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Montée en puissance de la Chine Continentale 2/2 - Page 2
Infos
Auteur(s) : Arnaud Lanuque
Date : 19/5/2010
Type(s) : Compte rendu
Critique
Reflexion
 
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Personnes :
Lawrence Ah Mon
Dennis Chan Kwok San
Jackie Chan
Philip Chan Yan Kin
Gigo Lee Ji Hang
Lin Miaoke
Alice Mak
Brian Tse Lap Man
Jean-Claude Van Damme
Wong Jing
Charlie Young Choi Nei
Films :
37
Besieged City
Kickboxer
McDull Kung Fu Kindergarten
Wushu
 
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 Notes  
Photographies par Yannick Langevin


L’influence de la montée en puissance de la Chine et de son marché sur l’industrie cinématographique hongkongaise n’a pas que des conséquences néfastes. Pour peu que les scénaristes et metteurs en scène évitent les (nombreux) sujets qui fâchent, ils ont à leur disposition un vaste réservoir de talents, de superbes paysages et de fascinantes cultures.

Et s’il y en a bien un à Hong Kong qui l’a compris, c’est Dennis Chan. Grand spécialiste des petits rôles en tous genres (y compris sa participation au Kickboxer de Jean-Claude Van Damme) et touche à tout derrière la caméra (c’est à lui qu’on doit un certain nombre de films crédités à Wong Jing), le frère de Philip Chan a tout fait durant l'âge d’or du milieu des années 80/début 90. A la fin des années 90, il avait décidé de se retirer de l’industrie et se consacrer à des projets plus personnels comme un site internet consacré à l’histoire Chinoise. Au milieu des années 2000, il décide de s’impliquer à nouveau dans le cinéma mais finis les travaux alimentaires, il est déterminé à travailler sur des projets personnels ou à aider des gens passionnés et talentueux à émerger. On le retrouve ainsi au générique du Besieged City de Lawrence Ah Mon, de la production de Jackie Chan Wushu ou encore de la première réalisation du directeur photo Gigo Lee, Wild Horse From Shangri La. Ce dernier film, tourné au Tibet, utilisait un scénario simple (un jeune garçon particulièrement doué à la course qui participe à un marathon afin d’obtenir l’argent nécessaire à sauver sa soeur) pour se concentrer sur ses personnages et leurs émotions. C’est dans un esprit équivalent que Chan a réalisé 37.

Charlie Yeung, Lin Miao Ke et Dennis Chan sur le tournage de 37

Le film raconte l’histoire de Shang Yu (Charlie Yeung), une ambitieuse « working woman », femme d’affaires, de Hong Kong qui est envoyée en mission au fin fond de la Mongolie Intérieure, dans la région chinoise d’Hulunbuir. Accompagnée de sa fille Milie (Lin Miao Ke, célèbre pour avoir chanté l’hymne Chinois (en playback) lors de l’ouverture des Jeux Olympiques de Beijing), elle doit s’adapter avec les conditions de vie locales, loin du confort de la mégalopole. Peu à peu, mère et fille découvrent dans ce nouvel environnement un autre sens à donner à leur vie.
Ce sont des chants d’enfants mongoles qui ont inspirés Dennis Chan le concept de 37 (le titre fait référence au nombre d’enfants composant le chœur principal), une histoire de retour au source et de redécouverte des valeurs humaines essentielles. Rien de foncièrement original mais ce que le film perd en surprise, il le gagne en sincérité et en émotion. 37 est en effet une œuvre poignante où Chan met en exergue les valeurs de solidarité et d’amour. Son traitement fait preuve d’une belle pudeur. Il vise au cœur de ses personnages, prend soin de capter leurs émotions les plus profondes et refuse de se laisser prendre au piège de la mièvrerie ou du misérabilisme. Difficile de ne pas être touché par les scènes où les locaux partagent avec ces deux étrangers leur culture et leur peu de biens, toujours mus par une étonnante sincérité. Totalement inspiré par son scénario, Chan adopte une réalisation à la fois ample et resserré. Ample, quand il met en valeur les superbes paysages du nord-est de la Chine ou quand il rend hommage à ses maîtres de cinéma (voir la sympathique référence à John Ford). Resserré quand il se concentre sur les sentiments de ses personnages. Pas de montage épileptique ou de figure de style inutile, Chan croit en son histoire et vise l’efficacité sans fioriture de nature à distraire de l’essentiel : L’émotion. La démarche passionnée du projet semble avoir contaminé l’ensemble des intervenants impliqués dans 37. De Charlie Yeung au directeur photo en passant par le compositeur (très belles compositions autour des chœurs mongols), tous livrent un travail de grande qualité. Pas de doute, avec 37, Dennis Chan a signé son chef d’œuvre ! Et sa démarche passionnée, pas si courante dans l’industrie cinématographique, incite à attendre avec impatience ses prochains travaux dans ce contexte de co-production qui lui réussit si bien.

Depuis le retour dans le giron de la RPC, les relations entre la Chine et Hong Kong demeurent délicates, que ce soit au niveau gouvernemental qu’entre les habitants de chaque entité. Un terreau propice à des scénarios de cinéma intéressant tant que ceux-ci ne sont pas dilués dans le politiquement correct. En 2009, c’est une des personnalités les plus célèbres et les plus populaires de Hong Kong qui s’y engagea : Mc Dull.
Voir ce quasi symbole de la culture hongkongaise s’engager sur le terrain miné du marché Chinois pouvait légitimement faire craindre le pire. Mais le petit cochon rose s’y aventure avec sa candeur habituelle et parvient à éviter une bonne partie des obstacles mis sur son chemin. Dans Mc Dull Kung Fu Ding Ding Dong, le sympathique animal est envoyé par sa mère dans le monastère de Wu Tang afin d’y apprendre le Kung Fu. Un nouvel environnement qui n’a rien de familier pour ce natif de Kowloon.
La relocalisation de Hong Kong à la Chine oblige Brian Tse (le scénariste) et Alice Mak (créatrice de Mc Dull, toujours vigilante quant à sa création) à mettre la pédale douce sur les références propres à la Special Administrative Region (SAR). Le film utilise donc davantage des idées universelles (l’importance de la nourriture, les problèmes de déjection…) ou communes aux Chinois (le Kung Fu) pour alimenter ses séquences comiques. Dans le même ordre d’idée, un ancêtre Chinois au cochon rose est créé pour l’occasion et a pour nom Mak Zi, grand inventeur d’objets inutilisables. Les séquences où il apparaît sont aussi amusantes que visuellement réussies. Mais Mc Dull n’oublie pas complètement son identité dans ce processus général de sinisation. Le petit cochon demeure un Hong Kongais avec ses caractéristiques et habitudes. Par petites touches discrètes (les nouilles instantanées, le gout d’un certain mode de vie), cette facette reste constamment présente et fonde une partie des actions de Mc Dull dans son nouvel environnement. Son caractère gentil, honnête et un peu naïf, les autres facettes fondant sa spécificité, sont également toujours présents. Sans se trahir, avec un naturel désarmant, Alice Mak et Brian Tse ont su élargir la portée des aventures de leur petit cochon.
D’un point de vue technique, le film est un retour au tout dessin animé après un 3ème opus qui mélangeait animation et prises réels. L’informatique est très largement mise à contribution mais le graphisme général demeure fait de couleurs pastelles et de figures rondes. Une esthétique « mignonne » conforme à l’esprit de l’œuvre d’Alice Mak qui achève de faire de ce Mc Dull une nouvelle petite réussite.

 
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