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34ème HKIFF et HKFM 2010
Préservation d’une identité hongkongaise ? 1/2 - Page 3
Infos
Auteur(s) : Arnaud Lanuque
Date : 19/5/2010
Type(s) : Compte rendu
Critique
Reflexion
 
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Personnes :
Gordon Chan Kar Shan
Soi Cheang Pou Soi
Chin Kar Lok
Felix Chong Man Keung
Louis Koo Tin Lok
Leon Lai Ming
Dante Lam Chiu Yin
Lau Ching Wan
Alan Mak Siu Fai
Richie Ren Yin Chi
Johnnie To Kei Fung
Michael Wong Man Tak
Wong Wai Fai
Films :
Accident
The Crash
Dog Bite Dog
Fire Of Conscience
Infernal Affairs
Lady Cop & Papa Crook
Love Battlefield
The Mission
Moonlight In Tokyo
Overheard
Coq de combat
Tiger Cage 3
Vengeance
Studios :
Milkyway Image (HK) Ltd.
 
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 Notes  
Photographies par Yannick Langevin


Alors, le cinéma de Hong Kong est il définitivement mort ? Pas encore… Tel un petit village gaulois, certains résistent encore et encore à « l’envahisseur » et essayent de faire des films fidèles à leur identité propre.

les polars
S’il y a bien un registre dans lequel le cinéma de Hong Kong demeure actif, c’est celui du polar. Et pour cause… La censure chinoise est tellement stricte sur ce sujet (impossibilité de montrer l’existence de criminels dans le pays) que la seule alternative est de faire de tels films à Hong Kong même. Heureusement, le public local a jusqu’ici répondu présent à ces tentatives, ce qui, avec les ventes internationales, permet de conserver le polar hongkongais comme un genre viable. Mais pour combien de temps ? La qualité demeurant au rendez-vous, cela présage d’un moyen terme positif. On a bon espoir que la situation se maintienne encore pour quelques temps.

Présenté dans le cadre du panorama Hong Kong du HKIFF, Accident est le nouveau Soi Cheang. Auréolé de sa nouvelle réputation d’enfant terrible du polar HK après Love Battlefield et Dog Bite Dogou Shamo, le jeune réalisateur fait ici équipe avec Johnnie To, le réalisateur de The Mission agissant ici en qualité de producteur.
Accident fait partie de cette nouvelle génération de polars hongkongais issus du succès de Infernal Affairs. Des films qui ne misent plus comme avant sur l’action mais davantage sur des scénarios malins, travaillés avec grand soin et couplés avec un visuel léché et moderne. Ce nouveau film de Soi Cheang part donc d’un concept séduisant : une équipe d’assassins spécialisés dans des meurtres camouflés en accidents qui se voit confronter au même traitement. Une histoire dans laquelle on trouve la marque de Johnnie To à travers les thèmes du destin et des personnages tendance anti héros (Louis Koo n’a rien de particulièrement sympathique). Le scénario du pool d’auteurs habituels de la Milkyway réserve de nombreuses opportunités à l’auteur de Shamo de démontrer son talent de metteur en scène. Que ce soit dans la description des enchaînements d’action tortueux des pseudo accidents ou dans la matérialisation des suspicions du personnage de Louis Koo, Cheang filme avec une précision chirurgicale, ne laissant rien au hasard et créant l’ambiance tendue adéquate. Le script a l’intelligence de ne pas se montrer trop ambitieux, exploitant jusqu’au bout son concept sans chercher à aller plus loin… une tentative qui aurait inévitablement abouti à se prendre les pieds dans le tapis. Cette modestie, ce sérieux de l’ensemble des personnes impliquées (bonne performance de l’ensemble du casting) permet à Accident d’être une des œuvres les plus plaisantes de l’année 2009 en provenance de Hong Kong.


