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Beggar So la légende du vagabond martial
Beggar So Page 1
Infos
Auteur(s) : Yves Gendron
Date : 20/6/2006
Type(s) : Information
 
 Liens du texte  
Personnes :
Jackie Chan
Stephen Chow Sing Chi
Chow Yun Fat
Kwan Tak Hing
Philip Kwok Chung Fung
Lau Kar Leung
Lee I Min
Liu Chi Wai
Donnie Yen Chi Tan
Sharon Yeung Pan Pan
Brandy Yuen Jan Yeung
Yuen Cheung Yan
Simon Yuen Siu Tien
Yuen Woo Ping
Films :
A Beggar Named Su
Dance Of The Drunk Mantis
Le Maître Chinois
Heroes Among Heroes
Shaolin contre Ninja
King Of Beggars
Revenge Of Beggar Named Su
Le Chinois se déchaîne
Les Déchainés du karaté
The Swordsman And The Beauty
Ten Tigers Of Kwangtung
Les Seigneurs du kung fu
Young Vagabond
Lexique :
Ivrogne (Technique de l')
Kung Fu Comedy
Wong Fei-hong
 
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 Notes  
Notes : Dans certaines versions doublées ou sous-titrées deDrunken Master and Dance of the Drunk Mantis Beggar So était surnommé 'Sam the Seed' .

Sources :
"A Study of the martial Art Film: When The legend die- a Survey of the tradition of the Southern Shaolin Monsatery" par Ng Ho.

Merci à Calros de la HKMDB pour ses informations complémentaires


Personnage pittoresque du folklore martial cantonais, Beggar So est apparu dans de nombreux films martiaux dont le plus célèbre est sans conteste Drunken Master.

La figure folklorique

Selon la légende "Su Hua-qi" (C'est-à-dire en cantonais « So le mendiant » traduit par « Beggar So » en anglais) était originaire du Hunan, une province méridionale qui a aussi vu naître Mao Tse Dong. Il aurait mené la vie errante d'un bateleur aux côtés de sa soeur et c'est ainsi qu'ils seraient arrivés ensemble dans la province voisine du Guangdong. Expert dans les techniques du bâton de Shaolin, il aurait pour un temps ouvert une école martiale à Kwantung et fait partie du fameux groupe de héros martiaux originaire de cette ville surnommé les « Dix tigres ». Su Hua-qi doit sa notoriété à l'excentricité de son style de vie, errant d'une place à l'autre en marge de la société sans véritable domicile, ni attaches. D'une certaine manière il représente l'antithèse des maîtres patriarches respectés et respectables comme Wong Fei-hong.

 

Beggar So au cinéma

Devenu une figure légendaire, le folklore et la littérature martiale vont en faire une sorte de trublion truculent et irrévérencieux, expert de la Boxe de l'homme ivre et même parfois le roi des mendiants. Naturellement, il devient un figure récurrente du cinéma kung-fu cantonais qui se développe à la fin des années 40. Il a notamment été le héros d'un triptyque produit coup sur coup en 1953 : A Beggar named Su, The Swordsman and the Lady et Revenge of Beggar named Su. So le mendiant était également un personnage récurent de la fameuse série des Wong Fei-hong mettant en vedette Kwan Tak Hing. A cette époque le personnage était habituellement incarné par l'acteur Liu Chi-wai et à certaines occasions par Simon Yuen Siu Tien.

Quand le cinéma kung-fu évolua, coupé de ses racines folkloriques cantonaises, le personnage du mendiant martial n'apparut plus pendant de longues années. Finalement, quand le folklore cantonais redevint prédominent, So fit un retour triomphal dans Drunken Master le second film de Yuen Woo Ping (après Snake In The Eagle's Shadow) mettant en scène son père Simon Yuen et Jackie Chan dans leur rôle respectif de maître truculent et de disciple espiègle. Jouant avec toute la verve burlesque dont il est capable, Simon Yuen interpréta So le mendiant comme un joyeux luron martial à la fois débraillé et éthylique prenant autant de plaisir à boire sa gourde de vin qu'à tourmenter son disciple, d'abord en le rossant constamment puis en lui infligeant un entraînement martial éreintant. Il finit cependant par s'attendrir quelque peu, lui enseigne les techniques de la boxe de l'ivrogne avant de lui servir de coach dans un combat mortel contre un redoutable assassin.

