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Critiques Express

Centipede Horror    (1982)
Certains films se bâtissent une solide réputation alors que seulement une poignée de spectateurs les ont vus. Il suffisait ainsi, avant l’arrivée du DVD, de laisser traîner une oreille dans les cours des lycées pour entendre parler avec dégoût et effroi du Salo de Pasolini. Centipede Horror souffre du même syndrome sauf que, cette fois-ci, le film n’est pas du tout à la hauteur de la rumeur…

Une jeune femme, Kay (Yau Pooi Ling), décide de passer quelques jours de vacances avec une amie en Thaïlande. Elle sait que sa mère (Wang Lai), pour d’obscures raisons, lui a toujours défendu de se rendre en Asie du Sud-Est. Pourtant, elle brave l’interdiction maternelle, met son frère Wai Lun (Michael Miu Kiu Wai) dans la confidence et s’envole pour le pays interdit.
A peine arrivée, elle croise le chemin d’un sorcier (Hussein Hassan, le sorcier « 100% authentique » de la Shaw Brothers !) qui, grâce au pendentif qu’elle porte au cou (un porte bonheur remis par son frère « au cas où »), l’identifie. L’homme lui jette un sort et profite d’un moment où la jeune femme n’arbore pas l’amulette pour lancer sur elle une armée de mille-pattes. Elle meurt quelques jours plus tard, sous les yeux horrifiés de son frère venu accompagner ses derniers instants. Aidée d'une amie locale (Margaret Lee), il décide alors de chercher à comprendre pourquoi sa sœur a été victime d’un tel maléfice…

Dès les premières minutes de Centipede Horror, cela ne fait nul doute, le spectateur est devant un film de seconde zone. La photographie est sans relief, la mise en scène inexistante, les décors misérables, les costumes minables et les acteurs bas de gamme. Le récit s’attache à suivre l’enquête d’un homme qui tente de percer le mystère d’une malédiction qui pèse sur sa famille. Las, le spectateur s’ennuie ferme et les seuls moments dignes d’un peu d’intérêt sont les séquences de sorcellerie au cours desquelles des magiciens tentent de prendre possession d’un corps ou s’affrontent dans des joutes surréalistes. On pourrait certes passer outre et faire preuve d’un peu de clémence devant l’imagination des scénaristes. Oui mais voilà, Centipede Horror arrive trop tard et avec beaucoup trop de défauts.
Trop tard car la Shaw Brothers a déjà produit les mètres étalons du genre : Black Magic, Hex et le très bon Bewitched, sorti un an plus tôt. Le film de Keith Li ne propose guère plus niveau récit et possède un sérieux handicap lorsqu’il s’agit du budget à disposition. Impossible de rivaliser. Trop de défauts car la Shaw Brothers, encore elle, a pris soin de soigner jusqu’à ses œuvres d’exploitation. Le délire visuel de Bewitched est à ce titre un très bon exemple de la puissance créatrice du vénérable studio de Run Run. Même s’ils sont ingénieux, les effets spéciaux de Centipede Horror ne peuvent jamais se hisser à un niveau pouvant provoquer, chez le spectateur, autre chose que le sourire. Mais c’est là que le long métrage de Keith Li prend sa revanche : s’il n’a pas de quoi s’offrir des truquages de qualité, il filmera le « réel »… Et c’est la courageuse Margaret Lee qui en fait les frais. Pour faire réagir le spectateur, elle n’hésite pas, au cours d’une scène mémorable, à vomir au milieu d’une purée de riz d’énormes mille-pattes encore en vie ! (Ce qui aurait faire dire Sam Raimi du film que c’est le plus écœurant qu’il ait jamais vu.) Alors certes, la pratique est douteuse, mais le résultat est là et, aujourd’hui, reste l’unique motivation pour patienter plus d’une heure. (Même si, depuis, on a vu Choi Min-sik dans Old Boy de Park Chan-wook manger un poulpe encore vivant ou, dans une moindre mesure, Christian Bale dévorer des vers dans Rescue Down de Werner Herzog.) Sans paraître trop réducteur, il est évident que Centipede Horror est encore dans les mémoires grâce à cette séquence qui pourra encore en remuer plus d’un. Est-ce bien suffisant ?

