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Jackie Chan - Lo Wei : Le jeune dragon et le vieux lion
Les combats 2/3 - Page 7
Infos
Auteur(s) : Denis Gueylard
Yves Gendron
Date : 17/5/2006
Type(s) : Analyse
Reflexion
 
 Liens du texte  
Personnes :
Jackie Chan
Chang Cheh
Sammo Hung Kam Bo
Kam Kong
Lau Kar Leung
Doris Lung Chung Erh
Wong Jing
Yuen Biao
Yuen Woo Ping
Films :
Niki Larson
Dragon Lord
2 Héros
L' Impitoyable
Le Magnifique
Studios :
Lo Wei Motion Pictures
Lexique :
Boxe du Serpent (She quan)
Kung Fu Pian
Taekwondo
 
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A partir de L'impitoyable (Shaolin Wooden Men) les combats passeront au niveau au-dessus. Revenant au Kung Fu Pian pur, l'acteur règle de nombreuses scènes d'actions variées.

La première scène du film, un rêve, voit Jackie Chan affronter successivement cinq maîtres de shaolin. Très technique, la chorégraphie est excellente. Ensuite arrive la partie entraînement du métrage. Pas désagréable et plutôt bien orchestrée, elle souffre cependant de la comparaison avec les modèles dont elle s'inspire : les shaolin kung fu de Chang Cheh.

Puis on assiste au passage des hommes de bois : épreuve culte du monastère où le participant doit arriver au bout d'un chemin parsemé de mannequin en bois qui ont pour but de l'en empêcher. Si il y arrive, il sera considéré comme disciple à part entière du temple. Chan déploie à nouveau tout son talent technique et nous offre un petit morceau de bravoure. Autre scène plaisante : la tentative de capture de Kam Kong par les moines de shaolin. Grande rixe au bâton encore une fois réussie au niveau technique. Le final verra Jackie Chan en découdre avec Kam Kong dans un long affrontement mouvementé. L'impitoyable est un petit kung fu aux combats nombreux et bien orchestrés.

Poursuivant dans la même voie que L'impitoyable, Le magnifique (Snake and Crane Arts of Shaolin) s'avère une réussite aux scènes d'actions totalement réussies. Le métrage débute par un générique comme on a pu le voir dans 2 Héros (Heroes Two) et qui sera souvent présent dans les films de Liu Chia Liang : devant un fond colorisé ou noir, les acteurs exécutent toutes sortes de taos ou de combats pour que le spectateur prenne tout de suite connaissance de ce qui l'attend par la suite.

Dans Le magnifique, Jackie Chan exécute une démonstration à la lance et ensuite lutte à l'arme blanche contre deux hommes. Générique excellent qui annonce le ton. Les deux combats suivants montrent toujours de bonnes chorégraphies techniques avant qu'un autre affrontement soit marqué du style Jackie Chan. Dans un restaurant, il affronte une dizaine d'hommes en se servant de tous les éléments du décor, en bondissant sur les tables, tandis qu'une pointe d'humour apparaît à l'intérieur de l'action. Semblable à ce que l'on pourra voir plus tard chez l'acteur, cette scène marque les premiers pas de Jackie Chan vers une action plus visuelle que technique et plus humoristique que violente.

Tout de suite après, on voit encore un changement : coup sur coup il combat par deux fois des adversaires du sexe opposé. Il marque clairement la différence de genre en accentuant les parties charnelles de ces dames avec humour. La très bonne scène d'action au sabre dans la grange permet à Jackie Chan de tester des figures de style qu'il reprendra dans le combat au sabre de La danse du lion. Avec Le magnifique, Chan nous livre d'excellents combats, tour à tour légers, techniques et ambitieux. Le film se clouera par un gigantesque affrontement contre Kam Kong (encore une fois), entrecoupé d'un duel impressionnant à la lance contre trois mercenaires. L'utilisation de la technique au centre du film, le « snake and crane kung fu », se révèle être efficace, proche de l'art de la mante religieuse, et offre aux films de très bons échanges.

Après cette réussite, l'acteur définira encore plus son style avec le film suivant, Le protecteur, au détriment de l'efficacité de l'action. L'œuvre s'ouvre par le même type de générique vu dans Le magnifique, seulement le combat pur à laisser la place au pastiche burlesque. Après ce début déconcertant, le film poursuit dans la même veine et sacrifie tout ses combats à la comédie grasse. Jackie, dans un premier temps ne sachant pas se battre, il affronte ses adversaires en faisant le pitre, laissant en arrière le côté technique de ses chorégraphies. On peut néanmoins voir certains traits comiques qui seront repris (avec plus de bonheur) dans les films de l'acteur tels que La danse du lion ou Dragon Lord.

Dans la dernière partie, la chorégraphie devient (enfin) plus consistante en particulier lors du final de près d'un quart d'heure où l'on voit différents clans s'affronter avant que Jackie Chan en découd avec Kam Kong (décidément, son adversaire fétiche de l'époque). A noter que l'acteur mettra au point une figure de style qu'il reproduira dans Niki Larson (City Hunter) de Wong Jing en 1993 : avec l'actrice Doris Lung, ils effectuent un mélange de danse – combat du plus bel effet.

Le protecteur peut être vu comme un divertissement amusant mais il en résulte une déception certaine au niveau des combats. A partir de L'impitoyable, il faut noter que Jackie a mis en place un aspect important de son style d'action : son kung fu animalier.

Dans le ciné kung fu, chaque star ou metteur en scène chorégraphe cherche à développer une personnalité et un style martial singulier pour le distinguer et faire sa marque. Pour Liu Chia Liang c'est le kung fu authentique. Pour Sammo Hung c'est le gros clown martial qui se bat avec une souplesse et une brutalité inouïe, pour Yuen Biao c'est son incroyable agilité et ses coups de pied de style taekwondo.

Le style initial de Jackie n'est pas seulement de faire des combats acrobatiques semi-humoristiques ou d'utiliser l'environnement et les accessoires à son avantage. C'est aussi de se battre en faisant du kung fu animalier avec un savoir faire indéniable, qu'il s'agisse du serpent, de la grue ou du singe  pour rendre ces formes martiales animales spécialement spectaculaires soit dangereuses ou soit passablement fantaisistes indépendamment de l'orientation du combat qu'il exécute.

C'est probablement autant sa personnalité de kung fu kid irrévérencieux que son talent pour le kung fu animalier qui aura attiré l'attention de Yuen Woo-ping sur Jackie et décider qu'il serait parfait pour son film. Le chinois se déchaîne puis encore Le maître Chinois mettent à leurs avantages les habilités mimétiques de Jackie en le faisant passé de la boxe du serpent à celle de l'homme ivre où il mixe autant le kung-fu que le comique grimacier.

Revenu à la Lo Wei Motion Pictures, Jackie pousse son style de kung fu animalier à son paroxysme avec L'émotionnel - kung-fu, qui met aussi beaucoup l'emphase sur une endurance quasi masochiste. Ayant épuisé ce filon, il change de style martial par la suite.

 
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