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Interview Chee Keong Cheung, Bodyguard: A New Beginning
Faire un film à HK 1/1 - Page 4
Infos
Auteur(s) : Thomas Podvin
Date : 30/12/2008
Type(s) : Interview
 
 Liens du texte  
Personnes :
Stephanie Langton
Carl Ng Ka Lung
Richard Ng Yiu Hon
Shing Fui On
Vincent Sze
Cary-Hiroyuki Tagawa
 
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HKCinemagic: Avez-vous pour habitude de changer le scénario en plein tournage?
Chee Keong Cheung: Ce n’est pas le cas tout le temps mais ça arrive. J’aime bien laisser les acteurs apporter certaines choses sur le tournage (et les incorporer ainsi dans l’histoire). C’est un travail d’équipe en somme. Pour n’importe quel film, la clé réside dans le casting et il est important de permettre aux acteurs de contribuer et d’apporter des idées par rapport à leurs personnages. Il est certain que le scénario est le plus important tout autant que la structure narrative mais j’aime garder une certaine liberté. La clé avec l’improvisation et toutes les suggestions qui peuvent être apportées c’est de pouvoir s’assurer du contexte et des fondations mêmes de l’histoire : « c’est ce que l’on doit faire ressortir du scénario, c’est ce vers quoi nous voulons aller ».
 
HKCinemagic: La version finale de Bodyguard était-elle proche du scénario original ou pas du tout ?
Chee Keong Cheung: Je dirais que c’est un mélange qui s’est fait par nos choix narratifs et par les restrictions budgétaires. Travailler avec un budget limité oblige à utiliser et optimiser toutes les ressources présentes mais c’est certain que comme pour toutes productions indépendantes, il y a des restrictions et limitations qui nous obligent parfois à couper certaines scènes. Malheureusement c’est ce qui arrive souvent et le but est ensuite de s’assurer que la trame est respectée malgré tout. Et puis une fois sur le tournage, on se rend compte que certaines idées d’origine ne fonctionnent pas donc il faut réécrire des scènes et puis parfois il y aussi un rendu beaucoup plus intéressant à l’écran que sur papier. C’est un processus excitant en somme.
HKCinemagic: Ca ressemble au système de tournage guérilla des réalisateurs hongkongais, d’ailleurs connus pour ça. Ils travaillent à partir d’une première ébauche puis évoluent en fonction des contraintes du tournage.
Chee Keong Cheung: J’aime beaucoup cette manière de travailler. Pour être honnête, faire un film à HK était une manière d’expérimenter ça aussi. Après avoir passé beaucoup de temps en Angleterre, y avoir réalisé des films, se retrouver à HK permet de réfléchir autrement. Je me suis donc adapté à cette approche et j’ai fait en sorte que ça fonctionne. Ca apporte beaucoup plus de liberté, c’était intéressant même s’il m’a fallu un peu de temps pour ingurgiter tout ça.

Je parle cantonais mais pas couramment. Cary-Hiroyuki Tagawa est américain, Stephanie Langton anglaise et aucun ne parlait chinois. Richard Ng et Carl Ng parlent anglais et chinois. Ca a donné un mélange étrange parce qu’à HK je parlais à mon co-producteur, Ean Tang et mon directeur de la photographie en anglais et à mon assistant réalisateur en chinois ainsi qu’à d’autres acteurs comme Shing-Fui On. C’était un véritable mélange et j’ai passé mon temps à changer de langue en fonction de mes interlocuteurs. Le premier jour, j’ai parlé en anglais puis très vite j’ai réalisé que certaines personnes de l’équipe et du casting ne comprenaient pas tout. Donc il fallait que je répète tout en chinois (du mieux que je pouvais). Et puis traduire d’une langue à une autre n’est pas si évident, du coté “occidental”, on discute aussi bien des attitudes que des sentiments alors que du côté HK ce n’est pas aussi appuyé et en traduisant certains aspects sont oubliés.