Ancien de la Shaw Brothers pour laquelle il fut principalement un très actif assistant metteur en scène (plus de dix longs métrages entre 1976 et 1980), Keith Li ne s’est risqué que deux fois à la réalisation pure et dure. Centipede Horror est son premier film et il tournera sa deuxième et dernière œuvre l’année suivante, The Supreme Swordsman (1983). Pour d’étranges raisons, ce cinéaste plutôt commercial – et donc apprécié du milieu – ne s’est pas imposé, même dans le genre du cinéma d’exploitation qui allait exploser au début des années 90 (voir la vogue de la catégorie 3).
David-Olivier Vidouze 12/9/2008 - haut

Centipede Horror    (1982)
Faut-il juger un film dans sa globalité ou sur un ensemble disparate de scènes chocs ? Avec le sous-genre de la sorcellerie en général, et Centipede Horror en particulier, la question mérite d’être posée. Précédé d’une réputation de petit classique du genre, j’attendais ce film avec une impatience non feinte. Pourtant, difficile d’être comblé et il faudra attendre les vingt dernières minutes pour enfin se régaler.

Centipede Horror baigne dans une ambiance très « années 80 », un kitsch à faire fuir même les plus téméraires. Ajouter à cela une réalisation et un casting très téléfilm, et l’on se demande si Centipede Horror est vraiment ce que l’on nous avait promis. On aura tout de même droit entre-temps à une excellente et convaincante séance d’exorcisme dans une ambiance froide et primitive. A en juger par les scorpions ensanglantés déglutis par la victime, il faut croire que le cérémonial est efficace! Autre scène marquante, un corps, encore vivant, en état de décomposition avancée et grouillant de vers. Tout de même, cela est bien peu et l’on s’ennuie ferme. Tout juste apprendra t’on la cause de la malédiction : le grand père de la famille, surpris en plein adultère, avait involontairement (!) tué et sa maîtresse et sa femme. Pour effacer toute trace, il brûla sa maison…non sans avoir abandonné le bébé à son triste sort ! Le lendemain, le futur sorcier belliqueux criera vengeance en découvrant le cadavre calciné du nourrisson…

Si Centipede Horror est tellement réputé, c’est uniquement grace à son final qu’il le doit. Une des grandes scènes anthologiques que nous a offert le cinéma HK : un duel de sorcier sur fond d’ invasion de mille-pattes. Il faut voir le sorcier ordonner le grand rassemblement de ces insectes pour l’assaut final. Voir également ces centaines de mille-pattes grouiller dans une maison et s’approcher d’un couple innocent en plein câlin. Le duel des sorciers vaut également le déplacement : quoi de mieux que des poules magiques (des squelettes qui se déplacent !) pour contrer ces satanés bestioles? Mention spéciale pour le sorcier poursuivi par le squelette volant enflammé d’une des poules, ainsi que la fameuse scène où un serpent sort littéralement de son crane, une scène digne des plus grands moments de Fulci. Et on restera abasourdit lorsque la femme, finalement désenvoûtée, vomira une bonne dizaine de milles pattes…vivants ( et qui reprenderont leur marche normale une fois au sol !) Si il y a bien une chose qu’on ne peut pas enlever aux acteurs hongkongais, c’est bien leur professionnalisme !

Alors certes, si comme nombre de ses congénères, Centipede Horror ne vaut pas grand chose cinématographiquement parlant, rien que pour son final fascinant on est prêt à lui pardonner beaucoup. C’est dans ces moments si rares que l'on peut voir une véritable charte de l’horreur propre à HongKong. Représentations morbides que l’on pourrait presque trouver poétiques.
Martin Vieillot 8/9/2004 - haut

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