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Critiques Express

DOA : Dead Or Alive    (2006)
"Dead or Alive" est un jeu de combat en 3D sorti au milieu des années 90 par Tecmo. Deux caractéristiques ont marqué les joueurs, permettant au software de concurrencer durablement l’autre grand jeu de combat en 3D de Namco, "Tekken". Ces deux spécificités, ce sont le gameplay technique basé sur une utilisation savante des prises et des contres et le physique extrêmement sexy de ses nombreuses héroïnes. Ce dernier point peut paraître superficiel mais fonde pourtant bien une grande partie de la popularité de la série des DOA auprès des joueurs érotomanes (pléonasme ?). Ce petit phénomène donnera d’ailleurs lieu au développement d’un jeu de beach volley (DOA Xtreme) tout entier consacré à la plastique des combattantes virtuelles.
Etant donné le succès du jeu au Japon et aux USA, la question d’une adaptation cinématographique ne tarda pas à se faire jour. Pas forcément une très bonne nouvelle tant les tentatives de transposition de jeux vidéos de combat sur grand écran se sont avérées pour la plupart d’une tristesse affligeante (Double Dragon, Street Fighter, l’officieux Tekken/Avenging Fist). Parmi ces ratages en série, seul Mortal Kombat parvenait à peu près à tirer son épingle du jeu. Coup de génie des producteurs : Ils font appel à Corey Yuen afin de mettre en scène ce nouveau projet. Rien de moins que le fondateur du Girls With Guns des années 80 qui avait d’ailleurs prouvé avec So Close posséder quelques idées nouvelles afin de renouveler le genre. Y a-t-il plus adapté comme metteur en scène pour une production toute entière consacrée aux belles filles et à l’action ?

La première question qui vient à l’esprit lors d’une adaptation de jeux vidéo, c’est de savoir si le metteur en scène a été fidèle au matériau original. Etonnamment, alors qu’on peut penser que Corey ne connaît pas vraiment le jeu, celui-ci fait pourtant preuve d’un authentique respect pour la franchise de Tecmo : L’ensemble des personnages du jeu vidéo sont présents (de la simple apparition aux premiers rôles), certains costumes emblématiques ont été conservés, bon nombres de décors rappellent fortement les arrières plans présents dans le jeu… Corey pousse même le vice jusqu’à faire apparaître le temps de quelques plans des barres de vie, faire retentir lourdement la voix annonçant les victoires (« Helena wins !! ») et propose même une séquence de beach volley toute droit tiré de "DOA Xtreme". Tout n’est certes pas identique au jeu (les fans se feront fort de pointer l’absence de formes prononcées des actrices) mais on ne peut nier son authentique volonté de respecter son matériau original.

Ce respect se sent beaucoup moins dans le travail de scénarisation qui se rapproche du néant absolu. Bien sûr, on ne peut pas dire que la série des DOA ait jamais fait des étincelles en la matière. Mais le long métrage repousse encore les limites en se contentant de proposer une variation simplifiée des scénarios emblématiques des films martiaux à l’Américaine avec tournoi sur une île perdue et maître des lieux au plan machiavélique (Enter The Dragon, Mortal Kombat). Rien de moins que trois scénaristes ont travaillé pour pondre ce scénario indigent, bourrés de trous et d’incohérences, où scènes comiques lourdingues et développement des personnages frisant la parodie (les moments introspectifs de Kasumi) s’enchaînent laborieusement pour combler le temps entre les scènes d’action.
N’importe quel film normal ne se relèverait pas de ce traitement pathétique. Mais DOA : Dead Or Alive n’est pas un film normal… C’est une réalisation Corey Yuen, metteur en scène/chorégraphe capable du meilleur comme du pire. Et c’est exactement ce qu’il livre ici : A la fois le meilleur et le pire de son cinéma en un seul film, la quasi somme de son œuvre depuis 20 ans ! Ce yo-yo constant entre savoir faire professionnel et n’importe quoi complet est une authentique source de plaisir pour l’amateur de divertissement débile. Car avouons le clairement : DOA : Dead Or Alive est un nanar. Mais un nanar extrêmement fun !
Les dialogues sont risibles ? Qu’importe ! Ils seront oubliés dès la séquence d’action suivante. Et en à peine 1H15 de film, celles-ci sont suffisamment nombreuses pour faire diversion. Avec un peu de chance, ils arracheront même quelques rires aux spectateurs ayant ingéré de large quantité de bière (accessoire très recommandé pour visionner le film !). Les personnages sont des clichés ambulants ? Tant mieux ! Une poignée de plans suffisent pour nous faire comprendre à qui on a affaire. Bien évidemment, certains sont ridicules (Eric Roberts !!) mais on ne s’en plaindra pas : Ils seront l’occasion de beaux fous rires (Roberts, toujours lui, et ses lunettes technologiques !!!!). On retrouve là un peu du Corey d'Enter The Eagles, celui qui en fait des tonnes dans sa réalisation et ses effets sans réaliser la vacuité de son matériel. Ses efforts ne sont d’ailleurs pas vains puisqu’ils renforcent le côté sympathiquement débile de l’ensemble. Mais c’est évidemment sur les combats qu’on atteint le nirvana ! Corey Yuen part dans tous les sens, recyclant à tout va ses travaux antérieurs tels que Fong Sai Yuk (usage de câbles à gogo), Women On The Run (nombreux plans bien racoleurs et gratuits sur les corps des actrices) ou encore So Close (ralentis et tentatives glamours). Le résultat n’est pas toujours très convaincant, la faute à un montage trop cut et un doublage intensif des acteurs, mais la surenchère de mouvements spectaculaires et d’idées saugrenues (l’habillage martial de Christie, les lunnettes qui prévoient les mouvements de Donovan) ne peut décemment pas laisser de marbre.
Bien sûr, on peut légitimement se montrer déçu par la sous utilisation des acteurs les plus doués (Kane Kosugi ou Ngai Sing ont à peine le temps de montrer de quoi ils sont capables) mais le concept n’était de toute façon pas de faire un film de Kung Fu traditionnel aux chorégraphies complexes et solides. DOA : Dead Or Alive c’est uniquement un gros vidéo clip mélangeant affrontements exagérés, jolis filles peu vêtues, le tout enrobé d’une bonne couche de bis. Peut on raisonnablement détester un tel mélange ?
Arnaud Lanuque 1/6/2007 - haut

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 1/6/2007 Arnaud Lanu...

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