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Interview Law Kar : l'historien du cinéma de Hong Kong
Les réalisateurs experts du Wu Xia Pian [NEW] 1/1 - Page 4
Infos
Auteur(s) : Thomas Podvin
David Vivier
Date : 12/1/2005
Type(s) : Interview
 
 Liens du texte  
Personnes :
Chang Cheh
Chu Yuan
Gu Long
King Hu
Ang Lee
Tsui Hark
Zhang Yimou
Zhang Ziyi
Films :
L' Epée de la vengeance
La Cité interdite
Le Secret des poignards volants
Seven Swords
Lexique :
H.K.F.A.
 
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Page 3 : Les genres de films à HK
 
 Notes  
Interview menée au HK Film Archive à San Wai Ho.

Un grand merci à M. Law Kar pour avoir partagé son précieux temps avec nous.

Merci également à Pierre Rissient, Albert Lee et Angela Tong.


Les réalisateurs spécialistes du wuxiapian
HKCinemagic : Quelques cinéastes ont fait des wuxiapian très atypiques, parlons-en un peu.

Law Kar : Nous ne devrions pas oublier les films de Chor Yuen, inspirés par les romans de Gu Long. En fait, Chor Yuen n'a réalisé que ce type de wuxiapian romantiques, teintés d'un peu de suspense, et parfois comme un thriller, et avec de jolies femmes et de beaux hommes. En fait les romans d'arts martiaux de Gu Long incorporaient beaucoup de gadgets et de détails des films de James Bond. Il était très influencé par ce genre de choses et il l'a transposé dans un contexte chinois. Donc en fait, il s'agit de James Bond au pays des merveilles chinois. Il y avait de nombreuses jolies filles. Parfois des chevaliers se déguisent en jolies filles et se transforment soudainement en hommes. Il y avait beaucoup d'intrigues aussi. Et Chor Yuen a adapté ces romans en un genre unique. Un mélange d'intrigue et d'histoires d'amour romantiques.

"James Bond au pays des merveilles chinois", Ti Lung et Li Ching dans le film de Chor Yuen, Clans of Intrigue

Et puis, il y a les films de Chang Cheh et de King Hu. Et ceux de Tsui Hark. Je pense que Tsui est le descendant de King Hu et a poussé son style à l'extrême. Si King Hu utilise un saut et un combat de cinq minutes dans une forêt de bambous, Tsui Hark le fera en 15 minutes, avec des centaines de sauts dans les airs, comme dans un manga. Tous deux attachent une grande importance dans la représentation du héros, ils y consacrent beaucoup d'énergie. Ils attachent aussi beaucoup d'importance dans la façon dont les personnages interagissent également, la façon dont ils bougent et comment ils utilisent leurs armes. Ils se soucient aussi du contexte historique et du cadre pour rendre le tout plus authentique. Tsui ne rend pas toujours le film authentique, cependant, parfois il se moque de l'authenticité. Il suit sa propre voie, fait des films plus purs et visuels, dans le but d'exprimer ses sentiments. Mais il n'a pas que pour ambition que de présenter simplement l'héroïsme [de ses personnages]. Il est cultivé. Il connaît les contextes historique et spirituel du wuxiapian.

Je pense que Zhang Yimou ou Ang Lee se sont essayés aux films d'arts martiaux une ou deux fois, mais ne sont pas des maîtres ou des experts du genre, pas encore. [Au moment de l'interview, Zhang n'avait pas encore réalisé Curse of the Golden Flower, ndlr].

 
HKCinemagic : Considérez-vous Hero (2002) ou House of Flying Daggers (2004) comme de vrais wuxiapian ?
Law Kar : Ce sont des wuxiapian, oui. Mais ce sont des bizarreries dans la filmographie de Zhang Yimou, et peut-être qu'il s'aventurera à nouveau dans ce genre. Selon moi, ce ne sont pas des films qui lui sont propres, il n'a rien créé de spécial encore dans ce genre. Il a recyclé des choses provenant de Tsui Hark et de King Hu. Et puis, Zhang Ziyi dans ses films est plutôt soumise. (Rire général). Zhang Ziyi est violée par des hommes plusieurs fois dans House Of Flying Daggers. Notons toutefois qu'il continue d'utiliser Zhang Ziyi. Aux yeux des Occidentaux, peut-être que les personnages masculins dans les films de Zhang Yimou se doivent d'essayer de coucher avec Zhang Ziyi.
 
HKCinemagic : Donc s'il n'y a pas de Zhang Ziyi, le film ne serait plus si intéressant ?
Law Kar : Oui, je pense qu'il ne le serait pas (rires).

Zhang Ziyi dans House of Flying Daggers de Zhang Yimou.

