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Fantasia 2014
Les Films Européens 1/1 - Page 6
Infos
Auteur(s) : Yves Gendron
Date : 26/12/2014
Type(s) : Compte rendu
Critique
 
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Page 5 : Les films indiens


Cette année, je n'ai eu l'occasion que de voir trois films européens tous d'origine Scandinave (1 de Suède, 2 de Norvège). Bien qu'ils s'agissent de films assez différents l'un de l'autre de par leur sujet, ils ont en commun de reposer sur de l'humour noir et d'avoir un haut taux de mortalité soit par des accidents absurdes ou des tueries d'où le titre de ce chapitre.

 
Du sang sur la neige : In order of Disappearance


Nils Dikman, un conducteur de déneigeuse, dont le fils a été tué par des gangsters, commence à les éliminer un par un, déclenchant sans le savoir une guerre des gangs qui accentue l'hécatombe encore davantage.

 

In Order of Disappearence est un film très scandinave : le rythme y est lent et posé ce qui avec la mise en valeur des magnifiques paysages enneigés de Norvège crée une atmosphère à la fois contemplative et mélancolique. Deux éléments viennent toutefois dynamiser voire dynamiter la narration. D'une part des moments de violence intense aussi sanglante que brusque ponctuent le récit à coup de poings, de fusillades et de jets de sang. Ensuite, il y a un humour noir, pince sans rire, très décalé mais irrésistible et omniprésent qui opère également dont la manifestation la plus évidente est l'apparition lors de chaque mort d'une vignette noire avec dessus le nom du personnage décédé, son surnom marqué d'une croix (ou d'une étoile de David s'il est juif).

 
Le rôle de Nils est joué par l'acteur Suédois Stephan Starsgard que j'ai vu dans plusieurs films américains (incluant la série Thor) qui incarne une sorte de Père Tranquille morose mais très débrouillard et capable d'une incroyable violence pour arriver à ses fins tout en demeurant très humain. Bruno Ganz est également excellent dans le rôle d'un vieux parrain serbe cherchant lui-aussi à régler ses comptes. Toutefois, le personnage le plus mémorable est le chef gangster « le Comte » un élégant mafieux végétarien et un brin hystérique qui domine tout son entourage excepté une ex à la langue bien pendue, ce qui a le don de tourner le gangster en bourrique. Il est amusant de noter que le Comte a plus de dialogues dans une seule de ses scènes que le personnage laconique de Nils dans tout le film.

 

De par son look enneigé, son rythme narratif posé, son humour décalé et ses éclats écarlates de violence, DIsssaparence ne manquera pas d'évoquer Fargo, l'un des chefs d'œuvre des frères Cohen. Il est facile d'imaginer que In Order est donc un film un peu sous influence. En fait, le Minnesota où se déroule Fargo, est peuplé de descendants d'immigrés scandinaves qui ont conservé certaines attitudes de leurs ancêtres, et que les Cohen ont cherché à reproduire dans leur film. Il y a donc une correspondance d'humour et de tempérament entre les deux oeuvres. Les éclats de violence, et quelques dialogues allumés de certains des personnages évoquent également l'univers cinématographique de Tarantino.

La seule petite réserve que j'éprouve envers In Order est le soupçon de misogynie qui s'y pointe. En effet, le Comte n'est pas le seul à avoir des problèmes avec les femmes. L'épouse de Nils et la compagne asiatique d'un autre personnage se distinguent par leurs attitudes un peu garces et revêches envers leurs hommes. Ceci dit, comme le film est une histoire de vengeance et de gars, il est normal que les femmes soient marginalisées tant dans leur importance que la manière dont elles sont présentées. Je n'en n'éprouve pas moins une petite gène.

 

In Order of Dispparence n'est pas pour tout le monde, certains ne manqueront pas de le trouver trop lent et ennuyant. Pour ma part je l'ai trouvé superbe tant dans son humour que sa beauté visuelle, et je le considère comme étant le meilleur film présenté à Fantasia cette année. Il a d'ailleurs rapporté le prix « Or » dans la sélection meilleur film du public ce qui est tout un exploit quand l'on considère que le film a été présenté une seule fois.

Cote ****1/2

Bande Annonce :

 

 
Pepe est en cale : The hundred Years Old Man

 

The Hundred years old man who climbed out a window and dissapreared, pourrait être décirt comme le pendant suédois de Forrest Gump. Allan Karlsson, un sympathique ahuri, raconte sa vie et comment cela a affecté la grande histoire. C'est ainsi qu'en plus d'avoir rencontré Franco, Staline, et Herbert Einstein, le frère demeuré d'Albert, il aura également contribué à créer la bombe atomique, hâté la fin de Staline et faire tomber le mur de Berlin.

Toutefois, contrairement à Forrest Gump, l'ensemble du film ne se déroule pas dans le passé. Les épisodes historiques sont des interludes ponctuant la trame contemporaine du récit qui relate l'escapade comique du protagoniste maintenant centenaire accompagné d'une petite bande d'hurluberlus et d'un éléphant. Ceux-ci sont poursuivis par des motards qui veulent récupérer un magot dissimulé dans une valise et dont Allan a pris possession par inadvertance.

