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Infos
Auteur(s) : Yves Gendron
Date : 14/12/2010
Type(s) : Compte rendu
 
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Personnes :
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IP MAN 2 ***

Ayant beaucoup lu sur Ip Man 2, je savais à quoi m’attendre et effectivement le film joue la même carte chauvine que Fearless en faisant confronter son héros avec une brute raciste occidentale qu’il se doit de battre afin de sauvegarder l’honneur chinois. Ceci dit, malgré cela et son message chauvin/primaire assez balourd (calqué sur Rocky 4), j’ai quand même assez apprécié le film grâce à la bonne tenue de sa direction artistique, ses nombreux combats bien juteux et surtout la présence de nombreux vétérans du ciné kung fu de la belle époque. C'est à dire, le grand Sammo Hung bien sûr, mais également Fung Hak On et Lo Meng dans de petits rôles.


Le film en était à sa troisième représentation lorsque je l’ai vu, un jour de semaine. Je m’attendais à une salle à demi-remplie mais Ip Man 2 a fait salle comble et le public a réagi avec enthousiasme aux nombreuses bagarres du film, ce qui m’a rempli de satisfaction. Rien de plus stimulant que de voir un film kung fu faisant rugir son public. Ip Man 2 a fini par rapporter le prix du public pour le meilleur film asiatique du Festival mais il doit ce trophée à l’affluence des spectateurs plus qu’à ses qualités qui sont sommes toutes assez moyennes.

 
GALLANTS***1/2

Grosse visite pour un petit film : le légendaire Bruce Leung est venu en effet présenter en personne (avec l’un des co-réalisateurs Clement Cheng) Gallants dans lequel il joue l'un des disciples d’un vieux maitre malcommode qui n’a plus toute sa tête après plus de trente ans passés dans le coma.


L’attrait principal de Gallants est de voir à l’œuvre des vedettes vétérans kung fu old school : Bruce bien sûr mais également Chen Kuan Tai et Lo Meng qui malgré leur âge (la soixantaine) sont encore très en forme... leurs prestations ne bénéficiant d’aucun effets spéciaux. L’histoire et la comédie sont gentilles et agréables, centrées sur la camaraderie et l'honneur entre de vieux lascars kung fu, plutôt que de créer une histoire de vengeance. Toutefois le caractère anodin du récit pourrait décevoir un peu ceux qui veulent de l’action plus dramatique.

Le petit Bruce (qui ne fait qu’environ 1m60) est venu présenter le film bien humblement. Il a reçu un prix commémoratif une fois le film terminé et s’est prêté à une petite séance de photos et d’autographes par la suite. J’ai pu lui montrer mon T-Shirt kung-fu que j’ai fait spécialement pour l’occasion et je me suis fait photographier avec Clement Cheng qui lui aussi avait un T-Shirt spécial. À la fin, j’ai demandé bien poliment à la star s'il pouvait me savater, et il s’est montré bien obligeant se reprenant à trois reprises, ma caméra s’avérant trop lente pour capturer le bon moment. C’est Clément Cheng lui-même qui a tenu l’appareil photo.



Extrait YouTube : KF Scholar kické par Bruce Leung :


 
BODYGUARD AND ASSASSINS **

Bodyguards and Assassins a rapporté de nombreux prix pour sa photo et sa direction artistique qui m’ont semblé pleinement méritées. L’idée de départ est fort bonne, une bande de patriotes s’unissent pour contrer une escouade d’assassins venue tuer le révolutionnaire Sun Yat-sen à Hong-Kong au début du siècle. J’ai bien aimé la première moitié du film qui voit la mise en place de la situation et des personnages. Le casting est immense mais l’intérêt envers les personnages inégal. Si le " joueur " combatif interprété par Donnie Yen et sa relation avec " la concubine " Fan Bing Bing m’ont laissé froid, j’ai par contre beaucoup apprécié le personnage de l’homme d’affaires qui doit devenir chef rebelle un peu contre son gré et le fait que le chef des assassins aussi impitoyable soit-il ne soit pas qu'une brute sans état d’âme, mais se voit comme un sujet loyal à son souverain.


L’angle mélo et patriotique est bien sûr joué à plein mais en général cela ne m'a pas trop gêné du moins au départ. Là où j’ai eu un problème, c'est la manière dont sont filmées et montées les scènes d’action qui la plupart du temps n’ont pas une grande lisibilité. Les choses se gâtent pour de bon lors de la longue poursuite dans les rues de Hong Kong entre gardes du corps et assassins, où à chaque étape un des protecteurs se sacrifie. La formule du film éventée, suspense et personnages perdent presque tout leur intérêt et l’emphase pompeuse et prétentieuse du propos - patriotisme et noble sacrifice - m’a bien plus agacé que conquis. Au final, je me suis retrouvé passablement dépité. Dommage.

 
THE MESSAGE ***1/2

La première idée qu’on a en prenant connaissance du pitch de The Message (tiré d’un roman d’espionnage chinois) est qu’il doit s’agir d’un film de propagande pompeux et chauvin (à l’image de Bodyguard and Assassins). Lors de la guerre sino-japonaise, des officiers japonais et leurs sbires chinois cherchent à débusquer une taupe de la résistance qui a infiltré leurs services de sécurité.


Contre toute attente, les japonais et les collaborateurs ne sont pas hideusement caricaturés et le film repose moins sur une effusion de chauvinisme chinois que sur un intense jeu de chat et de souris dans une forteresse claustrophobe entre japonais, collabos et résistants dont les spectateurs ignorent eux même l’identité. La direction artistique, la photo et les actrices (Li Bing Bing, Zhou Xun) sont superbes. Donc l'interprétation est enlevée et l’histoire/suspense/mystère est assez bien menés en général malgré une fin alourdie par des flashbacks explicatifs un peu pesant. Le film a reçu de nombreux nominations aux oscars chinois et hongkongais et a valu un prix d’interprétation à Li Bing Bing.