 
Évolution du genre wuxiapian
HKCinemagic : Revenons aux wuxiapian, le genre a évolué avec les nouvelles technologies et en suivant aussi le goût du public. Même les films d'arts martiaux bourrés d'effets spéciaux numériques peuvent faire partie de la famille du wuxiapian ?
Law Kar : Selon moi, l'essence du wuxiapian doit reposer sur des sortes de légendes qui ont eu lieu dans le passé, dans une Chine ancestrale. S'il s'agit d'une histoire dans un contexte contemporain, ce n'est pas un wuxiapian. Le cadre ou le contexte qui nous attire au wuxiapian est ce genre d'histoires qui a eu lieu il y a très longtemps. À cette époque, les gens pouvez voler, ils avaient un je ne sais quoi que l'on ne peut comprendre aujourd'hui. Pourquoi ces gens pouvaient voler ? Parce qu'il s'agit du passé. Peut-être que dans le passé, il y avait des gens qui pouvaient faire ce genre de choses. Donc il s'agit d'un contexte passé. Et puis, il y a aussi les costumes [et accessoires] qui confèrent aux personnages des caractéristiques d'ordre mythiques.
 
HKCinemagic : Quelle est la situation actuelle pour le genre ?
Law Kar : De nos jours, de tels films sont de plus en plus durs à produire à HK. Donc après les films de Tsui Hark du début des années 1990, et pendant plus de dix ans, il n'y a pas eu de wuxiapian [sauf peut-être Storm Riders et The Blade, ndlr]. Car ils demandent un lourd investissement en argent et en temps. Les effets spéciaux, tous les costumes et les décors coutent des millions. Maintenant, nous ne n'avons plus les moyens pour de telles productions. Il faut faire de tels films en Chine, avec des co-production sino-hongkongaises, avec des capitaux chinois et pour le marché chinois, et même exporter les films vers d'autres pays. Et alors seulement, vous pouvez gagner de l'argent. Personne ne fera plus ce type de films à HK seulement, à cause des risques. Donc les seuls wuxiapian produits après Crouching Tiger Hidden Dragon / Tigre et dragon (2001) [une co-production sino-américaine, ndlr] sont des films faits en Chine et à destination du public chinois. Maintenant Tsui Hark se prépare à faire un nouveau wuxiapian en Chine aussi [Seven Swords, pour rappel, l'interview date du début 2005, ndlr].
 
HKCinemagic : Il y a une exception, The Storm Riders (1998).
Law Kar : The Storm Riders, peut-être, oui.
 
HKCinemagic : C'est le seul exemple, je crois.
Law Kar : Le film a bénéficié de l'appui de commanditaires de Chine [Tian Shan Film Studio] et a pu sortir en Chine. Donc ils ont pu dépenser beaucoup d'argent pour le film.
 
HKCinemagic : C'était tout de même un gros risque pour la Golden Harvest que d'investir tant d'argent pour un tel film.
Law Kar :Oui. De toute façon, le wuxiapian n'est plus une mode dans les communautés sinophones, je pense, plus une mode importante en tout cas. Bien que certains d'entre eux sont devenus des blockbusters, comme The House of Flying Daggers ou Hero et cela une ou deux fois par an.
 
HKCinemagic : Des amis chinois me disent qu'ils ne reconnaissent pas de tels films, qu'ils ne les aiment pas. Mais les Occidentaux les adorent. Au final, ces films sont faits pour les étrangers et non plus pour les Chinois, n'est-ce pas ?
Law Kar : Je pense que dans le cas des films de Zhang Yimou, ils ne sont pas uniquement faits pour le marché étranger, mais aussi pour le marché chinois. En fait, ces deux films, Hero et House of Flying Daggers, ont rencontré un certain succès en Chine Populaire, n'est-ce pas ? Pas à Hong Kong, mais en Chine et à Taïwan aussi. Je ne sais pas pourquoi, mais il doit y avoir des wuxiapian faits en Chine et à l'occasion ils essayent de plaire au public chinois et aussi au public étranger. Et ils en font peut-être deux ou trois par an. Mais je pense que cela ne sera pas une mode comme avant, il n'y aura que deux ou trois films faits par an en Chine. C'est encore moins à HK. Parfois il n'y en a même pas un fait à HK par an. Car nous ne pouvons plus nous permettre des films à gros budget maintenant. Nous n'avons que des petits budgets actuellement à HK.

Zhang Ziyi et Jet Li dans Hero de Zhang Yimou.

 
A propos de la Hong Kong Film Archive (HKFA).
La cinémathèque de HK ou HKFA se situe au 50 Lei King Road, Sai Wan Ho à Hong Kong.

Elle est ouverte depuis janvier 2001 après plus de sept ans de préparations.

L'objectif de la HKFA est d'acquérir, de conserver et de cataloguer les films de HK et le matériel en relation avec ces oeuvres. Elle propose également des films, des informations et du matériel associés, des installations, et un service de renseignements au service de l'industrie du film et des chercheurs. La HKFA organise des rétrospectives, des expositions, des séminaires, s'occupe de la recherche et de publier des ouvrages sur l'histoire du cinéma de Hong Kong.

La HKFA publie aussi des livres, comme la série des Hong Kong Filmography et la série des monographies sur les vétérans du cinéma de Hong Kong Film.

Source : Le site de la HKFA

 
 
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