Overheard marque lui le retour du duo Felix Chong/Alan Mak à la réalisation. Le duo avait été la force pensante derrière le succès de la trilogie Infernal Affairs mais avait moins marqué les esprits par la suite oscillant entre le sympathique (Moonlight in Tokyo) et l’oubliable (Lady Cop & Papa Crook). Ce dernier film marque un retour en force pour les duettistes, un thriller à la mécanique parfaitement huilée prenant pour cadre le monde de la finance.
Johnny (Lau Ching Wan), Gene (Louis Koo) et Max (Daniel) sont trois policiers de la brigade chargée de lutter contre les fraudes financières en charge de la surveillance d’un gros bonnet de la finance aux pratiques douteuses. Quand Gene et Max attrapent de sa bouche un intéressant tuyau sur le cours d’une action, ils décident d’effacer l’information de leurs écoutes et de l’utiliser à leurs fins pour se faire un peu d’argent. Ce faisant, ils mettent le doigt dans un engrenage qui va vite les dépasser.
L’idée de baser un thriller sur le monde de la bourse est particulièrement bien vue dans le cadre de la crise financière récente. D’autant plus que Hong Kong est une des places boursières les plus importantes d’Asie. Une facette qui, jusqu’ici, n’avait été utilisé que de manière très anecdotique par les scénaristes/réalisateurs de l’ex-colonie (souvenez-vous de Tiger Cage 3). Felix Chong et Alan Mak utilisent comme point de départ une simple opération spéculatrice pour décrire un redoutable engrenage duquel les personnages ne pourront s’extraire. Au contraire, comme pris dans des sables mouvants, chacune de leurs actions les fera s’enfoncer un peu plus. Il n’aura fallu qu’un moment de faiblesse, une seconde durant laquelle l’appât du gain aura été plus fort que les principes moraux pour déclencher cet inexorable processus. Outre le fait que le scénario décrit la manière dont les événements prennent une tournure toujours plus tragique avec une précision redoutable, la force du film repose sur des personnages très travaillé. Leur personnalité, leur environnement est longuement détaillé (le premier quart du film n’est qu’exposition des personnages). En cela, Chong et Mak retrouvent la force de leur Infernal Affairs et poursuivent leurs efforts à donner une nouvelle orientation aux thrillers de Hong Kong. Si on ajoute à cela une excellente musique (un domaine dans lequel Hong Kong a fait de gros efforts), des acteurs convaincants (mention spéciale à Louis Koo, on sera un peu plus perplexe quant à Michael Wong) et une réalisation appliquée, on est en droit d’attendre avec confiance le prochain polar du dynamique duo.

Autre habitué des polars : Dante Lam. L’ancien collaborateur de Gordon Chan, fort du succès de son excellent Beast Stalker, continue sur sa lancée avec Fire of Conscience, présenté en avant première au Hong Kong International Film Festival.
Suite à la mort de sa femme, Manfred Wong (Leon Lai) est en pleine phase de dépression. Son laisser aller se ressent sur son travail de policier et finit par attirer l’attention des affaires internes [Internal Affairs ou IGS]. Il se retrouve à travailler avec l’ambitieux Kee (Richie Ren) sur une dangereuse affaire de trafic d’armes.
Fire of Conscience est un nouveau polar ambitieux pour Lam qui s’inscrit toujours plus loin dans la nouvelle tendance du polar hongkongais. Le scénario part en effet de trois affaires différentes (le meurtre d’une prostituée, le vol d’un téléphone portable et un trafic d’armes) et s’essaie à les relier entre elles pour converger vers un final cohérent. L’entreprise n’est pas aisée et est rendue encore plus difficile par les intentions parfois contradictoires des concepteurs du film.
D’un coté, Lam et son scénariste veulent à tout prix donner du poids à leurs personnages. Tous ont donc leurs histoires personnelles et leur moment d’introspection, les deux protagonistes principaux se taillant évidemment la part du lion. Des développements qui pèsent sur le cours d’une histoire déjà touffue et en ralentissent dangereusement le rythme. Les choses ne sont pas arrangées par un casting inégal. Les seconds rôles s’en sortent à peu près mais Leon Lai, malgré une barbe fournie, montre ses limites dans le registre du flic dépressif. Dans le cadre d’un scénario se basant autant sur ses personnages, son manque d’expressivité porte un coup sérieux à l’entreprise.
D’un autre coté, Lam souhaite manifestement offrir un divertissement d’action spectaculaire. Avec l’assistance de Chin Kar Lok et Wong Wai Fai, il propose quelques séquences bien troussées où les explosions ont la vedette. Malheureusement, aucune d’entres elles ne se distinguent du tout venant. Seule la toute première, par lequel le film débute, laisse une impression durable. Le reste se laisse regarder sans déplaisir mais n’arrachera pas de cris d’excitation de la part de l’amateur de spectacle violent. Le final est à ce titre particulièrement plat pour une production de cette nature.
Fire of Conscience illustre les risques de cette nouvelle génération de polars hongkongais. Le scénario a pris une importance telle que les moindres petits défauts dans sa conception ou son exécution prennent une taille majeure dans le produit fini. Le risque, c’est que les réalisateurs de polars pèchent par excès d’ambition et se prennent les pieds dans le tapis à force de vouloir trop en faire. Une tendance visible au sein de Fire of Conscience mais également présente dans le Vengeance de Johnnie To, pourtant un habitué des polars aux trames simples.

 
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