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Fantasia 2012
Les films japonais 2/3 - Page 11
Infos
Auteur(s) : Yves Gendron
Date : 30/12/2012
Type(s) : Compte rendu
 
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Page 12 : Spécial Rétrospective Nikkatsu


introduction

Fantasia a présenté six films d'animation japonais et un long métrage live adapté d'un célèbre space-opéra animé. J'ai vu deux productions pendant le Festival et quatre des cinq autres plus récemment pour étoffer cette page.

Sur les six films animés, trois sont des adaptations de séries mangas. Deux autres productions reposent sur des récits originaux bien que par une curieuse coïncidence, ils tournent autour d'une même thématique : la quête initiatique surnaturelle d'une petite fille en proie au deuil. Les deux films partagent également une influence notable au grand maître de l'animation japonaise Hayao Miyazaki.

 
Petites filles en deuil

Children who chases Voices from Deep below a été le premier long métrage animé nippon vu pendant le festival. C'est une œuvre de Makoto Shinkai considéré comme l'un des talents les plus prometteurs de la nouvelle générations d'animateurs. On l'a même surnommé le « Nouveau Miyasaki ». C'est une comparaison que Shingai trouve lui même exagéré mais qui devient inévitable lorsqu'on voit Children tellement son graphisme et le type d'histoire rappelle celui du maître du studio Ghibli notamment Le Voyage de Chihiro, Children est en effet l'histoire d'une petite fille entraînée dans un vaste royaume féerique souterrain accompagnée d'un ex-soldat qui cherche à ressusciter son épouse décédée.

Le film est d'une indéniable splendeur visuelle avec ses rendus de lumière, ses ombres, ses paysages et son ciel parmi les plus éblouissant que j'ai jamais vu. D'un autre coté, malgré l'imagerie fantastique déployée, le film m'a semblé manquer d'une véritable magie originale, avec une histoire et des personnages beaucoup trop dérivatifs de l'œuvre de Miyazaki auquel Children semble être un hommage certes virtuose mais convenu. Le thème proposé de la mort et du deuil est touchant et convient tout à fait aux jeunes enfants mais pour les habitués de Miyazaki, voilà un film qui ne propose rien de bien nouveau. Children n'en demeure pas moins,je le répète visuellement magnifique.

Cote : ****

 

Bien qu'il n'ait réalisé que deux long métrages, Hiroyuki Okiura est l'un des piliers de l'animation japonaise depuis un quart de siècle pour son travail d'animateur clé et directeur d'animation dans les œuvres de Katsihiro Otomo, Mamoru Oshii et Satoshi Kon. Akira, Ghost in the Shell, Metropolis, Blood: The Last Vampire et Cowboy Bebop, le film font partie de nombreux classiques sur lequel il aura travaillé. Sa première œuvre par lui-même fut la dystopie Jin Roh datant de 1999.

Il aura fallu 13 ans pour qu'Okiura se remette à faire un nouveau long métrage. Contre toute attente, il a pondu d'une œuvre prenant un tournant de 180 degrés par rapport aux animés techno-futuristes sur lesquels il aura travaillé pour l'essentiel de sa carrière. Au lieu d'être le continuateur de Momuru Oshi, c'est plutôt vers l'univers mi-magique mi-réaliste propre au studio Ghibli que A Letter to Momo évoque. Le film raconte en effet les péripéties vécues par une jeune ado qui en deuil de son père (dont elle conserve précieusement la dernière lettre à peine entamée) voit alors son ennuyeux quotidien perturbé par la venue d'un trio de yokais (diables japonais) espiègles et chapardeurs.

