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L' Herbe du dragon    (1972)
Parmi les réalisateurs de kung fu indépendant, Ng See Yuen fait partie du haut du panier avec Joseph Kuo. Si ce dernier est essentiellement un bon metteur en scène, Ng See Yuen, lui, est un homme qui sait dénicher les bons filons que ce soit en tant que réalisateur ou en tan que producteur.
Pour une de ses premières mises en scène, il décide de surfer sur la vague, ô combien porteuse à l’époque, du film anti-Japonais. Bloody fists s’inscrit donc dans la droite lignée des Chinese boxer, Fureur de vaincre, Main de fer
Dans le concept du moins car Bloody fists n’est pas vraiment une réussite, au contraire. Pour la première fois maître à bord, Ng See Yuen s’entoure d’un bon staff : Chan Sing et Chen Kuan Tai en acteurs principaux, Yuen Woo Ping à la chorégraphie. Tout était réuni pour offrir un solide film d’action.

La première demi-heure remplit son contrat haut la main : bon rythme, combats rugueux, typiques du style du début des années 1970, mais efficaces, Bloody fists, malgré l’étroitesse de son budget, se montre très divertissant. Mais là ou le film aurait gagné à continuer sur cette voix, Ng See Yuen tente d’apporter (maladroitement) un plus à son œuvre. Sûrement conscient que son Bloody fists ne possède pas les mêmes atouts que les trois standards de l’époque cités plus haut, Ng See Yuen met la pédale douce sur l’action dans sa deuxième partie pour se concentrer sur les drames causés par les Japonais chez les ouvriers et paysans Chinois. Intention louable que d’apporter un peu d’épaisseur scénaristique pour un film d’action, seulement faut-il encore que le réalisateur ait les dispositions nécessaires. Si Ng See Yuen sait cadrer l’action, il n’en est pas de même pour des situations dramatiques. Le film se perd alors dans de longs passages guimauves où l’intérêt du spectateur s’efface. Même les scènes d’action deviennent bâclées (comme par exemple ce combat nocturne où la visibilité est réduite). Le final relève un peu le reste du métrage par sa bestialité et sa bonne chorégraphie (Yuen Woo Ping, sans avoir sa maîtrise future, possédait déjà un fort potentiel).

La seule bonne idée qu’Ng See Yuen pu injecter au métrage est l’échange des rôles : à savoir Chan Sing en gentil et Chen Kuan Tai en méchant. Si le premier eu l’occasion d’interpréter des personnages du bon côté de la barrière tout au long de sa carrière (Le moine d’acier), il brilla surtout dans des rôles de méchant (chez Chang Cheh, chez Huang Feng). Chen Kuan Tai quand à lui ne compte que très peu de rôles de bad guy. Son personnage est le plus intéressant du film, entouré d’une bonne dose de mystère (jusqu’à son visage), l’acteur arrive à apporter une petite once d’originalité à un grand stéréotype (le Japonais barbare).

Bloody fists est un film manqué, du moins qualitativement parlant car il sera un succès au box office et aujourd’hui encore, est considéré comme un petit classique du cinéma kung fu. Curieux pour un film aussi peu inspiré qui pâtit de la comparaison avec des œuvres cultes telles que Fist Of Fury ou Chinese boxer. Il sonna pourtant le départ de la carrière d’Ng See Yuen, un réalisateur-producteur qui eut son rôle à jouer dans l’histoire du cinéma d’action Hongkongais.
Denis Gueylard 4/2/2007 - haut

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