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Tales Of A Eunuch    (1983)
Hua Shan est un réalisateur typique de la Shaw Brothers. Avec 19 films en une dizaine d’années, il a touché à absolument tous les genres : la science-fiction (The Super Inframan), le policier (The Criminals), le wu xia-pian (Soul Of The Sword), la fantasy (Little Dragon Maiden) et la comédie avec Tales Of A Eunuch. Chaque fois, le résultat s’avère plus qu’honorable et on peut même dire que sa carrière a donné lieu à quelques belles réussites. Mais, étrangement, Tales Of A Eunuch est un de ses derniers films avant qu’il ne quitte définitivement le cinéma en 1985 à l’âge peu avancé de 43 ans !

Un jeune garçon (Wong Yu), effronté et turbulent, vient par forfanterie au secours d’un loyaliste mis à mort. Obligé de fuir à la capitale, il se met accidentellement au service d’un cruel dignitaire (Ku Feng) qui le charge de récupérer tous les exemplaires d’un mystérieux livre recelant des morceaux d’une carte au trésor. Il devient par hasard l’intime du jeune Empereur (Gordon Liu) et de sa petite sœur, et se retrouve au centre d’intrigues de palais.

S’inscrivant dans le genre alors fleurissant de la comédie kung-fu, Tales Of A Eunuch est un film trépidant et sans temps mort qui nous fait suivre les aventures d’un jeune garçon (Wong Yu) dépassé par les événements. Débrouillard, il doit chaque fois composer avec les péripéties les plus folles qui ne manquent pas de se présenter à lui. Il sera ainsi pris sous l’aile d’un loyaliste pourchassé par l’armée, après lui avoir sauvé la vie, rendra accidentellement aveugle un lettré (Ku Feng) qui, le prenant pour un autre, lui confiera une tâche des plus louches (récupérer l’ensemble des exemplaires d’un livre), se liera d’amitié avec un jeune homme (Gordon Liu) après une partie de lancé de gâteaux – jeune homme qui s’avèrera être l’Empereur -, découvrira qu’une femme vit cachée et recluse dans une pièce secrète du palais, et sera maintes et maintes fois la cible de tentatives d’assassinat… Tous ces événements sont présentés au spectateur sous le double angle de la comédie et des arts martiaux, Tales Of A Eunuch passant habilement de l’un à l’autre, voire mélangeant savamment les deux.
Les plus perspicaces auront bien entendu reconnu la trame du Royal Tramp, avec Stephen Chow. Pourtant, pas de mo lei-tau ici ni de blagues salaces, le genre n’étant pas encore à la mode.

Wong Yu a longtemps été décrit comme le Jackie Chan de la Shaw Brothers et il est vrai que ce dernier aurait pu interpréter le rôle avec facilité et brio. Un seul bémol à cette allégation : l’univers créé par Hua Shan n’est pas sans posséder parfois quelque noirceur absente des films de Jackie (Wong Yu tue souvent de sang-froid avec la dague magique qu’il a trouvée.). Nul doute qu’il aurait sûrement adouci bien des aspects du jeune et turbulent héros.
Quoiqu’il en soit, si Wong Yu n’atteint pas les performances martiales de Jackie Chan, la relative maîtrise qu’il en a et la qualité des chorégraphies (trouvailles et découpage) font que le spectacle est total. Il est en cela aidé d’acteurs de tout premier ordre au rang desquels Ku Feng, dans un très bon rôle de méchant (sa grande spécialité !) manipulateur, et Gordon Liu qui, malgré les années, incarne un tout jeune Empereur. Les femmes ne sont pas en reste et on prend plaisir à les voir s’ébattre à l’égal des hommes.
Tales Of A Eunuch est aussi une des premières expériences de Yuen Wah en tant que chorégraphe (il est tout de même assisté de valeurs sûres : Tong Gaai, Wong Pau Gei et le bientôt célèbre Yuen Bun), après des années de petits rôles, d’assistanat et de cascades. Il s’en tire fort honorablement et arrive à passer aisément de combats comiques à des scènes beaucoup plus fortes et sanglantes (on voit même un général arracher le ventre de deux eunuques !).

Les décors sont superbes - tout le faste de la Shaw Brothers est là – et extrêmement bien mis en valeur par Hua Shan, ancien directeur de la photographie formé par le japonais Nishimoto Tadashi. Tales Of A Eunuch a tout d’un divertissement de grande qualité et c’est le plus beau compliment qu’on peut lui faire !
David-Olivier Vidouze 5/10/2005 - haut

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