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Critiques Express

Black Lizard    (1981)
Clarifions-le tout de suite, "The Black Lizard" n’a rien à voir avec "The Lizard", le film tourné par Chu Yuan au début des années 70 avec déjà Yueh Hua. Le réalisateur retrouve Derek Yee dans une œuvre qui dans ses 40 premières minutes environ, s’apparente aux premiers Ghost Kung Fu Comedies produits par Sammo Hung ("The Dead and the Deadly", "L’Exorciste Chinois"), mais sans l’humour ni les sortilèges taoïstes. Cette première partie tournant autour de la Légende du Lézard Noir est peu passionnante, et malgré les décors et les intérieurs comme toujours très soignés, échoue dans la mise en scène d’une atmosphère vraiment oppressante, en tombant parfois dans le kitsch, avec des effets naïfs comme les éclairages en vert fluo (pour souligner l’apparition des fantômes) et surtout le Lézard Noir du titre (qui est un animal, et non le surnom d‘un personnage), montrant que Tsui Hark n’avait pas le monopole des apparitions de bestioles reptiliennes en caoutchouc. Un plan rappellerait presque celui du "Eraserhead" de Lynch, celui où la tête de Jack Nance est échangée par celle du bébé monstrueux sur son corps (la tête du Lézard sur un corps d’homme en costume) s’il n’était pas aussi kitsch. Pour les Ghost Kung Fu Comedies citées plus haut, on pardonne aisément les effets spéciaux artisanaux et les kitcheries à cause de l’humour et de leur budget réduit, mais moins chez un réalisateur connu pour son raffinement visuel.
On se dit qu’on est devant un Chu Yuan vraiment mineur et à se demander ce qu’il lui a pris de filmer une histoire de reptile aussi ridicule, quand on commence à comprendre que le véritable sujet du film est la future belle famille de Derek Yee. Son personnage se montre incrédule face à cette légende, qui sera effectivement désacralisée assez vite. La première partie n’était effectivement pas prenante ni crédible car elle était elle-même fausse dans le scénario, et non due à une baisse de régime du réalisateur.

Dans sa deuxième partie du film, qui devient beaucoup plus intéressant, on retrouve tous les thèmes chers à Chu Yuan dans ses wu xia pian luxueux : la manipulation, les rivalités claniques, la traîtrise, les coups de théâtre, les faux semblants, les maisons gigognes, les identités multiples, l’empoisonnement, etc, sauf qu‘ici, c‘est moins le monde des arts martiaux qu‘il démystifie qu‘une famille en apparence très aimante et unie, dont les secrets seront mis à nu progressivement (infanticide, adultère, bébés échangés, enfants cachés). Ce basculement vers le rationnel aurait pu être décevant quand on est sensible à l‘enchantement typique du réalisateur, mais il le contourne en concentrant son film sur les secrets inavoués d’une même famille. Et à la toute fin, fidèle à sa réputation de metteur en scène de rebondissements jusqu‘à plus soif, Chu Yuan procède à un retour du surnaturel, une fois que le spectateur a complètement oublié la légende du Lézard Noir en caoutchouc (qui était un coup monté), par une scène vraisemblable de malédiction du lézard en forme de « Justice Divine », où on retrouve son sens du baroque. La dernière partie du film est également propice à quelques belles idées chuyuanesques, comme par exemple la scène où le véritable méchant de l’histoire, qui a basculé dans la folie, déterre une morte pour la poser sur une balançoire grinçante, beau moment de poésie macabre.

Les combats à l’épée sont de très bonne facture, surtout le duel à trois à la toute fin. Derek Yee avait pris de la bouteille depuis ses débuts et se montre habile bretteur associé à Sun Chien.

En conclusion, un film qu’on pourra juger mineur si on le compare aux luxueuses adaptations de Gu Long, mais qui mérite vraiment le coup d’œil.
Anne Saïdi 8/3/2008 - haut

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 8/3/2008 Anne Saïdi

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