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Spygame    (1990)
La Film Workshop s’est faite une réputation, locale comme internationale, dans la production de longs métrages d’action spectaculaires et divertissant. Une orientation conforme aux goûts de son fondateur, l’incontournable Tsui Hark. Cependant, la compagnie du barbichu s’est également essayée à investir d’autres genres afin de capter un public aussi large que possible. Genre roi par excellence, la comédie ne pouvait logiquement pas faire exception. La première incursion (hors Tsui), Diary Of A Big Man réalisé par le vétéran Chor Yuen, se révéla une bonne opération aussi bien artistique que commerciale, légitimant la mise en chantier d’autres comédies.
Spy Games voit ainsi le jour en 1990. Contrairement à ses habitudes en la matière, Tsui Hark laisse le monteur David Wu en complète autonomie pour réaliser le métrage. On ne s’en plaindra pas, l’homme s’acquittant de sa mission avec pas mal d’efficacité.

Spy Games ne restera cependant pas dans les annales pour son scénario. Partant d’un improbable malentendu, le film essaye tant bien que mal de se raccrocher par la suite à une histoire d’espionnage tendance guerre froide qui ne parvient à aucun moment à être crédible. Ceux qui espéraient une comédie où le cœur de l’intrigue serait les espions et leurs machinations, un peu comme l’avaient pu l’être Le Grand Blond avec une Chaussure Noire ou Le Coup du Parapluie en France, en seront pour leur frais.
Le cœur du film est ailleurs, dans la rencontre entre deux univers différents, celui de Hong Kong et du Japon, de la Canto pop et de la J Pop. Faire se confronter ces deux mondes n’a rien d’improbable tant les interactions qui les traversent sont puissantes. En tant que pays capitaliste le plus puissant d’Asie, le Japon a logiquement noué de nombreux échanges économiques avec la colonie Britannique. Ces relations se firent très vite également culturelles, popularisées par le biais de musique, films et séries TV. Pour autant, Hong Kong et Japon demeurent séparées par de nettes oppositions. Ce sont celles-ci que met en scène David Wu à travers la rencontre entre Ken et Takako. Leur impossibilité à communiquer correctement, le premier ne parlant que cantonais, la seconde ne parlant que Japonais, va servir de principal ressort comique à Spy Games. Sans donner naissance à de grands moments de fous rires, ces séquences prêtent régulièrement à sourire, surtout si on a soi même expérimenté ce type de situation par le passé. C’est d’autant plus appréciable que, comme souligné un peu plus haut, ces difficultés de communication sont une réalité constante de Hong Kong (pourvu qu’on soit étranger bien sûr) et s’éloigne de ces bandes sons où toutes les nationalités parlent cantonais comme si de rien n’était.

L’autre ressort comique principal de Spy Games est plus classique, tenant à la personnalité gaffeuse de certains personnages. C’est principalement le cas de Ken, présentateur vedette du JT qui ne cesse de rater ses interventions à la TV. Pour réussir, ce type de comédie doit faire appel à des acteurs comiques performants et attachants. Deux adjectifs qui s’appliquent parfaitement à Kenny Bee, jamais meilleur que dans ce type de registre. Quelques seconds rôles bien typés (Liu Wai Hung, Waise Lee et Philip Chan ainsi que Michael Chan en contrepoids sérieux) lui donnent efficacement la réplique.
Mais là où David Wu réussit le mieux, c’est quand il laisse libre court à ses penchants musicaux. Il peut alors combiner musique et montage inspirés (ses spécialités premières) pour donner naissance à une poignée de séquences réellement mémorables : la prise d’otages dans le magasin de jouets, le concert final des deux pop stars et surtout l’excellente reprise de Happy Birthday Sweet Sixteen par Kenny Bee, Waise Lee et Michael Chan. Cet aspect musical représente ce que Spy Games a de meilleur à proposer incluant également une bonne partition de Kou Otani. On regrettera juste les emprunts trop fréquents au répertoire du compositeur Alan Silvestri (Abyss et Predator) un peu trop voyants.

Sans être une grande référence de la comédie Hong Kongaise, Spy Games est une œuvre agréable à l’humour moins typé que bon nombre de films du genre produits dans l’ex-colonie.
Arnaud Lanuque 11/14/2006 - haut

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