 

Jackie Chan et Simon Yuen dans le Maître Chinois

Le succès de Drunken Master revitalisa la carrière de Simon Yuen, la figure de So le mendiant et de manière plus générale le personnage pittoresque et truculent du vagabond martial devint une figure dominante dans la vague de la Kung Fu Comédie qui déferla à la toute fin des années 70.

Simon Yuen reprit son rôle de Beggar So pour le troisième film de Yuen Woo Ping, Dance Of The Drunk Mantis (qui le voyait pourvu d'une mégère d'épouse et d'un fils adoptif) de même que Story Of Drunken Master (où il entraîne Sharon Yeung Pan Pan). Bien que c'est un autre acteur qui personnifia le personnage en vieux mendiant dans le film lui-même. World présente aussi un jeune So joué par l'acteur acrobate martial Lee I Min. Une autre version du jeune So est jouée par Philip Kwok dans Ten Tigers of Kwantung. Dans les films de Yuen Woo-ping c'est Brandy Yuen qui double fréquemment son père dans les scènes d'acrobaties martiales du mendiant et, dans un petit clin d'oeil au fait qu'il est la doublure attitrée de son paternel, il apparaît au début de Dance Of The Drunk Mantis comme un faux Beggar So qui paie chèrement son imposture.


Chui Chung Hei, Lee I Min, Philip Kwok et Brandy Yuen
Mis à part Simon Yuen, l'interprétation la plus mémorable de So le mendiant au cinéma est sans conteste celle au combien brève mais fulgurante de Lau Kar Leung dans Heroes of the East. Dans ce film il fait apprendre son style de combat à Gordon Liu en rossant ses camarades de classe tout en apparaissant bien sûr complètement ivre, une séance martiale aussi amusante qu'éducative. Quelques années plus tard, ce fut au tour de Gordon Liu d'incarner lui-même un jeune Beggar So dans la production Shaw Young Vagabond.


Lau Kar Leung dans Heroes of the East


Gordon Liu jouant les mendiants dans Young Vagabond

Vue la notoriété du personnage, So le mendiant est probablement apparu dans d'autres kung fu comedies, de même que dans de nombreuses séries martiales feuilletonesques. L'une d'entre elles, datant du milieu des années 80 est Legend of Master So mettant en vedette dans le rôle titre nul autre qu'un jeune Chow Yun-fat. Avec la fin de l'ère du cinéma martial classique So disparait du grand écran pour une longue période mais fait un retour en force en 1992 dans King Of Beggars, dans lequel So est à nouveau présenté comme un jeune homme, il est incarné cette fois-ci par le nouveau roi de la comédie cantonaise Stephen Chow Sing-chi. L'action du film est chorégraphiée par Yuen Cheung Yan qui avait déjà dirigé l'action de World of Drunken Master 13 années plus tôt et s'était lui-même spécialisé dans les rôles de maître ivrogne bien qu'il ne semble jamais avoir eu l'opportunité de jouer So Hua Qi lui-même. Pour cette interprétation particulière, c'est la boxe du dormeur que So maîtrise plutôt que celle de l'ivrogne. L'année suivante Yuen Woo Ping lui-même récrée le duo So le mendiant et Wong Fei-hong, qu'il avait initié dans Drunken Master dans Heroes among Heroes. Excepté que cette fois ci, les deux hommes ne sont plus maîtres et disciples mais des hommes de la même génération amenés à se confronter l'un à l'autre à cause de tempéraments différents et d'une série de ruses des méchants du film. C'est le protégé de Yuen Woo Ping Donnie Yen qui interprète So dans cette version.

Chow Yun-fat, Stephen Chow et Donnie Yen
conclusion

Personnage emblématique de la fiction kung-fu sous toutes ses formes, tant pour sa truculence, son irrévérence voire même sa nature subversive, nul doute que So le mendiant a encore de beaux jours devant lui tant au cinéma

 
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