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Detective Dee 2 : La Légende du Dragon des Mers - Wu xia pian numérique
Réinventer le genre 1/1 - Page 2
Infos
Auteur(s) : Laurent Henry
Date : 6/7/2014
Type(s) : Critique
 
 Liens du texte  
Personnes :
Chu Yuan
Gu Long
Sam Hui Koon Kit
Andy Lau Tak Wah
Carina Lau Kar Ling
Tsui Hark
Films :
Histoire de fantômes chinois : Le film d'animation
Dragon Gate, la légende des sabres volants
Green Snake
The Legend Of Zu
Il était une fois en Chine
Swordsman
Détective Dee II : La Légende du Dragon des Mers
Lexique :
Wu Xia Pian
 
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reinventer le genre

Loin de se limiter à son statut de Blockbuster, Detective Dee 2 : La Légende du Dragon des Mers est surtout l'aboutissement d'une redéfinition du wu xia pian qui veut conquérir les spectateurs chinois, toujours plus nombreux dans les salles de cinéma, tout en prenant en compte l'évolution technologique du cinéma.

Cette redéfinition passe en premier lieu par le numérique. Depuis deux décennies, Tsui Hark s'est acharné à intégrer cette évolution technique majeure dans son cinéma. Et non sans difficultés… Après des CGI complètement ratées sur Green Snake (1993), après les mélanges hétérogènes d'animation traditionnelle et d'effets numériques dans Histoire de fantômes chinois : le film d'animation (1997), après l'esthétique si singulière (les mauvaises langues diront kitch) de Legend Of Zu

(2001), Detective Dee 2 : La Légende du Dragon des Mers est l'aboutissement de cette longue quête. Loin d'être un simple outil, le numérique est devenu ici partie intégrante du processus créatif et esthétique de l'œuvre.

Les effets spéciaux bien-sûr, mais aussi les décors, les armes, les personnages (le monstre marin), la palette des couleurs, les transitions de montages (morphing..), toutes les dimensions du film sont contaminées par le numérique. Grand amateur du montage en cours de tournage, Tsui Hark peut démultiplier les essais grâce au tournage numérique, puisque le film est tourné avec des caméras RED EPIC 5K. Il y a d'ailleurs eu une quinzaine de versions du film qui ont été montées pour l'occasion.

Mais cette redéfinition du genre passe aussi par la 3D. Si par chez nous le procédé a perdu de son attrait, en Asie, le public semble très demandeur. Aucune grosse production aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur cette technologie. Tsui Hark a d'ailleurs été le premier réalisateur chinois à l'utiliser en 2011 avec Dragon Gate : la légende des sabres volants. Fort de cette expérience concluante, qui l'a placé d'emblée parmi les rares réalisateurs sachant maîtriser efficacement la 3D, il a pu peaufiner sa réflexion sur l'utilisation de cette technologie. Au-delà des effets purement spectaculaires de projections en tout genre, c'est tout une recomposition du plan et des cadrages qui est mis en œuvre, offrant de nouvelles possibilités que Tsui Hark n'hésite pas à investir avec l'inventivité qu'on lui connaît. Un exemple parmi tant d'autres. Quand Dee explique a son ami Shatuo comment il a deviné son identité, le flash-back est évoqué par la profondeur de champ dans laquelle la caméra zoom pour plonger dans le passé. C'est également tout le montage qui est affecté par la stéréoscopie. Comme il l'explique dans le Mad Movies n°276, plus question d'un montage cut et brutal qui désorienterait trop le spectateur. Tout le montage du film est pensé en fonction de l'espace. Les raccords sont ainsi extrêmement travaillés et permettent au réalisateur de réviser, comme il adore le faire, la grammaire cinématographique.

La redéfinition du wu xia pian ne passe pas uniquement par des aspects technologiques, mais aussi dans son inscription dans la tradition. Si le premier Dee est encore très influencé par les maîtres du genre et en particulier par Chu Yuan et ses adaptations de Gu Long, cette nouvelle aventure se nourrit essentiellement de la propre relecture du genre par les œuvres antérieures de Tsui Hark lui-même. C'est bien simple, chaque scène d'action, en dehors de la scène d'ouverture et la scène finale, par exemple est une relecture d'anciens films. Ainsi le premier combat de Dee le voit contraint de se battre contre une jarre géante, comme le héros de Zu, la scène des abeilles revisitent celle du premier Swordsman et la scène de la falaise joue sur les équilibres instables comme dans le premier Once Upon A Time In China. Loin d'être un recyclage paresseux ou une redite, il s'agit de réactualiser la tradition en la revitalisant par l'entremise des techniques modernes.

Enfin cette réinvention du genre passe nécessairement par les acteurs. Si dans ses deux films précédents, Tsui Hark utilisait comme acteurs principaux des stars confirmées mais vieillissantes (comme il avait utilisé en son temps Sam Hui dans le premier Sworsman), il peut avec ce nouveau Dee se permettre de jouer la carte de la jeunesse. Et pourtant Tsui Hark affirme dans son entretien dans Mad Movies n°276 qu'Andy Lau a fait des pieds et des mains pour être la star d'un nouveau Dee. Sauf que l'enjeu est pour le réalisateur de lancer de nouvelles têtes qui viendront faire rêver le jeune public. En dehors de Carina Lau, dont la présence est plus que limitée, le film repose uniquement sur de jeunes premiers. Et ça fonctionne très bien. Grâce au talent de Tsui Hark à rendre iconique ses personnages, le film offre des héros attachants et hauts en couleur.

 
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