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Bilan 2002
Le défi de la mondialisation & Conclusion provisoire 1/1 - Page 2
Infos
Auteur(s) : Laurent Henry
Date : 1/12/2002
Type(s) : Compte rendu
 
 Liens du texte  
Personnes :
Fruit Chan Gor
Philip Kwok Chung Fung
Peter Pau Tak Hai
Michelle Yeoh
Zhang Yimou
Films :
Tigre et dragon
The Eye
Going Home
Hero
Hollywood Hong Kong
Infernal Affairs
Naked Weapon
So Close
Time And Tide
Le Talisman
Studios :
Columbia Tri Star
Media Asia Group
Lexique :
Girls With Guns
 
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 Notes  
Film à voir en 2002 (par ordre alphébétique)

  • Chinese Odyssey 2002
  • The Eye
  • Infernal Affairs


  • Le défi de la mondialisation

    Depuis plusieurs années, les professionnels savent que le salut du cinéma de Hong Kong ne peut venir qu'en gagnant des parts de marché en Asie et en occident. L'année 2002 offre un panel très varié de tentatives pour séduire le public mondial. On trouve ainsi la résurgence de produit d'exploitation clairement destiné au public anglo-saxon comme So Close, un Girls With Guns produit par la Columbia. Media Asia propose, quant à elle, Naked Weapon, une Catégorie 3 léchée carrément tournée en anglais. Évidemment les deux produits sont d'une rare stupidité, mais il faut croire que c'est le genre qui veut ça. On regrettera surtout l'abandon de toute ambition de Columbia Asie qui avait sorti par le passé Road Home de Zhang Yimou et Time And Tide de Tsui Hark. En toute logique les deux films n'ont eu aucun succès au box-office local, mais peu importe puisqu'ils sont destinés à alimenter les vidéo-clubs occidentaux.

     


    Shu Qi dans So Close

    Maggie Q et Anya dans Naked Weapon

     

    A l'opposé The Touch joue la carte de la grosse production internationale familiale. Doté d'un budget démesuré, au regard de ceux des productions locales, ce projet de 20 millions de dollars initié par l'actrice Michelle Yeoh se veut un grand film d'aventure à la Indiana Jones. L'idée est d'utiliser le savoir-faire des techniciens hongkongais comme le directeur photo Peter Pau, passé derrière la caméra pour l'occasion, ou le directeur des combats Philip Kwok. Un casting international est chargé de permettre la vente du film dans le monde entier. Malheureusement cette idée de métisser cinéma occidental et asiatique aboutit, comme souvent, à un résultat décevant. Car au lieu de réussir à conjuguer le meilleur de ces deux conceptions du cinéma, les producteurs, sans doute à cause des enjeux commerciaux, jouent la carte de la prudence. La dimension asiatique du film est alors limitée à un exotisme très convenu, tandis que tous les efforts du réalisateur visent à faire de la belle image, vision très réductrice de ce qu'est un film à vocation internationale. Bourré de clichés éculés, The Touch ne séduit ni l'Asie, ni l'occident. Le grand écart culturel reste un exercice des plus complexes.

    L'erreur de The Touch est sans doute de vouloir concurrencer de manière trop frontale la machine de guerre américaine. Plus malin, Zhang Yimou préfère surfer sur l'engouement pour l'Asie en proposant un film ouvertement axé sur son identité culturelle : la Chine.
    Faussement " auteurisant ", franchement esthétisant, Hero est un film d'une extrême roublardise, jouant sans complexe sur tous les tableaux pour tenter de ratisser large. Bénéficiant d'une campagne marketing très efficace, le film a réussi à gagner son pari financier en Asie, même si les spectateurs restent mitigés quant au résultat. Peu importe l'argent est rentré dans les caisses. Il reste maintenant à s'attaquer à l'occident. Si Zhang Yimou ne parviendra sans doute pas à réitérer le succès de Tigre et Dragon, il devrait réussir à trouver facilement sa place sur le marché mondial.

    Le problème des films comme Hero, au-delà de leur réussite artistique ou commerciale, est qu'ils sont trop attachés à la personnalité de leurs créateurs. Impossible dans ces conditions d'en faire une recette exploitable par d'autres producteurs. Comme Tigre et Dragon, ce film est un coup qui n'engendrera rien, si ce n'est dans les années à venir une autre production du même type, hors norme.



    The Touch

    Donnie Yen dans Hero

     

    Sur un mode beaucoup plus modeste, le film d'auteur à destination des festivals occidentaux continue lui-aussi son chemin. Cette année Fruit Chan a présenté à Venise son Hollywood Hong Kong. En digne héritier du world cinéma tendance bidon ville, le réalisateur décrit sur le mode de l'humour noir, la vie d'un quartier pauvre de Hong Kong. Pas grand chose de nouveau donc sous le soleil triste des films misérabilistes. On notera simplement que le créneau est occupé année après année par les mêmes réalisateurs qui présentent leurs films dans les mêmes festivals pour le même public. Sclérose là aussi…

    La dernière option choisie par l'industrie cinématographique de Hong Kong est d'avoir redonné sa chance au cinéma de genre, mais en le dotant de budgets suffisamment confortables pour ne pas sombrer dans la série B bonne pour le direct to video. Avec The Eye, Infernal Affairs et Three : Going Home, les cinéastes locaux ont réussi à proposer des films efficaces et bien produits en conservant en partie l'originalité de la mise en scène made in Hong Kong. Ils ont pu ainsi séduire le public asiatique et peuvent espérer toucher le public occidental. Si ces trois films sont loin d'être des chefs-d'œuvre, ils prouvent que le savoir-faire hongkongais n'a pas tout à fait disparu.

    Malheureusement l'industrie locale n'est pas capable de produire ce type de films en nombre suffisant pour alimenter le marché. Il faut dire que l'investissement financier est très risqué, car les budgets se doivent d'être plus important et le temps de fabrication plus long. Les hongkongais doivent apprendre la rigueur. Si le succès éclatant de Infernal Affairs montre les bienfaits de la rationalisation, le cinéma de Hong Kong risque de perdre son caractère débridé, c'est à dire une bonne part de son originalité.

     

    Conclusion provisoire

    Cette grande variété de stratégies face à l'enjeu de la mondialisation montre que le cinéma de Hong Kong a enfin compris que sa survie passe par l'exportation. Elle révèle aussi l'absence de politique véritable, chaque film n'étant qu'une expérience sans lendemain. Aucune stratégie sur le long terme n'est menée pour fidéliser le public. Le succès des films de genre montre que la solution passera sans doute par la capacité de produire des films qui mêleront le savoir-faire local avec une qualité technique s'approchant des standards internationaux. Mais pour l'instant l'industrie de Hong Kong peine à produire un Infernal Affairs par an, là où il en faudrait une demi-douzaine. Toute la question est de savoir si elle est en mesure de relever ce défi.


    Film à voir en 2002 (par ordre alphébétique)

    • Chinese Odyssey 2002
    • The Eye
    • Infernal Affairs

     

     

     
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