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Jackie Chan - Lo Wei : Le jeune dragon et le vieux lion
L’apprentissage auprès de Lo Wei 1/1 - Page 9
Infos
Auteur(s) : Denis Gueylard
Yves Gendron
Date : 17/5/2006
Type(s) : Analyse
Reflexion
 
 Liens du texte  
Personnes :
Chan Chi Hwa
Jackie Chan
Huang Feng
Sammo Hung Kam Bo
Lo Wei
Yuen Woo Ping
Films :
Le Poing de la Vengeance
La Hyène intrépide
Le Protecteur
Le Moine d'Acier
L' Irresistible
Studios :
Lo Wei Motion Pictures
Lexique :
Wu Xia Pian
 
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Page 8 : Maturité d’un style


De sa collaboration avec Lo Wei, Jackie Chan retient surtout une chose qu'il répète souvent : il a appris ce qu'il ne fallait pas faire sur un film.

Si on regarde toute sa filmographie postérieure à cette période, aucun de ses films ne transpire l'influence de son ancien mentor. Pour son premier film en tant que réalisateur, Le moine d'acier (The Iron Fisted Monk), Sammo Hung livrait un film pas si éloigné que ça du style de son ancien réalisateur, Huang Feng (qui par ailleurs avait collaboré à l'écriture du scénario). L'association Sammo Hung – Huang Feng par exemple se révèle bien meilleure et efficace que celle entre Jackie Chan et Lo Wei.

La hyène intrépide (The Fearless Hyena) a certes lui aussi bénéficié de la collaboration de « l'aîné » pour l'écriture du scénario, en l'occurrence Lo Wei, il n'en demeure pas moins à cent lieues de son style, Jackie Chan préférant se démarquer le plus possible de son patron. Pour l'acteur, Lo Wei était un homme du passé qui de plus n'innovait jamais, préférant s'appuyer sur des formules établies mais en n'y apportant aucune nouveauté. D'ailleurs on peut dire que ce n'est pas avec lui qu'il a appris la réalisation mais plus avec Chan Chi Hwa, homme qui aura laissé une large manœuvre de liberté à l'acteur.

Jackie Chan n'aime pas copier directement les autres et le prouvera tout au long de sa carrière : même si il se base sur des formules établies, il cherche constamment à se démarquer.

Avec Lo Wei, l'acteur aura appris que le Wu Xia Pian n'est pas un genre ou il excelle, pas plus que le kung fu sérieux, du moins à l'époque (même si il s'avérait convaincant dans Le poing de la vengeance (Dragon Fist)). L'humour et la dérision seront ces genres de prédilection. Après en avoir fait l'essai sur L'irrésistible (Spiritual Kung Fu) et Le protecteur (Half A Loaf Of Kung Fu), il le confirmera lors de ses deux films avec Yuen Woo Ping. Si l'acteur sait se montrer convaincant dans le registre sérieux, ce n'est pas avec Lo Wei qu'il pourra développer cette facette, le réalisateur étant incapable de le diriger convenablement dans cette voie.

Les films de Lo Wei sont pour lui trop lent (dans tous les sens), ses films futurs feront preuve d'un rythme plus constant, que ce soit au niveau des dialogues, des scènes d'action ou de la réalisation. La violence graphique n'est également pas fait pour lui. Les combats dans les films de Lo Wei sont souvent brutaux. Il préféra jouer plus tard sur son habilité martiale au lieu de la violence pure ainsi que l'impact visuel des coups et non l'impact physique. Les chorégraphies n'étaient pas assez élaborées pour lui. Ses autres films seront beaucoup riches en terme de qualité d'action. Avec Lo Wei il n'avait jamais assez de temps pour créer ses combats. Lorsqu'il deviendra un homme influent dans le cinéma, il prendra tout le temps nécessaire afin de livrer des produits de qualité. Il faut bien constater que tout ce qui se faisait à la Lo Wei Motion Pictures, Jackie Chan en a fait plus tard l'exact opposé. Sa percée en fut d'autant plus fulgurante.

conclusion

Aujourd'hui Jackie Chan lui-même regarde d'un air méprisant sa carrière chez Lo Wei. Aucun de ces films n'a l'étoffe des classiques du cinéma de kung fu. Certains sont de bons divertissements (Le magnifique en tête), certains des films de combats sont corrects, d'autre de vrais navets. Les erreurs qui fut commises dans ce studio permirent à Jackie Chan, sans le savoir à l'époque, d'améliorer ses films futurs. Ils correspondent à la montée d'une star en devenir et le déclin d'un petit maître qui n'a pas su évoluer. Nouvelle et ancienne génération s'y sont croisées sans que la fusion opère vraiment. En résultent souvent des produits bancals soulevés par le haut par un futur maître du cinéma d'arts martiaux.

 
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