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Trois Épéistes et la Tour de la Mort :Un regard sur Have Sword Will Travel de Chang Cheh
Action et conclusion 1/1 - Page 3
Infos
Auteur(s) : Yves Gendron
Date : 1/11/2004
Type(s) : Analyse
Critique
 
 Liens du texte  
Personnes :
Chang Cheh
David Chiang Da Wei
Ku Feng
Lau Kar Leung
Bruce Lee
Li Ching
Ti Lung
Tong Gaai
Jimmy Wang Yu
Wong Chung
Yuen Cheung Yan
Yuen Shun Yee
Simon Yuen Siu Tien
Yuen Woo Ping
Films :
Il faut battre le Chinois tant qu'il est chaud
The Anonymous Heroes
Frères de sang
Dead End
Duo mortel
Au karaté, t'as qu'à réattaquer
Duel Sauvage
Le Jeu de la mort
Le Retour de l'Hirondelle d'or
Le Sabreur solitaire
Les 13 Fils du Dragon d'Or
La Rage du tigre
La Rage du tigre
Un Seul bras les tua tous
Le Bras de la vengeance
The Wandering Swordsman
Studios :
Shaw Brothers
 
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action

Have Sword fut chorégraphié par Tang Chia (Tong Gaai en cantonais) avec l’aide d’un jeune assistant nommé Yuen Cheung Yan qui se voyait crédité en tant que « action director » pour la première fois dans un film. Cheung-yan est le cadet de Yuen Woo-ping qui lui ne reçut son premier crédit officiel qu’en 1971. Les deux frères étaient les principaux bras droits de Tang qui était un disciple de leur propre père Simon Yuen Siu-tien. Cheung Yan de même qu’un autre frère Sunny Yuen Shun-yee, peuvent être brièvement entrevue au cours du film.


Les cascadeurs et chorégraphes en action (Yuen Cheung-yan et Sunny Yuen à droite)
Détail intéressant Have Sword, Will Travel est un des rares films de Chang Cheh où Tong Gaai ne travailla pas avec son grand collaborateur Liu Chia-liang. Cela ne semble pourtant pas avoir affecté la qualité de l’action qui est plus bondissante et tumultueuse que jamais. En fait elle semble même être bien meilleure que celle que l’on retrouve dans les films de Chang Cheh avec Jimmy Wang Yu. Une amélioration imputable à l’utilisation d’acteurs aux capacités physiques supérieures et la plus grande habitude des chorégraphes et du cinéaste à mettre en scene et filmer les séquences d’action. Leur plus grande virtuosité à se servir des trampolines et surtout du ralenti est spécialement notable.

Acrobaties en tous genres
Ceci dit bien que tout le long du film les protagonistes du film croisent régulièrement le fer avec les méchants ou entre eux, il s’agit toujours de courtes escarmouches. Toutefois celles-ci sont toujours si tendues et spectaculaire qu’on ne tient pas compte de leurs brièvetés. Le film rattrape sont quota d’action dans le dernier quart avec la grande bataille de la pagode entre les héros et les bandits qui commence au pied de cette édifice puis continue à l’intérieur, un affrontement où l’on retrouve le goût de Chang Cheh pour les carnages dans toute sa splendeur. C’est aussi là que les armes gadgets ou exotiques conçues par Tong Gaai lui-même sont le plus mis en valeur. Qu’ils s’agissent de la dague volante, la lance a pointe injectable, les lames quart-de-lune et le bâton à pointe rétractable, ces armes insolites, avec l’usage récurent de dards projectiles, ajoutent une touche quasi-surréaliste qui est bienvenue. C’est dans la longue montée de David Chiang et Ti Lung à l’intérieur de la pagode que la confrontation atteint son paroxysme avec ses sbires qui attaquent les héros à chaque étage et qui se termine par un duel âpre et sanglant avec Ku Feng. Bruce Lee semble s’être souvenue de cette scene beaucoup plus tard dans sa conception originale de The Game of Death.

Action à la Chang Cheh
C’est juste avant cet assaut cependant que survient une séquence assez singulière : celle ou un des héros imagine le sort sanglant et funeste qu’il l’attend et si il se décide à pénétrer dans la pagode. Scène pleine de violence gore et de pathos filmée à grand renfort de ralentis et de musique, elle met l’emphase sur le caractère inéluctablement tragique du héros martial tel que le concevait Chang Cheh et constitue le pivot dramatique du film.
 

conclusion

Have Sword connut un grand succès se classant quatrième au sommet du box-office annuel et fut après Return of One Armed Swordman le deuxième film le plus populaire de Chang Cheh (sur 5 produits en 69). L’année suivante Chang réalisa une série de films incluant Wandering Swordsman et Vengeance qui établirent définitivement David Chiang comme la nouvelle vedette martiale masculine de la Shaw avec Ti Lung servant habituellement de faire valoir mais s’imposant lui-même de plus en plus. Chiang, Ti Lung et Li Ching se retrouvèrent tous ensemble pour New One Armed Swordsman, sortie en Janvier 71. Chiang était encore assez morose la plupart de temps mais avait acquis une personnalité mieux définie et une plus grande intensité au coté d’un Ti Lung plus majestueux et impulsif que jamais. « L’histoire d’amour » du film était cette fois bel et bien entre les deux males viril et c’était maintenant au tour de Li Ching d’être reléguée au rôle ingrat de faire valoir encombrant.

Film abouti techniquement mais quelques peu inégal au niveau de la narration dramatique Have Sword demeure quand même un film efficace et engageant. Bien qu’il ne peut pas être considéré comme un classique incontournable ou un tournant dans l’œuvre de « l’Ogre » comme One Armed Swordsman, Golden Swallow ou Vengeance il n’en constitue pas moins un jalon des plus pertinent dans sa filmographie puisque il s’agit de son deuxième film réunissant David Chiang et Ti Lung, et constitue une ébauche primitive des films du cycle Blood Brothers. (voir annexe plus bas). Malgré quelques morceaux de bravoures mémorables Have Sword n’a pas la fureur baroque et iconoclaste des films de Chang Cheh avec Wang Yu. En fait il est évident qu’avec ce film il cherchait moins à exposer ses thèmes anti-héroïques qu’à imposer ses protégés comme vedettes martiales ce qu’il réussit admirablement. Have Sword risque de ne pas beaucoup plaire à certains fans du Chan Cheh maître du kung-fu survolté de la période "Venoms", qui pourraient trouver le film trop vieillot à leurs goût, excepté peut-être pour la bataille finale. D’un autre coté ils pourraient aussi reconnaître dans Wong Chung un lointain précurseur des "Venoms". Finalement Have Sword permet aussi aux amateurs de film martial de découvrir Li Ching une des grandes féminines vedettes de la Shaw Brothers. Pour toutes ces raisons on peut considérer que le film vaut au moins un bon coup d’œil.

La pagode maudite

Annexe :

Cycle "Blood Brothers" (Frêres de Sang)

Cycle de films martiaux par Chang Cheh mettant en vedette David Chiang et Ti Lung entre le milieu de l'année 1969, jusqu'au début 72.

Filmographie :

1969
Dead End (juillet)
Have Sword, Will Travel (décembre)

1970
The Wandering Swordsman (fevrier)
Vengeance (Mai)
The Heroic Ones (Aout)

1971
The New One-Armed Swordsman (fevrier)
The Duel (avril)
Anonymous Heroes (juillet)
Duel of Fists (octobre)
The Deadly Duo (décembre)

1972
The Angry Guest (février)

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