 
ACCIDENT **1/2

Un bricoleur et son équipe déguisent des assassinats commandités en accident mortel, jusqu’au jour où un des tueurs est lui-même fauché par un accident suspect. L’idée de départ du film hongkongais Accident est excellente, l’ambiance polar/film noir urbain superbe et les personnages sont bien campés, surtout celui du chef joué par Louis Koo en paranoïaque calculateur et stoïque. Malheureusement le film se met à manquer de rythme et de substance à mi-chemin et dévoile son jeu un peu trop facilement, rendant le dénouement prévisible (d’autant plus que la deuxième partie du film semble emprunter beaucoup à un classique de Francis Ford Coppola The Conversation : un film qui jouait aussi la corde de la paranoïa).


Le metteur en scène Soi Cheang Pou Soi un adepte des films noirs et d'action dont j’avais déjà vu Dog Bite Dog et Shamo, m’a semblé une fois de plus rater le coche avec un film au sujet prometteur mais somme toute assez mince, s’enlisant dans une résolution fataliste quelque peu facile et convenue. N’est pas Johnnie To qui veut (même si c’est lui qui a produit le film).
 
WRITTEN BY ****
Les morts vivent toujours dans la mémoire des vivants et l’écriture est une bonne thérapie pour soulager un événement tragique. Tels sont les postulats de départ de Written By, la dernière fable fantaisiste de Wai Ka Fai, fréquent collaborateur de Johnnie To mais également l’auteur de sympathiques œuvres fabulistes comprenant Too Many Ways to Be Number One, Wu Yen, Fantasia, My Left Eye See Ghosts, (plus de nombreux films scénarisés ou co-réalisés avec Johnnie To, comme Running on Karma et Mad Detective).

L’astuce du film est de raconter une histoire dans une histoire dans une histoire avec un joli degré de virtuosité narrative et un savoureux mélange tragi-comique rempli de séquences quasi-surréalistes mettant en scène des fantômes et des réalités alternatives. Au centre de tout ça, l’acteur fétiche tant de To que de Wong, Lau Ching Wan, domine le film. Bien qu’il meurt dès le départ... Il ne faudrait pas oublier toutefois la présence de nombreuses actrices telles les débutantes Mia Yam et Zeng Qi Qi (jouant le même rôle à des âges différents) Kelly Lin et aussi Jo Kuk dans un mémorable petit rôle de conductrice des morts. Certes Written By semble vouloir être un peu trop frénétique vers la fin d’où une menace de dérapage et il y a quelques passages faciles, mais il s'agit d'une œuvrette plaisante plus que vraiment convaincante. Il n’en demeure pas moins que Written By contient certaines des séquences les plus magiques que j’ai vues dans les films du festival jusqu'ici.

 
SOPHIE'S REVENGE ****

Zhang Ziyi s’est surtout imposée au cinéma dans des rôles de diva tragique et il a fallu dix ans d’attente avant la voir enfin jouer la comédie dans Sophie’s Revenge où elle incarne une bédéiste fantasque qui cherche à se venger de son ex devenu le fiancé d’une vedette de cinéma joué par Fan Bing Bing (qui est aussi détestable dans le film que ses détracteurs l’imaginent dans la vraie vie). Malheureusement pour Sophie, ses maladresses font que ses plans se retournent toujours contre elle et menacent sa liaison naissante avec un autre beau garçon.


Même si j’ai voulu voir Ziyi jouer les comiques depuis longtemps, c’est quand même assez déconcertant tellement on est peu habitué à voir cette facette de son talent. Sophie’s Revenge n’en constitue pas moins un bel exemple de "manga live" tant dans sa comédie burlesque que sa transposition inventive d’effets de bande dessiné. En général, j’ai beaucoup aimé, bien que le rythme ralentisse dans la deuxième moitié et que la comédie cède le pas à la romance, ce qui n’est pas mon fort. Zhang Ziyi a produit elle-même le film qui a été écrit et réalisé par une sino-américaine Eva Jin. Elle y décrit une Chine que le Président Mao ne reconnaitrait pas : urbaine, sophistiquée, ou tous les chinois porte un prénom anglais : Sophie, Anna, Jeff, Gordon, etc. et suivent des coutumes occidentales, excepté pour la nourriture. Il faut dire que le film est également une co-production coréenne, le film s’avère donc plus pan-asiatique que purement chinois.

 
LITTLE BIG SOLDIER *****

Je ne l'espérais plus, mais presque à sa toute fin j'ai enfin eu mon gros coup de cœur du Festival avec Little Big Soldier, un film avec Jackie Chan. C’est une fresque tragi-comique dans lequel un simple fantassin roué et un brin couard capture un jeune général de l’armée adverse et doit échapper à des poursuivants aux intensions mortelles.

Malgré les morts qui s’empilent constamment, la violence du film est constamment contrebalancée par un délicieux humour noir et un souci de donner une dimension humaine à la fois aux personnages et à l’aventure ce qui est fort rafraichissant. D’ailleurs, tout comme dans Bodyguards and Assassins et le premier Ip Man les méchants ont une certaine humanité. C'est certainement le meilleur film de Jackie depuis longtemps. À la fin, le film a été chaudement applaudi. À mes yeux, c’est le meilleur film chinois du festival et c’est dommage qu’il n’ait pas obtenu plus de reconnaissance mais il n’est sorti qu’à la toute fin du Festival après la tenue des votes populaires.

 
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