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Critiques Express

Too Many Ways To Be No. 1    (1997)
Il y a des films qu'on qualifie d' "OVNI". Cette expression désigne une oeuvre qui sort du commun et qui s'avère être originale. Alors Too Many Ways To Be Number One est un OVNI. Déja par sa structure assez attirante ( trois histoires avec les mêmes personnages, se déroulant différemment selon les agissements de Kau ) mais aussi par sa forme qui fait du film un vrai bijou visuel. En effet, on remarque bien vite quelques effets de style peu utilisés par d'autres réalisateurs, comme la scène de bagarre dans la salle de massage, filmée à l'envers et donnant le tournis ( voir les captures d'images ! ). La caméra sur l'épaule utilise bien l'espace, et permet des plans à 360° avec effet "loupe" qui enterrent les prises de vue statiques de la plupart des métrages, en contribuant à donner au film de Wai Ka Fai un aspect sale et documentaire. A partir de là il n'est plus étonnant de voir des gouttes de sang sur l'objectif de la caméra ( ! ) en pleine scène de fusillade, petit clin d'oeil au spectateur qui n'a de cesse de s'amuser à la vue de l'étalage de procédés géniaux et d'humour cinglant. Car, même si Too Many Ways... a été classé catégorie 3 pour à peine une scène de lit et quelques effets gores et violents, l'humour noir prend place tout le temps et laisse présager les comédies délirantes de la Milkyway qui s'en suivirent. Ici, c'est le film de Triades qui passe à la casserolle : une équipe de losers ( la bande de Kau ) qui n'a rien à envier aux jeunes minets de Young And Dangerous, deux jumeaux chefs de gang répondant aux noms de Brother Blackie et Brother White, et du coupage de doigts à volonté. Mais alors, parlons un peu des acteurs, car de ce côté la Milkyway s'est offerte les services des habitués : Lau Ching Wan qui fait à moitié le débile, Francis Ng en nerveux à qui une case manque également, Carman Lee et Ruby Wong pour une touche féminine, mais pas Lam Suet ni Hui Siu Hung. Et, Milkyway Image oblige, car c'est devenu une habitude et surtout un signe de reconnaissance, la musique accrochante revient encore et encore et ne vous quitte pas. L'histoire, ou plutôt les histoires se déroule(nt) entre HK et Taïwan, ce qui donne au film un aspect road movie se démarquant des productions 100% HK qui n'utilisent que les rues de l'ex-colonie comme lieu de tournage. Enfin, à signaler un petit hommage à la société de production à la fin du film, quand une connaissance de Kau lui donne rendez-vous au "Milkyway Restaurant".

On remarque que même quand il est seul à la réalisation d'un film et non en association avec Johnnie To, Wai Ka-Fai est capable de beaucoup de belles choses.
Florent d'Azevedo 1/15/2004 - haut

Too Many Ways To Be No. 1    (1997)
Premier film de Wai Ka Fai en tant que réalisateur pour la Milkyway Image et, une nouvelle fois, présence au générique du couple vedette : Lau Ching Wan / Carman Lee.

C'est très certainement un des meilleurs films de l'année 1997, le plus original en tout cas : l'histoire n'est pas sans rappeler le concept de base du chef-d'œuvre d'Alain Resnais : Smoking / No Smoking. Mais que ceux qui n'ont pas aimé les presque 6 heures du grand metteur en scène français se rassurent : Too Many Ways To Be No. 1 est un produit typiquement hongkongais dans son contenu. Seule la structure peut lui être comparée (et encore, il y a beaucoup moins de " possibilités " que dans Smoking / No Smoking) : on y voit trois histoires de triades ayant le même prologue, mais traitées différemment selon les options prises par le protagoniste principal, Lau Ching Wan. C'est le principe du "Regardons s'il avait fait ça plutôt que ça !".

La caméra, utilisée avec une virtuosité peu commune à Hong Kong, comblera certaines personnes mais en incommodera d'autres : elle filme, en vrac, des plans à 360°, du plafond (il vous faudra alors retourner votre téléviseur pour rétablir le bon sens), avec des focales déformées, dans le noir...

Tout est fait pour rendre le spectateur mal à l'aise, le prendre à rebrousse-poil. L'humour est noir, très noir, à tel point que ce film à la violence graphique s'est même vu infliger un classement Catégorie 3 (mais n'est-ce pas plutôt dû à la scène de douches ?).

On pourrait dire que Too Many Ways To Be No. 1 est le prototype de film estampillé Milkyway Image à son paroxysme : on y retrouve les acteurs fétiches de la compagnie dans des rôles qu'ils occupent classiquement (des losers un peu débiles), l'ironie, l'absurdité et l'humour complètement décalé, l'importance de la stylisation (gros travail sur les couleurs en plus de la mise en scène) et l'inventivité du scénario. Mais tous ces ingrédients sont multipliés par dix au moins ! On a d'ailleurs parlé de Too Many Ways To Be No. 1 comme un Kitano sous acide...

Une chose est évidente, c'est que ce film n'a rien à voir avec la précédente livraison de Wai Ka Fai, Peace Hotel (et c'est très bien comme ça).
David-Olivier Vidouze 10/1/2000 - haut

Too Many Ways To Be No. 1    (1997)
Filmé par une mouche, capable de poser sa caméra absolument partout, en 360° au milieu d'une table ou au plafond, et bénéficiant de peu de moyens, Too Many Ways... est un polar pulp décalé aux teintes criardes et à l'image granuleuse, avec une sens de l'humour et de l'ellipse que ne renierait pas un amateur de Kitano. Un peu à la manière d'un Wong Kar-Wai sous hallucinogène, le parti est pris de filmer caméra à l'épaule ou de la poser n'importe où, en grand angle et sans s'occuper de la lumière. On est proche de l'amateurisme mais ce jeu maîtrisé d'images mouvantes confère en plus d'une atmosphère étrange, un style novateur bien qu'il recycle et synthétise de veilles recettes. Pour le fond... c'est le meilleur scénario depuis des années selon Johnnie To.
Thomas Podvin  - haut

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