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Festival du Film Asiatique de Deauville 2008
Un peu de douleur dans un monde de putes 1/1 - Page 3
Infos
Auteur(s) : Bastian Meiresonne
Maxime Brun
Date : 29/6/2008
Type(s) : Compte rendu
Critique
 
 Liens du texte  
Personnes :
Soi Cheang Pou Soi
Stephen Chow Sing Chi
Feng Xiaogang
Shawn Yue Man Lok
Films :
Héros de guerre
Dog Bite Dog
Coq de combat
 
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 Notes  
Remerciements aux organisateurs du Festival Deauville Asia et au Public System Cinéma.


Cinq films en compétition cette année et une certaine nouveauté des pays présentés par rapport aux années précédentes. Exit la Corée du Sud, un seul film de Hong Kong et désormais la Chine et la Thaïlande aux côtés de deux représentants japonais pour une sélection particulièrement intéressante.
Si le film chinois (Héros de guerre/The Assembly) mise sur une traditionnelle et classique épopée belliqueuse influencée par certains blockbusters américains et qu’un des deux films japonais (Black Belt) se situe dans la tradition assez peu audacieuse du film de karaté, force est de constater une certaine originalité chez les autres concurrents. Quant à la Thaïlande (Opapatika), elle prouve une nouvelle fois son incomparable maîtrise, cette fois proche de la BD, deux films (Crows Zero et Coq de combat/Shamo) sont concrètement des adaptation live de mangas.

Takashi Miike revient en pleine forme avec son dernier film, Crows Zero, plus fun que jamais. Adapté d’un manga, Worst, qui met en scène de jeunes lycéens désireux de s’emparer du pouvoir absolu sur leur établissement, le film est la concrétisation du rêve de tout geek du cinéma désireux, pour sa part, de s’emparer de l’iconographie et du style du mangaka Takahashi Hiroshi. Ce dernier est d’ailleurs à l’écriture derrière Crows Zero.


Crows Zero


Si l’on pense immanquablement au génial Blue Spring (adaptation du manga du même nom de 2001) de Toyoda Toshiaki, qui surfait sur la même tendance du lycéen à la coiffure hype et à la violence débridée dans un lycée concentrant toute la misère dépressive de la jeunesse japonaise, la comparaison s’arrête en fait nettement à cette considération de surcroît relativisée dans le film de Miike. Le contexte social et psychologique est superflu et renforce merveilleusement le côté bourrin de l’histoire. Car ce que l’on cherche et qu’a magnifiquement reproduit le cinéaste, c’est deux heures de street-fights, de scènes où des glandeurs prétentieux à l’attitude cool anti-système ne jurent que par la supériorité que dégage leurs maigres mais fondamentales responsabilités dans des gangs où il fait bon marcher en groupe, main dans les poches, le front haut.
La caractéristique essentielle de Crows Zero réside dans ce que Miike à su parfaitement, et de manière absolument jouissive, retranscrire l’univers de manga. La qualité plastique de l’image et l’efficace sobriété de la mise en scène n’ont d’égal que le jeu des acteurs et les situations plus ou moins absurdes auxquelles ils se confrontent. L’humour de Stephen Chow pointe son nez lors d’une partie de quilles humaines aux SFX cartoonesques et côtoie des jeux puérils où un balafré se fait humilier par ses camarades devant de resplendissantes jeunes filles qui partent, laissant la clique de puissants mâles férus de baston pantois, comme dans tous bon manga qui se respecte. La façon qu’ont les acteurs de se tenir et de communiquer (le travail des dialogues est remarquable) ainsi que l’exploitation de l’espace et de l’enchaînement des actions est d’une rigueur incroyable et donne l’illusion d’assister à un manga vivant. Le terme d’adaptation live n’a jamais aussi bien porté son nom qu’avec Crows Zero, définitivement un des moments forts du Festival.


Shamo

Tout au contraire de Crows Zero, Shamo (adaptation du manga « Coq de combat ») a peiné à convaincre. Cherchant visiblement à réitérer les formules du succès de son précédent Dog bite Dog, Soi Cheang enferme donc ses personnages dans un univers totalement hermétique, fait de coups et de blessures. Le spectateur s'en prend donc plein la gueule dès les premières images du film en étant balancé en plein milieu d'un combat acharné entre deux adversaires féroces.
Ceux venus chercher le plein d'adrénaline en seront pour leurs frais: les combats sont nombreux et hargneux et Shawn Yue convainc dans le rôle principal d'un jeune dénué de tous sentiments. En revanche, tous ceux qui chercheraient un peu plus de subtilité, comme il est le cas dans Crows Zero (et tous ceux familiarisés avec le manga véhiculant un vrai message), seront forcément déçus. Les incohérences sont plus présentes que l'histoire, ultra légère, et les personnages plus abrutis qu'un poids mouche mis K.O par un poids lourd; mais c'est surtout une fin réellement putassière, qui parachève de faire sombrer l'intrigue dans un ridicule en faisant dire à ces personnages l'exact contraire du message véhiculé dans le manga.

Parmi les autres compétiteurs de cette sélection, Black Belt (d'anciens frères d'armes vont s'entredéchirer pour tenter de désigner le successeur à la mort de leur sensei) est une épopée historique un brin ronflante sur l'avènement du karaté au Japon, tandis que Opapatika (un chasseur sans foi, ni loi s'attaque à une bande d'immortels) est un pur plaisir coupable comme seuls les thaïs savent en faire.


Black Belt
conclusion

Le premier prix est finalement revenu au film chinois de Feng Xiaogang, Héros de guerre. Si le choix de célébrer un film qui prône les valeurs de la guerre dans un contexte nationaliste est largement discutable, on est surtout surpris par le manque d’audace dans le choix artistique. Le film est en effet une formidable synthèse de tous les poncifs d’un certain format du blockbuster international qui ne vise qu’à promouvoir un cinéma flatteur dans son approche de l’action et de la violence, avec notamment ce toujours incroyable manque de discernement entre l’expression de la violence et la violence elle-même. On sent le goût amer du conformisme derrière ce palmarès.

 
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