 

Bien que la trame du récit évoque inévitablement une œuvre antérieure de Miyasaki (Mon voisin Totoro, récit d'une autre fillette qui exilée à la campagne se lie d'amitié avec des yokais), A Letter to Momo n'émerveille pas moins pour son magnifique rendu visuel (tant des décors que des personnages) et séduit pour son ambiance qui combine féérie passéiste, humour cocasse et mélancolie tristounette. D'une durée de deux heures, A Letter to Momo s'avère quand même un peu trop long. Malgré l'indéniable talent visuel d'Okiura et son ambition des plus louable de vouloir raconter un récit ancré dans l'intimiste et le quotidien (aussi féérique soit-il) A Letter to Momo n'est pas sans longueur (j'ai regardé ma montre des quantités de fois) et j'imagine difficilement des enfants ou des ados n'éprouvant pas un certain ennui. Les manques narratifs et la nature dérivative du récit montre bien que pour toutes les qualités en tant qu'illustrateur, le talent d'Okiri en tant que conteur n'est pas encore tout à fait au point. Malgré tout, A letter to Momo n'en demeure pas moins le meilleur animé japonais de Fantasia.

Cote : ****

 
Des monstres et des hommes

Presque chacun des animés présentés à Fantasia aura montré des monstres dont la variété est allée de créatures surnaturelles (qu'elles soient d'origine mythique, sous-marine ou extra-terrestre) jusqu'à des hommes à la brutalité bestiale.

On retrouve ce dernier type en particulier dans Asura, l'adaptation par les grands Studios Toei d'un manga célèbre du mangaka iconoclaste George Akiyama datant de 1970. À l'époque, la publication du manga fut interdite dans de nombreuses régions du Japon pour sa violence et son emploi de thèmes transgressants. Il faut dire que le personnage titre plongé dans l'ère ravagée des guerres médiévales japonaises est un enfant sauvage qui armé d'une hache s'adonne au cannibalisme. Il lui faudra la compassion d'une jeune paysanne et la sagesse d'un moine pour entamer une quête douloureuse vers l'humanité. Asura emploie une forme hybride d'animation qui inverse la norme habituelle des animés en présentant des décors dessinés à la main alors que les personnages bien qu'ayant la forme ronde et simplifiée typique du graphisme manga, sont créés à partir d'effets CGI qui leur donnent un relief tri-dimensionel inusité.

À la fois conte cruel et sanglant mais également conte bouddhique d'une certaine épaisseur, Asura est aussi susceptible de toucher que déconcerter voire même d'irriter le spectateur. Pour ma part, les personnages CGI m'ont semblé faire un peu trop poupées de porcelaine à mon goût. De plus non sans ironie, j'ai constaté que malgré toute la technologie CGI mise en œuvre pour concrétiser l'animation tourbillonnante et les décors magnifiques du film, certains des moments les plus fort dramatiquement d'Asurua sont de simples plans fixes qui paraissent être des reproductions fidèles de cases tirées du manga original.

Malgré certaines réserves, l'histoire du petit monstre sanguinaire mais au combien humain m'a quand-même touché et demeure d'une grande magnificence visuelle. Malheureusement, le générique de fin au cours duquel l'on montre le sort ultime d'Asura, a été interrompu trop tôt lors de la présentation du film faisant que les spectateurs n'ont pas pu suivre le fin mot du récit. Cela ne les a pas trop gènés dans leur appréciation toutefois puisque celui-ci aura rapporté le prix du public pour le meilleur long métrage animation à égalité avec A letter to Momo.

Gyo Tokyo Fish Attack est l'adaptation animé d'une œuvre de Juniji Ito le maître contemporain du manga d'horreur et l'auteur du Manga Toomie et Uzimanzi souvent adaptés au cinéma. Dans Gyo, d'horribles poissons à pattes d'insecte envahissent les côtes du Japon pour y semer la terreur et y répandre une répugnante puanteur empoisonnant l'atmosphère.

Ayant lu le manga avant de voir le film, j'ai pu constater que bien qu'il reprenne l'essentiel de l'intrigue de l'œuvre original et reproduise fidèlement l'apparence des créatures (animées par des techniques CGI), Gyo Fish Attack ne parvient pas à restituer l'ambiance d'horreur viscérale, de suspense et de dégoût suintant qu'on retrouve dans la bande dessinée. Le savoir-faire technique des animateurs ne fait tout simplement pas le poids face au talent d'Ito pour tordre les tripes avec sa plume.

