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Fantasia 2007
Les faits saillants 2/4 - Page 3
Infos
Auteur(s) : Yves Gendron
Date : 28/10/2007
Type(s) : Compte rendu
Critique
Information
 
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Personnes :
Sam Lee Chan Sam
Ti Lung
Zhang Yimou
 
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L'hallucinant Tekkon Kinkreet, le maelstrom excrementiel Aachi & Ssipak et le féérique Yobi the Five Tailed Fox, voilà trois longs métrages anime qui ne pouvaient pas être plus différents l'un de l'autre en style mais qui se distinguent autant par leur qualité technique que leur vision singulière. Tekkon aura révélé pour moi Michael Arias un réalisateur américain mais oeuvrant au Japon et dont l'avenir prometteur est à suivre. Aachi & Ssipak et Yobi quant à eux démontrent chacun à leur manière la versatilité grandissante de l'animation coréenne qui semble sortir de plus en plus de l'ombre du géant nippon. J'ai hâte de voir ce que les prochaines années nous réservent.


Tekkon Kinkreet


Aachi & Ssipak et Yobi The Five Tailed Fox

 

La chirurgie esthétique fait fureur en Asie chez les jeunes filles peu satisfaites de leur apparence. Cette année, Fantasia a proposé au moins trois films illustrant chacun à leur manière des cas de transformation féminine offrant un tableau général aussi insolite que dérangeant. Time du Coréen Kim Ki-duk est le plus incisif et misogyne/misanthropique des trois, 200 Pounds Beauty est beaucoup plus léger mais n'est pas moins dénué d'intéret sur la vanité des apparences bien qu'en fin de compte son atout principal soit sa vedette féminine : la ravissante chanteuse-comédienne Kim da-jun. L'approche de la métamorphose est apparamment plus directe dans Woman Transformation surtout avec ce personnage de la fille au long cou, mais le propos crucial du film est en fait beaucoup plus métaphorique couvrant autant la vanité des apparences que l'isolement conséquence de la maladie. Type de sujet aussi fascinant que révélateur, j'espère bien revoir d'autres « films à transformation asiatique » un de ces jours.


Du Japon proviennent deux films extravagants centrés autour de sujet... capillaire et m'auront beaucoup réjouis. The Rub Cop, comédie débile centré autour d'un policier dont l'arme secrète est sa moumoute boomerang et qui avec son équipe de policiers aussi loufoques les uns que les autres, doit arrêter des terroristes armés d'une bombe nucléaire. Puis, il y a Exte:Hair Extension un film dans lequel la chevelure démoniaque d'un cadavre s'attaque aux clientes d'un salon de coiffure. L'horreur (japonaise) prend vraiment une tournure réellement décapante dans ce film où le ton souvent enjoué du récit et les nombreuses touches d'humour contrastent avec l'approche dérangeante de deux sujets tabous : la nécrophilie et les enfants battus. C'est un nouveau petit joyaux du cinéaste culte Son Sion (auteur du Suicide Club) dont le Q&A subséquent à la présentation du film constitue un des meilleurs moments de tout le festival. J'ai même pu prendre sa photo et poser une ou deux questions de mon cru. (voir page invité)


à gauche : The Rub Cop ; à droite : Exte:Hair Extension

Cette année Fantasia a présenté Taiwan Black Cinema portant sur une brève mais intéressante période du cinéma taiwanais entre l'ère du cinéma kung-fu des années 70 et la nouvelle vague artistique des années 80 : le cinéma « noir ». Il s'agissait là d'un cinéma d'exploitation reposant en grande partie sur la vengeance féminine qui malgré un calibre de production assez bas de gamme n'était exempte ni d'inventivité ou de pertinence socio-culturelle, ces films révélant la rapide évolution de la société taiwanaise au tournant des années 80. Une autre facette méconnue du cinéma chinois m'aura ainsi été révélée. Un des films les plus connus du genre : Lady Avenger a été présenté aussitôt après le documentaire.


Le film noir hongkongais Dog Bites Dog reprend à son compte la trame de One Nite in Mongkok présenté il y a deux ans à Fantasia, (une escouade de policiers hongkongais recherchant un jeune tueur venu d'Asie continentale) mais avec encore plus d'apreté et de violence. A mes yeux la véritable surprise du film c'est d'y découvrir Sam Lee en jeune policier impulsif et teigneux, l'antithèse de ses rôles habituels de jeune punk loubard comique auxquels j'étais habitué. Ce fut là une des plus interessante et suprenante révélation du festival.


