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2013 : La revanche du cinéma de Hong Kong ?
Un certain renouvellement 1/1 - Page 2
Infos
Auteur(s) : Laurent Henry
Date : 1/1/2014
Type(s) : Analyse
Reflexion
 
 Liens du texte  
Personnes :
Jackie Chan
Mark Chao You Ting
Stephen Chow Sing Chi
Stanley Kwan Kam Pang
Andy Lau Tak Wah
Daniel Lee Yan Gong
Jet Li
Tsui Hark
Wen Zhang
Derek Yee Tung Sing
Films :
La 14ème Lame
Dragon Gate, la légende des sabres volants
Journey To The West: Conquering The Demons
Police Story 2013
So Young
Détective Dee II : La Légende du Dragon des Mers
Lexique :
Wu Xia Pian
 
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Le retour des succes chinois/HK

Et c'est ainsi qu'en 2013, sur les 10 plus gros succès de l'année, 8 sont des productions chinoises ou des coproductions avec Hong Kong. Parmi ces succès, on retrouve en bonne place des comédies et des drames, surtout des romances. C'est une constante universelle des cinématographies. Côté action, 3 films figurent au palmarès : Journey to the West: Conquering the Demons, Young Detective Dee: Rise of the Sea Dragon et Police Story 2013. Des films de Stephen Chow, Tsui Hark et Jackie Chan (en tant qu'acteur principal), soit le trio qui dominait le box-office de Hong Kong dans les années 80 et 90 ! Les chiffres sont impressionnants. Stephen Chow se paie le luxe de devenir le champion du box-office avec 208 millions de dollars, Tsui Hark fait son meilleur score de sa carrière avec 98 millions et Jackie Chan atteint 81 millions. Ces films ont des budgets relativement peu élevés, 25 millions de dollars par exemple pour Young Detective Dee, ce qui leur permet d'être largement rentable sur leur seul marché d'origine.

Le succès commercial n'est évidemment pas un gage de qualité cinématographique. Il prouve néanmoins que le cinéma chinois a trouvé son public. Et s'il n'est pas possible d'analyser Police Story 2013 car il n'est pas encore visible, Journey To The West et Young Detective Dee ne se contentent pas d'être de simples produits mercantiles. Ils font preuve d'une vraie fraîcheur et d'un esprit digne des meilleurs moments du cinéma de Hong Kong des années 90. Ces 2 films reprennent d'ailleurs largement les formules de cette époque. Stephen Chow mélange toujours l'action, la comédie, les délires verbaux, la cruauté et le romantisme. Tsui Hark propose un wu xia pian dans la tradition qui a fait la renommée de son studio la workshop : action non-stop, idées barrées, mise en scène dantesque...

 

Un renouvellement cinematographique

Ces films ne sont pas pour autant de simples photocopies surannées d'une époque glorieuse, comme peut l'être par exemple le 14 Blades de Daniel Lee. Pour éviter l'écueil, les 2 réalisateurs ont la même approche. D'abord, ils osent renouveler les acteurs. Finies les stars vieillissantes du cinéma de Hong Kong. Stephen Chow a l'intelligence de ne pas se donner un rôle et de rester derrière la caméra pour laisser la place à Wen Zhang, qui parvient à reprendre à son compte le type de personnage qu'interprétait Stephen Chow quand il était jeune.

De même Tsui Hark remplace Andy Lau (choisi pour incarner Detective Dee en 2010) par Mark Chao, un jeune premier capable de devenir la star des jeunes. Il a d'ailleurs cartonné en 2013 avec So Young, une production Stanley Kwan calibrée pour séduire les jeunes adultes.

Ensuite les 2 réalisateurs réinvestissent l'univers du wu-xia en utilisant massivement l'imagerie numérique. Là où dans une production comme 14 Blades, les images de synthèses ne servent que d'effets spéciaux ponctuels, remplaçant les trucages traditionnels, Journey To The West et Young Detective Dee créent une esthétique numérique à part entière. L'utilisation de ces images devient ludique, poétique, absurde ou comique. Sur le net, les critiques se sont souvent limités à reprocher la mauvaise qualité technique des images numériques de ces films, avec en ligne de mire une définition de la qualité basée sur l'hyper-réalisme. Il faut dire que c'est le projet américain. Fournir des images de synthèses plus vraies que nature. Il est certain que la « mauvaise » qualité des effets numériques dépend des budgets encore modestes de ces productions au regard des films américains. N'oublions pas que nous sommes au début d'un renouveau de cette industrie et, en hommes d'affaire avisés, les producteurs locaux ne peuvent risquer de faire exploser les budgets. N'oublions pas non plus que le cinéma de Hong Kong n'a pas pour habitude de subordonner son imagination aux contingences techniques. Journey To The West et Young Detective Dee sont une parfaite illustration de cet état de fait. L'idée plutôt que sa concrétisation. La bataille navale qui ouvre Young Detective Dee est certes d'un niveau de réalisme insuffisant, mais quel plaisir de voir couler 10 « Titanic » en une séquence ! De même les combats du roi singe sont homériques dans Journey To The West, même si il est clair que la technique ne suit pas.

Enfin nos deux réalisateurs n'hésitent pas à s'inscrire résolument dans la culture chinoise, favorisant l'adhésion du public local. Stephen Chow réadapte une nouvelle fois le classique de la littérature basé sur les aventures du roi singe. Quant à Tsui Hark, il reprend la narration à rebondissements et à personnages multiples typique des wu xia pian. Les métaphores, les couleurs, les références culturelles contribuent également à inscrire ces films dans un univers chinois, mais finissent par rendre ces spectacles hermétiques pour les spectateurs occidentaux. De fait, ces films ont du mal à s'exporter comme le montre la sortie récente en France du très réussi Flying Swords of Dragon Gate (2011) de Tsui Hark. En dépit de la présence de Jet Li et d'une 3D époustouflante, le film a été distribué directement en vidéo, dans l'indifférence la plus totale.

 

Si l'essor du cinéma Chinois n'a pas besoin du marché international, ces quelques réussites reposent surtout sur les épaules de vétérans du cinéma de Hong Kong. Et pour l'instant les nouveaux projets d'envergure pour 2014 restent entre leurs mains. Tsui Hark prépare un nouveau film :   Tracks In The Snowy Forest. Derek Yee va réaliser un wu xia pian intitulé The Third Master's Sword par exemple. Pour s'imposer sur le long terme et ne pas se contenter de ne produire que des comédies romantiques, le cinéma chinois aura besoin qu'une nouvelle génération de réalisateurs voie le jour pour perpétuer ou pour venir contester l'héritage des anciens. C'est tout le mal qu'on souhaite à ce cinéma.

 
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