Il faut dire aussi que l'animé a apporté des changements dans l'emploi des personnages et la présentation des créatures qui dénature sensiblement la teneur de l'horreur présentée dans le film. C'est ainsi que dans l'œuvre originale le récit est raconté du point de vue d'un jeune protagoniste masculin qui en plus d'assister à l'invasion des poissons à pattes est également témoin de la dégradation tant mentale que physique de sa petite amie victime des créatures. Or, dans l'animation, c'est maintenant cette dernière qui est le protagoniste témoin alors que c'est le garçon qui devient la victime et dont le rôle est en grande partie supplanté par un personnage de cameraman non apparu dans le manga. L'animé a également ajouté des personnages d'ados idiots et libidineux tout droit sortie d'un film slasher. Certains épisodes du récit manga (le savant fou, le cirque et la machine volante) sont aussi bâclés sans aucun soucis de vraisemblance ou de rythme narratif. Conséquence de tous ces changements, l'animé n'a plus vraiment la portée horrifique de l'œuvre originale et n'a plus le calibre d'un film d'ados à la recherche d'effroi et de dégoût facile. Plutôt que de chercher à voir cette adaptation dénaturée, lire l'œuvre originale est de loin préférable, pourvu qu'on aie l'estomac solide.

Cote : **1/2

 
Guerres des étoiles CGI

Space Battle Ship Yamato est l'adaptation en prises réelles d'un dessin animé phare des années 70 créé par Leiji Matsumoto le père d'Albator. La série a marqué son époque tant pour son récit de space-opéra épique que la maturité dramatique des personnages et aura connu quantité de suites sous forme de films animés ou d'autre séries TV. Les séries Albator, Gundam et Macross trouvent probablement leurs racines dans Yamato. Adapté aux États-Unis sous le titre de Star-Blazzers, Yamato aura également marqué une génération de jeunes américains. On raconte même que la série aurait influencé Battle Star Galactica (autre histoire de cuirassé spatial dernier espoir d'une humanité en perdition). Vu le statut culte de la série et son importance historique, il n'est pas surprenant qu'une version live de Yamato soit produite, ce qui est survenu en 2010, et attendu de pied ferme par des légions de fans.

En tant que space opéra grandiose rempli d'action, de vaisseaux spatiaux et de batailles interstellaires, Yamato m'a semblé réussi bien qu'il n'offre rien de bien nouveau comparé au reboot de Battlestar Galactica ou de Star-Trek. La trame de l'animé original, de même que son esthétique ont été en grande partie respectés bien que l'histoire et l'importance de personnages secondaires ait été réduite pour accommoder une durée de 2 heures. Le sexe de certains personnages de l'animé a été changé et le principal personnage féminin de la série a également vu son grade et sa personnalité évolués (d'ingénue à pilote belliqueuse). Certains aspects tant stylistiques qu'esthétiques évoquent également le reboot de Galactica.

 

Yamato souffre quand même de gros problèmes telle une emphase mélodramatique pontifiante et répétitive (ah tous ces personnages qui se sacrifient pour la cause), ce qui alourdi la narration. Les deux personnages principaux sont également incarnés par des « idoles » au charisme et à la personnalité stéréotypés peu captivants. N'ayant qu'une connaissance sommaire de la série originale (que j'ai depuis découverte) je n'ai été ni enthousiasmé ni catastrophé par sa version live qui a correspondu à mes attentes d'une transposition : celle d'une œuvre respectueuse et efficace mais sans la vrai magie qui faisait l'intérêt de l'œuvre originale.

Cote : ***


Starship Trooper : Invasion est la troisième suite du space opéra culte Starship Troopers de Paul Verhoeven dont la particularité est d'être produite entièrement en CGI. Bien que le film soit une production américaine, celui-ci a été « mis en scène » par un réalisateur japonnais Shinji Aramaki, grand spécialiste en animation CGI d'où l'inclusion du film sur cette page. Au milieu d'une guerre féroce entre la fédération terrienne et une race d'insectes extraterrestres géants, un croiseur spatial est détourné par les envahisseurs pour s'écraser sur terre et envahir la planète. Seule une escouade de troopers interstellaires est là pour s'interposer et éviter la catastrophe.

