré le récent dytique sur Mesrine L'Instinct de Mort et L'Enemi Public No1 alors qu’on présentait la dernière version restauré du classique muet Métropolis  à  La Place des arts dans la salle de spectacle la plus prestigieuse de tout Montréal avec plus de 3000 sièges et un orchestre. Ce n’est pas juste les habitués de Fantasia qui sont venus assister à l’événement mais une bonne partie de l’élite culturelle de la province vue que la salle était bondée. 



Métropolis est bien sûr un must pour tout adepte de science fiction. Après tout, on pourrait le considérer comme le premier exemple de science fiction épique de l’histoire du cinéma, qui a exercé une influence titanesque sur tout ce genre par la suite : de Blade Runner à George Lucas (le look de C3PO mais également son film futuriste THX31), en passant par le dieu du manga Osamu Tezuka et même Tsui Hark (producteur et acteur de I Love Maria). Vue l’influence et l’imagerie iconique du film, j’ai donc été assez frappé par le fait que les éléments de science fiction ne sont pas aussi omniprésents que je m’y attendais. En fait, l’imagerie est le plus souvent gothique avec l’histoire se déroulant souvent dans des catacombes et même une cathédrale moyen-âgeuse et le récit prend la forme d’une fable à forte consonance biblique reposant sur la fameuse histoire de la tour de Babel. 




Malheureusement, la distance de l’écran (j’étais assis au second balcon) et la lassitude après une dure journée de travail, ont fait que je n’ai pas pu m’investir dans le film autant que j’aurais voulu, du moins au début. Par la suite, j’ai été très frappé par certaines images tout à fait gothiques, comme des statues qui s’animent, une inondation souterraine catastrophique et une farandole infernale. À la fin du film, l’orchestre a été chaudement applaudi avec une ovation monstre après un dur labeur de plus de 2h30 sans entracte. Nouveau défi pour les organisateurs de Fantasia : trouver un film de clôture qui sera aussi spectaculaire pour l’année prochaine. 

 
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