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Critiques Express

Le Poignard volant    (1977)
The Sentimental Swordsman est une nouvelle adaptation par Chu Yuan d'un roman de Gu Long mettant en vedette l'excellent Ti Lung. On sait que ce grand réalisateur de la Shaw Brothers a été le premier - et un des seuls - à oser s'attaquer à l'oeuvre du prolixe et foisonnant écrivain (de son vivant, en plus !). On sait aussi que du fait de la taille des livres et du nombre invraisemblable de personnages qui s'y promènent, la tâche n'est pas aisée (et même Chu Yuan s'y est cassé les dents - voir la critique de Heroes Shed No Tears, 1980). Si le travail d'adaptation a été une nouvelle fois brillamment mené, le metteur en scène a pris ce qui me semble être une curieuse option : l'intrigue a été réduite à néant !

Li Xun-huan (Ti Lung), épéiste alcoolique et malade, revient de dix années d'exil passées derrière les frontières du royaume pour protéger de la menace d'un tueur sanguinaire la femme qu'il aime, Shi-yin (Candice Yu), et pour laquelle il a fui. En chemin, il croise un sabreur émérite (Derek Yee) avec qui il se lie d'amitié. Mais sitôt de retour, le monde martial va le soupçonner d'être le tueur. Heureusement pour lui, il est accompagné de son fidèle Chuan-jia (Fan Mei Sheng) et son vieil ami Long Xiao-yun (Yueh Hua) va lui venir en aide...

Le scénario désamorce curieusement chacune des péripétities qu'il met en place : le mystérieux sac rouge est bien vite ouvert et son contenu dévoilé, le tueur apparaît trop tôt à l'écran et perd ainsi de son pouvoir maléfique (surtout quand on découvre son accoutrement !), le spectateur devine bien vite l'identité de ce même tueur, habitué qu'il est aux retournements finaux de ce genre de film... Le drame n'a pas sa place non plus : la relation entre Ti Lung et la femme qu'il a laissée derrière lui (et qu'il aime toujours) aurait pu donner lieu à de superbes et intenses scènes dramatiques (cornéliennes ?). Hé bien non, une petite saynète dans un jardin fleuri et le tour est joué...
Si l'intrigue est ainsi délaissée, elle l'est au profit de l'action : le voyage de Ti Lung est semé d'embûches et de rencontres multiples. Dans un premier temps, les protagonistes en veulent à un mystérieux sac rouge sur lequel il tombe par hasard. Puis, ils le prennent pour le tueur et n'ont de cesse de le harceler pour venger les personnes qu'il a assassinées. L'intérêt de The Sentimental Swordsman réside dans ces rencontres, nulle part ailleurs...

Chu Yuan a donc reformé son trio "héroïque" : Gu Long / Ti Lung / Tang Chia.
Ti Lung reprend sa figure très westernienne du héros errant, solitaire et fatigué, plus eastwoodien que jamais drapé dans une cape noire. Il est comme toujours admirable, mais il faut bien avouer qu'il n'est absolument pas convaincant en épéiste souffreteux. Il tousse dans un mouchoir et, le plan suivant, se bat comme un athlète ! Ridicule... Derek Yee Tung Sing est parfait en aventurier capable de passer d'un calme apparent à un déchaînement de violence. Les actrices, elles, n'ont que trop souvent le rôle de potiches.
Pour les scènes de combat, Tang Chia se contente du minimum syndical. Rien de honteux, non, mais rien de franchement mémorable.
Chu Yuan a curieusement tourné certaines scènes en extérieur. Si elles ne s'intègrent pas très bien au film - le choc visuel et esthétique "studio / extérieur" est trop fort ! -, elles sont vraiment magnifiques. A ce titre, la séquence d'ouverture dans la neige laisse augurer une superbe oeuvre sur le plan visuel. Si le contrat n'est pas totalement rempli, on aura droit à quelques moments magiques.

The Sentimental Swordsman n'est pas une des meilleures adaptations que Chu Yuan a faite d'un roman de Gu Long. Il n'en reste pas moins un très bon divertissement qui satisfera - sans les transporter pour autant - les adeptes du wu xia pian.
David-Olivier Vidouze 6/20/2004 - haut

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