La nouvelle vague filmique coréenne est déjà vieille de presque dix ans. Pourtant Peter Rist un habitué du festival qui est prof de cinéma, m'a confié que la production générale de ces dernières années ne semblait pas à ses yeux être aussi bonne qu'avant. Le cinéma de Corée semble en effet ne plus avoir la même fraicheur et fébrilité revigorante du tournant des années 2000 et que maintenant il stagne quelque-peu. Ceci dit, le cinéma coréen continue tout de même d 'être hyper productif et dynamique. Comme je l'ai dit plus tôt, la Corée a envoyé 14 films au total soit le plus grand nombre de films d'un pays asiatique, excepté pour le Japon. J'ai déjà mentionné quelques films, en voici 3 autres qui ont retenu mon attention : A Dirty Carnival, Once in a Summer et The King and the Clown.

 


Le premier film raconte la montée puis la chute d'un jeune caïd fougueux et charismatique mais poursuivi par la poisse qui l'empêche de gravir les échelons de la mafia coréenne. Mettant en vedette un acteur Jo In-seong dont le visage n'est pas sans évoquer un jeune Ti Lung, A Dirty Carnival se démarque aussi par son traitement fougueux mais sensible de ces personnage, de même que le parallèle intéressant qu'il dresse entre les gangsters héroïques du cinéma et les vrais mafieux beaucoup moins glorieux.


A gauche : A Dirty Carnival, à droite Once in a Summer

De son coté, Once in a Summer serait une bluette romantique des plus conventionnelle si ce n'était pour son dénouement doux-amer, la dictature d'extrême droite ayant pesé sur le pays pendant plus de trois décennies aura entrainé bien des malheurs comme de nombreux films coréens aiment fréquemment le rappeler. Ce passé marqué par la division du pays et la tyrannie hante le psyché coréen comme le démontre des films tels que Once in a Summer et également The King and the Clown un drame historique qui à travers le récit de la passion d'un souverain fantasque et cruel envers un bouffon de cour effemminé dresse une intéressante confrontation entre le pouvoir tyrannique contre la comédie boufonne et satirique. Le film dresse également le fascinant portrait d'un despote à demi-fou des plus tragique de même que la relation quasi-homosexuelle trouble entre les trois personnages masculins principaux, tout un exploit dans la très conservatrice Corée d'où les comparaisons fréquentes que l'on fait entre The King et Brokeback Mountain. Bref un film postulant des reflexions intriguantes sur l'amour, la comédie et le pouvoir absolu.

The King and the Clown

 

Une distinguée distributrice coréenne en visite à Montréal :

Ces dernières années la palme du cinéma asiatique montant revient à la Thailande. C'est surtout les films d'actions mettant en vedette le kickboxeur acrobatique Tony Jaa qui sont les productions les plus connues comme ils sont distribuées internationalement. Mais au Festival Fantasia, on a droit à une gamme de films un peu plus large. Mis à part les films d'action, les genres de prédilection de l'ancien Siam sont les épopées nationales, les films de fantômes folkloriques et certains types de comédies mettant en vedette des travestis ou des transsexuels. Tout comme le cinéma coréen, le cinéma thai démontre une indéniable vitalité et expertise technique mais il lui manque peut être une certaine vision originale. Bien que souvent amusant, peu de films thailandais parmi la douzaine que j'ai vu en quatre ans se sont démarqués de façon vraiment intéressante et originale.


C'est ce qui fait ressortir 13 Beloved encore davantage, adapation filmique d'un manga. Voilà un film qui combine allégremment la comédie noire, le thriller psychologique, et une critique sociale aussi mordante qu'amère qui résulte en un cocktail aussi intrigant que décapant. Le film s'est avéré être un des films les plus populaires du festival et a gagné dans son propre pays de nombreux prix tant critique que populaire. Pour moi même, je regrette juste un peu de ne pas être plus enthousiaste envers cette oeuvre dont je reconnais pleinement l'audace bouillonnante. En fait si j'avais vu le film plus tôt lors du festival et en entendre un peu moins parlé la surprise aurait été plus grande. Quoi qu'il en soit 13 Beloved constitue indéniablement l'un des moments forts du Festival de 2007.


CapsuleVideo 13 Beloved

The Banquet est un film que je ne pouvais pas me permettre de rater sur grand écran, et j'ai eu à demander une journée de congé supplémentaire à mon patron pour aller le voir. À un certain niveau je n'ai pas été déçu car c'est vraiment un superbe film lyrique et somptueux. D'un autre côté c'est somme toute une oeuvre des plus conventionnelle pour un film wuxia de Chine continentale, ne s'éloignant guère des chemins battus déjà parcourus par Zhang Yimou dans ses propres productions martiales remplies de tragédies inéluctables et d'un style visuel manièré jouant sur une cinématographie léchée et luxuriante, des ralentis à la tonne et quelques élégants ballets wire-fu. C'est bien beau mais c'est pas mal du déjà vu surtout avec un premice tiré du Hamlet de Shakespeare l'un des drames théatraux les plus connus au monde. J'ai hâte un de ces jours de voir un wuxia chinois prendre un autre style. Malgré mes sérieuses réserves The Banquet n'en constitue pas moins un des films les plus forts visuellement de tous les Festivals et aura gagné des prix pour sa mise en scène et sa direction artistique.

 
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