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Interview Julien Carbon, Laurent Courtiaud : Les Nuits Rouges du bourreau de Jade
Deux chorégraphes de renom 1/1 - Page 7
Infos
Auteur(s) : Léonard Aigoin
Van-Thuan LY
Date : 28/4/2011
Type(s) : Interview
 
 Liens du texte  
Personnes :
Law Kar Ying
Meng Hoi
Tsui Hark
 
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Law Kar-Ying et l'opéra cantonais
« L'opéra cantonais est très important dans le film, c'est l'utilisation du chœur dans la tragédie grecque qui expose la situation. »
HKCinemagic : Au niveau des chorégraphies, il y a un autre nom qui nous a interpellés : Law Kar-Ying, qui s'est occupé des scènes d'opéra. C'est un acteur qu'on apprécie beaucoup. Alors comment en êtes-vous venus à le choisir ? On sait qu'il a un passé d'acteur d'opéra, mais y a-t-il d'autres raisons ?
Julien Carbon : Parce que c'est le plus grand spécialiste de l'opéra cantonais qui soit lié au cinéma et il est très proche de la troupe qui se produit au Sunbeam Theatre, là où on a tourné. En fait on a travaillé en très étroite collaboration avec lui pour tout l'opéra. C'est-à-dire qu'on a écrit tout le livret de l'opéra et ensuite il a choisi des pièces de l'opéra déjà existantes pour adapter dessus le texte, ce qui est une technique qui se fait communément dans l'opéra cantonais. Et ensuite pour toute la chorégraphie de l'opéra, on a travaillé avec lui pour être au plus proche des codes de l'opéra cantonais. C'est lui aussi qui fait la voix de Stephen Wong.

 

Law Kar-Ying dans A Chinese Odyssey II : Cinderella (1995).

 
HKCinemagic : Ah, il nous semblait bien reconnaître sa voix !
Laurent Courtiaud : Oui c'est bien lui qui chantait.

Julien Carbon : Il était génial et c'était un plaisir de bosser avec lui en tant que fans aussi. On l'aime beaucoup et vraiment toute l'équipe de l'opéra cantonais a été géniale. C'est des gens qui sont très rarement filmés. Il n'y a pas de réelle captation de leur travail aujourd'hui, c'est un art qui n'est pas vraiment aidé. Le Sunbeam Theatre (http://www.ua-sunbeam.com/index.htm) où on a filmé devait être détruit. Là ils ont un sursis, mais ils vivent dans des conditions très difficiles. C'est vraiment des gens passionnés. En tout cas c'était un choix logique, parce que c'est la personne qui connaît le mieux et qui était la plus adaptée pour ça.

Laurent Courtiaud : C'était très important pour nous que ce soit un vrai faux, mais enfin un vrai opéra cantonais. Il est très important dans le film, c'est l'utilisation du chœur dans la tragédie grecque qui expose la situation ; et puis c'est toutes les motivations, c'est la mise en miroir et en abyme du destin des personnages qui passe par cet état. C'est vraiment au cœur de l'articulation de l'histoire. Mais il fallait qu'il n'y ait absolument rien de factice, que ce soit un vrai opéra. Tout ce qu'on voit à l'écran c'est vraiment de l'art, la seule personne qui n'est pas un professionnel c'est Stephen, qui a donc travaillé intensivement pendant plusieurs semaines avec Law Kar-Ying.

Et le reste, le livret écrit par nous c'est une invention totale bien sûr, et donc adapté et mis en vers et en musique par Law Kar-Ying, dans un vrai théâtre d'opéra, avec une vraie troupe d'opéra. Du coup quand on a tourné avec les affiches dans l'entrée du théâtre on a eu plein de gens qui sont venus pour acheter des places. Sur l'affiche on voit Carrie, et « mis en scène par Law Kar-Ying », donc les gens sont passés, ils ont vu l'affiche, qui est assez cool, assez excitante. En général comme ils n'ont vraiment pas beaucoup d'argent, leurs affiches sont assez pourries. Ils n'ont vraiment pas beaucoup d'argent pour ça. Donc on a pris l'argent des spectateurs et on est partis (rires).

 
Meng Hoi et l'action
HKCinemagic : Autre nom qui nous a interpellés, celui du chorégraphe des scènes d'action Mang King-Hoi. On s'est demandé si c'était Meng Hoi.
Julien Carbon : C'est lui, oui.

Laurent Courtiaud : Meng Hoi, c'est celui de Zu.

 

Meng Hoi (à droite) dans Zu les guerriers de la montagne magique (1983),
avec Damian Lau, Adam Cheng et Yuen Biao.

 
HKCinemagic : On pensait qu'il ne tournait plus depuis des années.

Julien Carbon : Si, il est toujours là. Son frère [Meng King-Lung] joue un des mafieux. Il lui ressemble d'ailleurs.

Laurent Courtiaud : C'est celui qui se fait éventrer.

 
HKCinemagic : Quand vous avez des techniciens comme Meng Hoi ou Law Kar-Ying, qui sont également acteurs, vous n'avez pas envie de les faire jouer ?
Julien Carbon : Non, tout était déjà conçu.

Laurent Courtiaud : Il n'y avait pas vraiment de place pour. Mais c'était un plaisir égoïste. Law Kar-Ying par exemple, on a passé beaucoup de temps en studio avec lui, il nous a joué de la musique, il a chanté, donc c'était un vrai plaisir. Meng Hoi c'était un peu plus particulier parce qu'il y a peu de scènes d'action dans le film. Et comme on ne voulait pas que ce soit des arts martiaux, mais qu'elles soient très simples et aillent vraiment dans le sens du but qu'on s'était fixé, on avait déjà découpé nos scènes d'action.

Mais à Hong Kong, quand un directeur d'action arrive, c'est lui qui fait le découpage, c'est lui qui met en scène l'action. Sauf quand il est avec un réalisateur comme Tsui Hark par exemple qui sait très exactement ce qu'il veut. Evidemment nous on est des gweilos et on arrive, et là ils ont un peu commencé à… bon ça s'est bien passé, mais ils ont commencé à dire « On fait comme ça... ». Quand Carrie arrive et éclate les dents de Maria sur la table, ils ont commencé à vouloir lui faire faire un triple salto et qu'on la retourne, etc. On a dit à Meng Hoi « Non c'est vraiment juste ça ». Il a rouspété « Oh mais non ! C'est pas assez ! ». On a été un peu obligés de… on a un peu joué sur le fait que c'est des Occidentaux, ils ne savent pas et donc il faut accepter…

Julien Carbon : Il y a une vraie question de face dans cette histoire-là, parce que tous les chorégraphes de combat c'est des gens très particuliers. Ces équipes c'est des vrais machos. Les mecs sont en groupe, quand ils débarquent sur un tournage, ce sont de vrais spécialistes qui arrivent. C'est des durs. Ils sont super cools mais c'est des durs.

Laurent Courtiaud : En général le chorégraphe arrive, il dit « Petit, va fumer, tu reviens dans une heure et ta cascade sera faite ».

 

Action.
© Crédit Photographique - Morgan Ommer.

 
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