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Festival du Film Asiatique de Deauville 2008
Un peu de douceur dans un monde de brutes 1/1 - Page 2
Infos
Auteur(s) : Bastian Meiresonne
Maxime Brun
Date : 29/6/2008
Type(s) : Compte rendu
Critique
 
 Liens du texte  
Personnes :
Edmond Pang Ho Cheung
Alexi Tan
Simon Yam Tat Wah
Films :
AV
Blood Brothers
Exodus
Isabella
Men Suddenly In Black
You Shoot, I Shoot
 
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Cette année, les films proposés hors compétition avaient le mérite de l’éclectisme. S’ils n’avaient malheureusement pas la qualité de l’exception (nombre de films comme Useless de Jia Zhang-Ke n’étaient pas des exclusivités), quelques découvertes furent intéressantes, du premier film d’Alexi Tan, Blood Brothers, (dont nous vous invitons à lire en détail la critique de Maxime, ainsi que l'interview de son réalisateur), à l’intriguant Flower Girl, film patriotique nord-coréen du début des années 70 s’arrêtant malheureusement à cette seule considération originale.


Blood Brothers

A l’instar des films présents en compétition, l’honneur était à la femme cette année.

Pan Jianlin, cinéaste chinois, présentait son premier film, Endless Night, docu-fiction autour d’une femme abusée sexuellement. Cette dernière est jouée par une comédienne qui récite un texte tout en douceur, s’opposant à la violence du propos. Propos soutenu, discuté ou dénoncé par plusieurs intervenants qui parlent à différents moments du texte. Du développement masculin de la place de la femme dans une société machiste au propos même de femmes plutôt soumise à l’idée, Endless Night ne cache pas son ambition provocatrice dans un pays aux mœurs assez déroutantes.
Il en ressort un net penchant pour la soumission féminine donc, ainsi qu’un réservoir d’émotions qui va du pur sadisme dérangé à la fragile acceptation d’une société glacée. Fondamentalement pessimiste sur le fond, le film donne le la sur un ton joyeux, souvent amusant avec son lot de personnages naïvement méchants, et forcément percutant. La forme est peu originale mais n’obstrue pas les passionnantes et nombreuses interventions qui vont, crescendo, suivant l’horreur progressive de la narration. On reste tout de même un peu sur notre faim devant la sagesse du montage et le peu d’interventions véritablement cinématographiques. Le jeu subtil et dérangeant de l’imagination, car jamais l’image n’élabore quoi que ce soit de ce que nous décrit l’histoire, est cependant très bien pensé.
On sort donc un peu sonné devant tant d’aberration humaine traitée sur un mode si burlesque, et la tristesse générale n’est pas vraiment faîte pour nous rassurer. Endless Night est un très bon film contemporain où la parole est suffisamment significative pour être considérée comme essentielle. Pan Jianlin a de l’avenir dans le genre, mais il n’est pas certain qu’il puisse passer le cap de la pure fiction.


Endless Night

Exodus décrit carrément un complot manigancé par les femmes pour exterminer la gente masculine; du moins, ce dont est persuadé un simple flic sans histoires, qui s'ennuie ferme dans son triste quotidien.
On pourrait quasiment parler de "film concept" dans ce pamphlet signé Edmond Pang, sans aucun doute l'un des talents les plus prometteurs du récent cinéma hongkongais. En fait, Exodus combine son penchant pour un humour souvent corrosif (You shoot, I shoot; Men suddenly in black, AV) avec l'approche plus auteurisante développée sur son précédent, Isabella. Le film commence ainsi sur l'étrange scène d'un homme passé à tabac par une foule d'hommes-grenouilles (le plongeur, pas l'animal). La suite ne sera pas du même acabit visuel évident, mais plutôt dans un style humoristique sec et décalé. L'entière intrigue repose sur le jeu tout en retenue de l'immense Simon Yam et dans l'art et la manière du réalisateur à réussir à instaurer une atmosphère inquiétante et oppressante grâce à la mæstria de sa mise en scène. Une œuvre très difficile d'accès, mais qui prouve une nouvelle fois l'immense talent multiforme de son créateur.


Exodus
 

Hors Chine et Hong Kong, de nombreuses oeuvres réservaient une place de choix à l'image de la femme.

Le premier long métrage thaïlandais Wonderful Town développe de manière lente et posée le sentiment amoureux d'un homme de passage dans l'hôtel d'une ville provençale ravagée par le tsunami pour la tenancière des lieux. S'inspirant du courant minimaliste né à Taiwan dans les années 1980, le réalisateur Assarat réussit un premier long maîtrisé de bout en bout, quelque part entre Tsai Ming-liang et Apichatpong Weerasthakul.
With a girl of black soil s'attache à décrire le déprimant quotidien d'une petite fille dans une ville minière de la région la plus froide de la Corée. Enfant grandie trop vite, elle remplace pourtant efficacement une mère absente pour s'occuper de son petit frère et de son père atteint d'une maladie, qui l'empêche d'aller travailler. Même si cette nouvelle œuvre du réalisateur coréen Jeon Soo-il (Suicide Designer) est sans doute sa plus abordable, elle n'en demeure pas moins aussi noire, que du charbon.

Le thaïlandais Ploy perpétue l'exploration de son réalisateur Ratanaruang Pen-Ek d'un certain décalage de ses personnages après ses précédents Last life in the universe et Invisible Waves. Après le soudain engouement mondial pour son cinéma, Ratanaruang se dit "fatigué" de la pression pesant sur ses épaules et des incessants voyages dans le monde entier – et c'est justement le curieux sentiment d'un état secondaire suite à un décalage horaire, qui semble planer sur l'ensemble des plans du film et muer les protagonistes de cette histoire sans queue (quoique…), ni tête dans laquelle une mystérieuse inconnue tourne la tête à un homme d'affaires dans un hôtel.


Ploy


Le japonais Kabei – Mother est un projet de cœur de son réalisateur japonais Yamada Yoji (tous les épisodes de la série la plus longue du monde, Tora-san, sauf deux; la trilogie du Samurai). Connu pour sa perpétuelle bonne humeur, Yoji n'en demeure pas moins un gauchiste engagé, qui n'a jamais caché son hostilité envers les aspirations nationalistes de son pays. Les mémoires (du père) de Nogami Teruyo lui donnent ainsi la possibilité de dénoncer ouvertement la cruauté de certains japonais durant la Seconde Guerre Mondiale envers leur propre peuple en contant la courageuse lutte d'une mère de famille pour innocenter son mari emprisonné pour "propos diffamatoires envers la nation nipponne". Le récit est bouleversant de simplicité et met une nouvelle fois en avant l'incroyable imbécillité de certaines personnes.


Kabei - Mother

L'indien Four Women, le nord-coréen The Flower Girl et le sud-coréen Shadows in the palace donnaient, donnent eux aussi le premier rôle à des femmes de divers horizons dans des situations foncièrement différentes.

 
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