1. In the Mood For Love (2000) de Wong Kar Wai
La quintessence du style Wong Kar Wai et assurément son plus grand film à ce jour. Acteurs magistraux, personnages passionnants, perfection formelle associée à une mise en scène subtile, musique envoûtante… un joyau ! Mais comment diable rebondir après un tel coup d'éclat ?
2. Legend of Zu (2001) de Tsui Hark
Vingt ans après le film qui l'a fait connaître dans le monde entier, « Zu, les guerriers de la montagne magique », Tsui Hark lui donne une suite, et quelle suite ! Doté de moyens financiers et technologiques qui lui ont à l'époque fait défaut, le cinéaste parvient à donner naissance à un monde totalement imaginaire, sous les yeux de spectateurs parfois désorientés par son génie. Un classique récit chinois est ainsi phagocyté par l'imagination sans limites d'un des plus grands créateurs contemporains.
3. Time and Tide (2000) de Tsui Hark Après des aventures « vandamiennes » décevantes (même si « Piège à Hong Kong » est loin du navet décrié par beaucoup), Tsui Hark revient à un casting purement hongkongais pour ce qui est une de ses œuvres les plus ambitieuses – et réussies - à ce jour. Tout à fois polar, comédie romantique, récit initiatique et film d'action survolté, « Time and Tide » est un objet à part dans la cinématographie hongkongaise de la fin du XXème siècle : incompris et superbe.

From the Queen to the Chief Executive
4. The Mission (1999) de Johnnie To et Law Wing Cheong
Le film de la reconnaissance internationale pour Johnnie To, jusqu'alors réalisateur à succès (commercial plus que critique) de la colonie. C'est également le film qui a lancé la vague du néo-polar, sous influence directe du grand metteur en scène français Jean-Pierre Melville. Johnnie To n'a pas fait mieux depuis, même si son PTU n'est pas loin de l'égaler. A noter qu'une simili suite lui a été donnée en 2006 sous le titre Exiled.
5. From the Queen to the Chief Executive (2001) d'Herman Yau
Lorsque Herman Yau ne met pas en scène parmi les plus fulgurantes categories III hongkongaises, il est un grand directeur de la photographie pour des cinéastes tels que Tsui Hark, mais aussi un réalisateur des plus sérieux (et courageux). Quelques années seulement après la Rétrocession , il livre au public local la cinglante peinture d'un drame judiciaire, héritage du « bon vouloir de la Reine » inhumainement géré par les nouvelles autorités chinoises. Un grand film concis et percutant. |