 

Film de guerre spatial tonitruant, le Starship Troopers de Verhoeven s'était également distingué par son message subversif satirisant le militarisme triomphant américain. Deux suites ont été réalisés en 2004 puis 2008 conçus pour le marché vidéo et plombés tant par leurs budgets réduits que l'absence de Verhoeven tant comme metteur en scène qu'histrion subversif.

L'emploi total de l'imagerie CGI pour cette troisième suite aura permis de redonner de l'envergure à l'univers de la série et un brio aux scènes d'action dans des décors spectaculaires et détaillés, même si celles-ci consistent en général en des pétarades à la mitrailleuse contre des hordes d'insectes ce qui leur donnent une allure assez générique. Les personnages CGI ont plus l'allure de mannequins animés mais étant donné le calibre des vrais acteurs vus jusque là dans la série de films, on ne peut dire qu'on perd beaucoup au change. Ceci dit, tant le récit que les personnages sont tout ce qu'il y a des plus stéréotypés et prévisibles, l'humour est limité et la subversion absente. Starship Trooper ne se veut rien d'autre qu'un récit de guerre spatial belliqueux tout ce qu'il y a de plus typique, ce qui limite son intérêt et lui donne la dimension d'un jeu vidéo. Momentanément distrayant mais sans plus.

Cote : ***


Shinji Aramaki est le réalisateur a qui l'on a confié la mise en scène du long métrage CGI d'Albator. A en juger par son travail sur Starship Trooper il n' y pas d'inquiétude à avoir pour l'aspect spectacle et action, il reste à voir s'il saura insuffler un supplément d'âme tant dans l'histoire que les personnages, ce qui est la grosse lacune dans les productions CGI.

 

Adaptations cultes

Fantasia a présenté deux long métrages animés qui sont les dernières incarnations d'œuvres cultes. D'abord Blood -C The Last Dark où l'on retrouve une nouvelle version de Saya la tueuse de vampires apparue dans Blood The Last Vampire. Ensuite Berserk : Golden age Arc 1, The Egg of the King tiré de la série manga Berserk qui avait déjà été adaptée en série animée dans les années 90.

N'ayant pu voir The Last Dark pendant le festival et le film n'étant toujours pas disponible lors de la rédaction du dossier, je me suis rabattu sur la série animée qui a introduit son héroïne Blood -C dont je me suis procuré les premiers épisodes. J'ai pu alors constaté que la nouvelle Saya prenait la forme d'une version goth de Sailor Moon, redoutable tueuse de monstres la nuit, mais étudiante naïve et godiche le jour. Trouvant le récit répétitif, je ne suis pas allé plus loin que deux épisodes. Bersek The Egg of the king a retenu mon attention bien davantage.

Berserk The Golden Age : The egg of the king est la première partie d'une trilogie produite par le célèbre studio C. Cette nouvelle version adapte le premier cycle de la série manga tout comme l'avait fait la série animée des années 90, couvrant les tomes de quatre à treize. Dans un monde médiéval en guerre perpétuelle, le film relate la rencontre du mercenaire « Guts » (Tripes en anglais ), avec la troupe du Faucon menée par un capitaine aussi charismatique qu'ambitieux Griffith. Non content de combattre sur les champs de batailles pour son nouveau chef, Guts devra également affronter des démons destructeurs, faire face à des complots et même mener lui même un assassinat et tout cela pour découvrir à la fin que les liens qui l'unissent à Griffith sont plus ténus qu'il le croyait.

Berserk et une fresque animée au rendu visuel impressionnant tant par la qualité des techniques d'animation qu'un indéniable flair filmique dans la mise en scène. Le soucis du détail décoratif et l'atmosphère d'ombre et de lumière crée un univers d'héroic fantasy médiéval particulièrement crédible et flamboyant. Bien que court (70min à peine) le film remplit bien son heure avec un récit qui intercale des scènes d'action sanglante (l'affrontement contre le goliath Bazuzu et le démon Zod, de même que l'assassinat du conte Julius) avec des scènes dramatiques qui mettent en relief la relation ambiguë entre le ténébreux guerrier Guts, le mystérieux charismatique Griffith de même que l'amazone furibonde Casca.

