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Entretien Patrick Tam: un réalisateur en exil
Nouvelle Vague et Wong Kar-wai 1/1 - Page 1
Infos
Auteur(s) : Gina Marchetti
David Vivier
Thomas Podvin
Date : 28/6/2007
Type(s) : Interview
 
 Liens du texte  
Personnes :
King Hu
Ann Hui On Wah
Aaron Kwok Fu Sing
Li Han Hsiang
Patrick Tam Kar Ming
Tsui Hark
Wong Kar Wai
Yim Ho
Films :
After This, Our Exile
The Final Victory
 
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 Notes  
Photo par David Vivier pour le HKcinemagic.com.


Patrick Tam Kar Ming est de retour à la réalisation après près de 17 longues années d'absence. Il nous montre qu'il n'a rien perdu de son talent avec son dernier film AFTER THIS OUR EXILE, encencé par la presse. Exilé en Malaisie, Tam enseignait l'art du scénario dans l'espoir de créer une nouvele génération de cinéastes asiatiques. De ses travaux émergea le script de After This.

Dans cette entretien qu'il nous a accordé, le réalisateur nous a parlé de la production de son dernier film, de ses relations avec Wong Kar-wai, de son implication dans la Nouvelle vague Hongkongaise, de sa méthode de travail avec les acteurs comme Aaron Kwok, et de son approche personnelle du cinéma asiatique.


hkcinemagic.com (c)

l'emergeance de la nouvelle vague hongkongaise

HKCinemagic : Racontez-nous votre contribution à la Nouvelle Vague hongkongaise ? Est-ce toujours un concept viable ?
Patrick Tam : C’est un regroupement pratique. Je ne suis jamais à l’aise avec ce genre d’étiquette. Bien sûr, nous l’apprécions à cette époque. Les dix premières années à la TVB étaient les plus novatrices, créatives, et expérimentales de cette époque car le système n’était pas encore sclérosé. Il y avait une ouverture à l’expérimentation. Selina Chow, maintenant membre au Hong Kong Legislative Council (LegCo), était notre patron, et elle aimait les oeuvres originales. Elle nous a offert une grande liberté artistique pour expérimenter. Ann Hui, Tsui Hark, Yim Ho, qui étaient tous amis, ont travaillé ensemble, mais je ne crois pas que l’on puisse comparer cela à la Nouvelle Vague française. Ils étaient [les cinéastes français] plus intellectuels et théoriques. Nous avions cette énergie (après avoir étudié à l’étranger, en Angleterre ou aux Etats-Unis), et nous tentions de travailler selon nos visions du cinéma. Quelques uns des réalisateurs locaux vieillissaient. Par exemple, pour nous, Li Han Hsiang n’était plus très inspiré. Ses films étaient à notre avis des pièces de théâtre ou d’opéra filmées. Alors nous avons essayé d’y remédier et de proposer l’inverse. Le seul maître que nous considérions comme un vrai cinéaste était King Hu. Nous avons cherché à injecter de l’énergie, à revitaliser le cinéma local, et nous avons mis le meilleur de nous-mêmes pour y arriver. Le climat nous était favorable à cette époque.

The Sword (1980)
HKCinemagic : Quel regard portez-vous sur la Nouvelle Vague maintenant ?
Patrick Tam : On ne peut jamais revenir au bon vieux temps. Tout le système a changé. La façon de vivre des gens a changé. De nos jours, le cinéma n’est pas le seul loisir qui existe. Vous pouvez aller au karaoké, surfer sur Internet ou jouer aux jeux vidéos. Les jeunes gens ne vont pas nécessairement au cinéma. C’est un phénomène global. C’est une ère de médiocrité --même à Hollywood. Avec le développement technique, on a tendance à créer des œuvres qui ont, en surface, plein d’impact et de style, mais qui sont émotionnellement creux. Bien sûr, il y a toujours de l’espoir. Ici et là-bas, il y a toujours des réalisateurs sincèrement soucieux des êtres humains et des émotions, mais ces individus sont rares.

Eric Tsang et Rachel Lee dans Final Victory
HKCinemagic : Pouvez-nous nous dire un mot sur votre relation avec Wong Kar-wai ? Vous considérez-vous comme son mentor ?

Patrick Tam : Non, nous sommes juste amis. Wong Kar Wai n’a pas de discipline. Il aime improviser. Il aime explorer. C’est sa façon de travailler. Nous avions collaboré sur le script de FINAL VICTORY (1987). A cette époque, nous passions beaucoup de temps à traîner dans les cafés, à parler, discuter, à faire du brainstorming pour écrire un script. Toutefois, il n’était jamais capable de terminer complètement le scénario. Il a seulement écrit une moitié, et le reste je l’ai complété avec mes producteurs du moment. Wong et moi partageons les mêmes points de vue sur le cinéma. Nous parlons plus ou moins la même langue. Si vous conversez avec quelqu’un, vous savez immédiatement si vous pouvez communiquer ou pas. Nous avons de bons échanges, mais je ne me vois pas comme une sorte de mentor.

 
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