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Les films tronqués ou la distribution chaotique des films HK
Les années 70 et 80 1/1 - Page 1
Infos
Auteur(s) : Laurent Henry
Date : 9/4/2016
Type(s) : Reflexion
 
 Liens du texte  
Personnes :
Jackie Chan
Chang Cheh
Christophe Gans
Bruce Lee
Quentin Tarantino
Tsui Hark
Films :
Le Justicier de Shanghai
Histoires de fantômes chinois
L' Enfer des armes
Au karaté, t'as qu'à réattaquer
Police Story
Les Héroïques
 
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Depuis que le cinéma de Hong Kong est vendu sur les marchés occidentaux, il a connu une malédiction qui perdure jusqu'à aujourd'hui. Les distributeurs occidentaux se sont arrogés le droit de retoucher à volonté les films dont ils avait acquis les droits. Avec l'arrivée en octobre 2015, sur les marchés de Hong Kong et de l'Amérique du nord, de 2 blurays, Rumble In The Bronx et First Strike, cette odieuse histoire continue, comme pour nous rappeler que certains éditeurs ne veulent décidément pas respecter ni le cinéma, ni leurs acheteurs.

Les années 70 : Les films de la Shaw Brothers en petits morceaux

Le succès de Bruce Lee au début des années 70 a porté l'attention des distributeurs occidentaux sur le cinéma de Hong Kong. Les victoires de Bruce Lee sur des hommes blancs ont sans doute contribué à populariser le cinéma de Hong Kong dans les pays dits du tiers monde, ainsi que dans les populations d'immigrés de plus en plus présentes en Europe et en France. Ces films ont aussi trouvé un écho important au près de la classe ouvrière et de la population immigrée. Face à ce public populaire, les distributeurs français ont exploité ce cinéma avec beaucoup de mépris. Affublés de titres ridicules tel que Au karaté, t'as qu'à réattaquer (pour Duel Of Fistsde Chang Cheh), ces films étaient proposés en double programme. Ce dispositif, économique pour le spectateur, lui permettait de voir 2 films pour le prix d'un. Mais pour que l'exploitant de salle s'y retrouve, il fallait que les films ne durent pas trop longtemps afin d'assurer un maximum de séances. C'est pourquoi, il n'hésitait pas à réduire la durée du métrage à 1h30 environ, peu importe les conséquences sur la cohérence du récit. Imaginez le désastre sur un chef d'oeuvre comme The Boxer From Shantung qui perdit en son temps 25 % de sa durée ! D'autant que les coupes portaient sur les moments sans combats, autrement dit sur les moments qui donnaient sa cohérence au récit. Si on ajoute à cette pratique du charcutage, un travail de doublage fait à la va vite à partir de versions anglaises parfois très approximatives, on aura bien compris que ces films n'avait aucune chance de trouver une possible reconnaissance en dehors de quelques cinéphiles éclairés.

En dehors de la reconnaissance de Touch Of Zen en 1975 au festival de Cannes, mais qui fut un geste sans lendemain, le cinéma de Hong Kong a pris racine en France dans le terreau du cinéma d'exploitation, à peine plus digne que le cinéma pornographique. Il sera de fait très régulièrement traité sans égard, comme un sous-produit pour un public populaire, c'est à dire un sous public.

 

Les années 80 : Jackie Chan sous la coupe des exploitants vidéos

Le déclin des cinémas de quartier et des doubles programmes s'achève par le développement des cassette VHS. Les éditeurs vidéos vont remplacer les distributeurs des années 70 en adoptant la même démarche que les aînés, à savoir le sabrage systématique des films. Le procédé est d'autant plus étrange que les films de Hong Kong ne trouveront plus les chemins des cinémas français. Ils sortent directement en vidéo, le plus souvent sous l'égide du fameux éditeur Réné Chateau Video. Or si pour un cinéma, il est important de garantir un maximum de séances à un film pour optimiser les gains, la vidéo n'a pas vraiment un soucis de temps. Qu'un film fasse 90 ou 100 minutes n'a pas vraiment d'importance. Seulement voilà, les éditeurs vont s'arroger le droit de « réécrire » les films de Hong Kong à moindre frais en les coupant selon leur fantaisie. Après la coupe économique, nous entrons dans l'air de la coupe idéologique.

Arrive Jackie Chan à la fin des années 70. Au début des années 80, l'acteur va signer ses plus grands films en construisant un cinéma populaire à la jonction de la tradition du kung fu pian et du cinéma burlesque américain. Aveuglé par la figure de Bruce Lee, René Chateau est à la recherche d'un successeur au petit dragon. Or la dimension comique de Jackie Chan est gênante. Il faut en faire une star de l'action, pas un clown. La solution est toute trouvée, l'éditeur va s'efforcer de gommer l'aspect humoristique des films de Chan, notamment sur les Police Story. Les deux premiers opus vont se voir ainsi amputer de toutes leurs scènes comiques.

Il ne faudrait évidemment pas mettre tous les éditeurs vidéos dans le même panier. Par exemple un petit label indépendant, Scherzo vidéo, sortira Don't Play With Fire de Tsui Hark dans son intégralité. Mais il faut préciser que ce label a été lancé par un certain Christophe Gans, un amoureux du cinéma de Hong Kong qui utilisera l'édition vidéo, comme un certain Quentin Tarantino plus tard, pour promouvoir le cinéma asiatique. Pour les rares autres films sortis à cette période, ils sont parfois distribués dans leur intégralité, comme les 2 premiers Histoires de Fantômes Chinois, parfois amputés, comme ce fut le cas pour le 3ème opus de la même série, sans doute en raison de sa distribution en salle, afin de satisfaire les exploitants de salle et leur besoin d'avoir un film dont la durée tourne autour des 90 minutes.

 
 
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