Comme Children, A Letter et Asura, Berserk combine animation traditionnelle et effet CGI et ici force est de reconnaître que hélas la synthèse est souvent boiteuse notamment lorsqu'un personnage dessiné partage la scène avec un mannequin CGI ayant plus de relief mais moins d'expressivité ce qui crée une discordance visuelle distrayante. C'est toutefois le seul gros défaut du film.

cote : ***1/2

En fait, Berserk m'a si plu et intrigué que par la suite je me suis procuré la série animée pour visionner les épisodes couverts par le film et j'ai cherché à faire de même pour la série manga. Ces démarches m'auront permis de constater la fidélité générale de l'adaptation. Détail intéressant, j'ai longtemps suspecté que Berserk avait été originalement inspiré par le film Flesh and Blood de Paul Verhoeven (encore lui) dont l'histoire était centrée sur une troupe de mercenaires guerroyant durant la Renaissance. C'est un doute qui s'est confirmé lorsque j'ai découvert dans le manga un personnage ayant les traits de Rutger Hauer le chef des mercenaires dans le film (bien qu'en fait le personnage ait plutôt la tête de Roy Beaty l'androide incarné par Hauer dans Blade Runner). Reprenant tant le contexte guerrier que la violence graphique de Flesh and Blood, l'auteur de Berserk, Kentaro Miura, y a ajouté un certain élément d'héroic fantasy de même que le personnage ambigu de Griffith un « joli garçon » typiquement bishonen.

Berserk fait également un peu songer au Trône de Fer qui est une série TV reconnue aux USA. Les deux univers se déroulent en effet dans un contexte médiéval fantastique très violent et sont centrés sur des personnages moralement ambigus faisant face tant à des affrontements guerriers qu'à des intrigues de luttes de pouvoir. Tant Berserk que le Trône ont également débuté au milieu des années 90 et sont des séries encore en cours après deux décennies. Pour ceux qui sont passés à travers les trois saisons duTrône la série TV et sont en manque d'héroic fantasy médiéval et ténébreux, l'univers de Berserk qu'il soit en manga ou en animation constitue à mes yeux une excellente alternative.

La deuxième partie de la trilogie : Berserk The Golden Age  II The Capture of Dorsey est sortie au Japon le 22 juin 2012 et la troisième : Descent le 1 fevrier 2013.

Blood -C : The Last Dark présente la dernière réincarnation à date du personnage de Saya la tueuse de vampire apparu dans Blood The Last Vampire et qui est devenu par la suite l'héroine de deux séries animées différentes : Blood + (2005-2006), et le tout récent Blood – C (2011) co- produit par le fameux studio Clamp dont The Last Dark est la suite finale en format film. N'ayant pas suivi la série, je n'ai pas jugé pas bon de voir le film pendant le festival, une descision que j'ai remis en quesion lorsque que j'ai vu que Blood avait rapporté le prix du jury du magazine l'Écran fantastique pour "bestiaire Lovecraftien horrifiant de même que son attention à la texture et l'éclair". Cela m'a intrigué et j'ai décidé de jeter un coup d'oeil à la série animée dont je me suis procuré les premiers épisodes (le film lui même n'étant pas encore disponible).

Mon impression initiale est que Blood _C tient moins du Blood The Last Vampire qu'une version goth du shojon manga classique Sailor Moon avec une héroine dépeinte en étudiante godiche le jour et guerriere implacable la nuit lorsqu'elle chasse les démons. Malgré une animation de qualité, tant le scénario que les personnages m'ont apparu affreusement routiniers et je ne suis pas allé plus loin. Je jetterai peut-être un coup d'oeil à l'OVI lorsque celui-ci sera disponible mais à part ça j'ai mieux à faire.

 
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