HKCinemagic : Qu'est-ce que ça fait d'être doublé en mandarin ? |
| Chen Kuan Tai : À la Shaw Bros, il y avait des doubleurs professionnels. À l'époque, je ne savais pas parler mandarin mais je récitais quand même les dialogues en mandarin. J'ai appris le mandarin avec Ku Feng. J'ai travaillé avec lui sur tous mes premiers films, donc nous avions de bons rapports mais le fait que je ne sache pas parler mandarin créait beaucoup de plaisanteries. Donc, je lui ai demandé d'être mon professeur. Il y avait un acteur nommé Cheung Pooi Saan qui me doublait toujours. À l'époque de la Shaw, tout était bien planifié. Que ce soit pour les rôles principaux ou secondaires, ils planifiaient qui doublait qui, donc pour chaque film c'est la même voix. |
The Chinese Boxer
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HKCinemagic : Iron Bodyguard était different. |
| Chen Kuan Tai : La plupart du temps, nous essayions d'utiliser la même voix. |
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HKCinemagic : Vous attendiez-vous à un tel engouement pour les trente dernières années ? |
| Chen Kuan Tai :
Aujourd'hui, j'ai encore des amis qui aiment toujours les films de la Shaw Brothers donc quand ils ont ressorti les DVD, beaucoup d'entre eux les ont achetés, ainsi que des étrangers comme les Européens et les Américains. Ils aiment les films de la Shaw. Ils aiment Bruce Lee et notre style de film d'action, spécialement les étrangers qui pensent que nos films sont des films de kung fu alors que les films d'aujourd'hui sont des films d'art martiaux. Ils peuvent les différencier. Ils pensent que les arts martiaux sont une forme de performance qui passe bien à l'écran mais ne peuvent fournir la tension nécessaire à l'action. Comme quand on utilise les effets spéciaux pour faire voler les gens, ils [les étrangers] en ont vu beaucoup donc ils n'aiment pas trop cela. |

Chen Kuan, David Chiang et Bruce Lee sur un tournage
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HKCinemagic : Vous avez combattu pas mal de personnes dans les films... |
| Chen Kuan Tai :
Chaque jour nous devions tourner dix scènes de combat. Car chaque scène de combat prend beaucoup de temps, par conséquent, tourner dix scènes était très dur. |
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HKCinemagic : Un acteur favori ?
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| Chen Kuan Tai : J'aime bien Jimmy Wang Yu dans One Armed Swordsman de Chang Cheh. C'est mon préféré. |
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HKCinemagic :
Et une actrice ?
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| Chen Kuan Tai : Les actrices… Ce sont celles [qui travaillaient] quand je n'étais pas encore dans le métier, comme Li Lihua, Ivy Ling Po, etc.,
celles qui sont plus âgées. De nos jours les actrices n'ont plus cette “aura de star”. Quand je n'étais pas encore dans le milieu, j'aimais déjà voir leurs films comme ceux de Cheng Pei Pei. |
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HKCinemagic : Vous avez été réalisateur et aussi producteur quelle fonction préférez-vous ? |
| Chen Kuan Tai : Le travail de producteur et celui de réalisateur sont différents. Quand j'étais acteur, j'étais [aussi] producteur. Avez-vous vu le film de James Yi Lui ? “Woo Lung Dao Yat”, c'est l'une des premières comédies d'action et j'étais producteur. Ma compagnie a produit une vingtaine de films. |
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HKCinemagic : Vous avez travaillé avec Stephen Chow, était-ce sur l'un de ces 20 films ? |
| Chen Kuan Tai :
Oui, c'est "Ah Sing” de Chor Yuan avec “Stephen Chow“ Chow et j'étais producteur. Ça s'appelait Sleazy Dizzy. Donc, pour chaque fonction on a un rôle différent à tenir. Je préfère quand même rester en coulisses |
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HKCinemagic : Vous avez donc aussi travaillé avec Chor Yuen. |
| Chen Kuan Tai : Au début quand j'étais chorégraphe à la Cathay, j'ai travaillé avec lui sur un film nommé Cold Blade. |
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HKCinemagic :
Il n'est pas encore sorti en DVD.
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| Chen Kuan Tai : Non ? C'était mémorable car c'est mon premier film en tant que chorégraphe. Ils ont demandé de faire une scène avec des câbles, donc je m'en souviens. Quand il est venu à la Shaw Bros, nous avons fait quelques films ensemble. C'était une bonne expérience. Quand j'ai monté une compagnie, j'ai voulu qu'il dirige deux films : Sleazy Dizzy et “Jor Fung Seung”, qui était un drame. Ils ont été tournés en même temps. |