A HK, tout est plus direct dans le genre “qu’est-ce que tu veux ? De quoi as-tu besoin ?”. Il n’y a pas de tergiversations et tout se fait très rapidement. C’est un peu le contraire pour nous mais ce n’est que mon opinion. Les deux manières de faire ont leurs avantages et inconvénients. J’ai trouvé que l’équipe de HK étaient très professionnelle, de vrais travailleurs et très efficaces mais ça ne veut pas dire que du coté anglais ce n’est pas le cas.

HKCinemagic: En même temps, le directeur de la photographie Henry Chung et le producteur Mike Leeder sont tous les deux habitués à la manière de faire de HK. Ils vous ont aidé sur ce plan ?
Chee Keong Cheung: Travailler avec eux m’a beaucoup aidé et en tant que réalisateur il faut s’adapter. Il faut que tout le monde puisse comprendre votre vision, quelque soit le pays dans lequel vous travaillez, il faut pouvoir mettre tout le monde au même niveau et optimiser son temps comme il se doit. Mais cette approche est assez universelle maintenant, il suffit juste de bien le prendre en compte. En tant que réalisateur, la clé est de transmettre vos idées à votre équipe et de créer un environnement propice pour raconter une histoire.

On a tourné à peu près deux semaines à HK. C’est très différent par rapport à l’Angleterre. Ca a été un tournage très intense et avec de la chance les spectateurs se rendront compte de tout ce qu’on a pu réaliser.

Mike Leeder et son co-producteur Ean Tang ont tout fait pour que le film se fasse dans de bonnes conditions à HK. Comme je l’ai dit précédemment, ils ont recruté tellement de gens talentueux aussi bien devant que derrière la caméra et de pouvoir bénéficier de toutes ces expériences a été incroyable. Henry Chung à l’œil pour ça, toutes les scènes tournées à HK, il les a photographiées et le rendu est excellent.

J’ai remarqué, que lorsqu’on vit à Londres, on ne fait plus attention à la ville, ses monuments et lieux touristiques. Alors souvent quand on tourne, on ne cherche pas à filmer la ville telle qu’elle est ou on l’oublie même. A HK, je voulais filmer tous les extérieurs et les gratte-ciels les plus connus mais ce sont des endroits que les hongkongais ne voient plus non plus.

Quand j’étais à HK, dès que je voyais un lieu, comme le toit d’un immeuble ou une rue et je disais « OK, on n’a pas besoin de décors ici ». Le lieu en lui-même apporte une valeur ajoutée au film. Comme voir un homme dans la rue poussant un chariot, je préfère le garder à l’écran plutôt que de l’éliminer au montage. C’est, à mon avis, ce qui donne quelque chose de neuf et d’unique au film. En tant que réalisateur, je profite de tout ce qui est disponible au moment de filmer pour ajouter un plus au film, malgré le petit budget. Quand on travaille avec un budget limité, c’est très important de pouvoir montrer et de s’approprier des endroits éclectiques et variés.

 
HKCinemagic: Donc très « guérilla » dans le style... Avez-vous filmé dans des endroits bondés en cachette ou avez-vous fait évacuer les rues ?
Chee Keong Cheung: Pour toutes les scènes d’actions, et pour des raisons de sécurité, il fallait tourner dans des endroits sécurisés. Mais pour toutes les autres scènes où on évoluait en plein centre ville, nous étions une petite équipe et on suivait Vincent Sze (le bodyguard) et Stéphanie Langton, en les filmant alors qu’ils étaient traqués et poursuivis en pleine rue et dans les marchés. Il n’y a eu aucun problème, ce qui était génial. Il y a eu aussi des moments plus chaotiques mais c’est ce qui rend les choses aussi plus authentiques et moins formatées et ça fait parti des ces jours où on en a profité le plus.
A HK, les gens s’adaptent très vite et ils sont efficaces, tout est fait sans complications. Et c’est ce que j’aime.
 
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