 

Tout comme Forrest Gump, Le Centenaire qui ne voulait pas fêter son anniversaire (titre français), est l'adaptation d'un roman picaresque suédois Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire publié en 2009 par l'écrivain journaliste Jonas Jonasson (traduit en français depuis 2011).

 

Pour l'adaptation au cinéma de Centenaire le rôle d'Allan a été donné à un comédien reconnu de Suède : Robert Gustvson un expert en imitation et en humour physique surnommé l'homme le plus drôle de Suède. Le film a connu un succès international remarquable, ayant été présenté dans plus de 40 pays et a rapporté 40 millions de dollars au niveau planétaire, devenant le troisième film suédois ayant rapporté le plus d'argent à l'échelle planétaire après deux films de la trilogie Millénium.

 

On comprend facilement le succès du film en le visionnant : c'est un délire picaresque mu à la fois par un humour tant burlesque que décalé peuplé pour la plupart d'ahuris sympathiques et de méchants loufoques, ces derniers ayant tendance à connaitre des fins aussi absurdes que violentes. Les commentaires d'Allan en centenaire toujours alerte mais un peu dépassé sont également délicieusement rigolos et une musique de fanfare presque toujours omniprésente donne au film une ambiance de foire.

Pour ma part, je dois admettre que j'ai plus préféré le récit contemporain que les interludes historiques qui m'ont semblé plutôt factices et convenus (peut-être en partie à cause de l'emploi d'une narration en voix-off dite en anglais). Mis à part cela toutefois, le Centenaire s'avère un savoureux divertissement sucré.

 

Tout comme dans Forrest Gump, l'adaptation filmique n'a pas retenu tous les épisodes historiques racontés dans le film. Parmi les autres péripéties, l'on retrouve la rencontre d'Allan avec Winston Churchill dans il sauve la vie dans un attentat, sa marche à pied de l'Himalaya et son autre rencontre avec un personnage historique : nul autre que Mao Tsé-toung, bref assez de matériels pour produire une suite. Pas sûr que ça soit une bonne idée, mais Allan est un personnage si sympathique et rigolo qu'on se dit facilement « après tout pourquoi pas, tant qu'il vit, autant en profiter ».

Côte : ****

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Les Bouchers voient rouge : dead snow 2 : dead vs red

 

Dead Snow 2 : Dead Vs Red est le tout dernier film de Fantasia 2014 que j'ai vu. C'est la suite longtemps attendu du film-culte Dead Snow lui-même présenté à Fantasia en 2009. Je ne comptais pas voir ce film au départ, ayant habituellement peu de goût pour les films gore-porn même comiques. J'ai changé d'avis tant pour le désir de voir un vrai film outrancier que pour ressentir l'ambiance festive de la salle à ce type de spectacle. J'ai été servi aux deux niveaux.

Le film commence exactement au même moment que l'autre finit. Ayant taillé en pièces le groupe de jeunes campeurs du premier film, les nazis-zombies poursuivent Martin le dernier survivant qui parvient à s'échapper en emportant avec lui le bras du chef nazi lui-même : le redoutable Colonel Herzog. Les nazis-zombies décident ensuite d'achever une ancienne mission : celui d'exterminer la population d'un petit village côtier. Le seul obstacle sur le chemin est la « Zombie Squad » un trio de nerds américains et Martin lui-même à qui l'on a greffé le bras du chef nazi. Grâce à cela, non seulement Martin se trouve possédé d'une force surhumaine, mais il peut également réanimer les morts. Pour s'opposer à l'armée des nazis, il ressuscite un bataillon de soldats russes massacrés au cours de la dernière Guerre Mondiale. Que le carnage commence.

 
Grace au succès culte de Dead Snow, Tommy Wonka le réalisateur aura pu bénéficier d'un plus grand budget et la suite prendra la forme d'un co-production internationale qui bien que se déroulant toujours en Norvège a un casting en partie américain (le Zombie Squad) et de longues scènes en anglais. L'acteur Vegal Hoel qui joue le rôle de Martin aura également contribué au scénario.

 

Bien que je ne prise guère de voir des scènes gores dans lesquelles des enfants, des vieux et des handicapés sont taillés en pièces, j'ai quand même trouvé qu'en général Dead Snow 2 réussit à combiner effectivement comédie, carnage et effets spéciaux avec une belle ingéniosité à la façon de la série Evil Dead, la grande référence dans le cinéma de Wonka.

La présence incongrue de la « Zombie nerd Squad » m'a également bien fait rigoler de même que les petits interludes comiques présentant un chef policier inepte et suffisant complètement dépassé par la présence des zombies.

 

Même si j'ai éprouvé une petite gène face à la violence du film, mis à part cela Dead Snow 2 s'avère une comédie splater fest digne de Fantasia et une excellente façon de terminer le festival sur une haute note.

Cote : ***

Bande Annonce :

 
A suivre

À suivre prochainement : Des chapitres supplémentaires couvrant des films anglo-saxons, une série web made in Québec et le bilan du festival.

Prenez votre mal en patience.

Yves Gendron.

 
 
 
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