Maid From Heaven est l'un des films representatifs de ce genre somptueux et très populaire en Asie avant la venue du cinéma d’arts martiaux.">
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Gros plan sur : Maid From Heaven
La septième fée céleste 1/1 - Page 1
Infos
Auteur(s) : Yves Gendron
Date : 30/8/2005
Type(s) : Critique
 
 Liens du texte  
Personnes :
Fang Ying
Li Han Hsiang
Ivy Ling Po
Tsui Hark
Films :
Les Amants éternels
The Lovers
Articles :
L'opéra Huangmei ou Huangmei diao
Studios :
Shaw Brothers
 
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Article critique sur A Maid From Heaven un exemple mineur mais représentatif du genre musical Huangmeng Diao produit par les Studio Shaw en 1963 et mettant en vedette Ivy Ling Po une des actrices emblématique de se type de cinéma.


Poster original

DVD IVL/Celestial
 
Synopsis

La septième fille du roi de jade (Fang Ying) s'ennuie ferme dans le royaume des cieux, jusqu'au jour où elle entrevoit Tong Yung (Ivy Ling Po) un beau jeune mortel à l'allure triste et mélancolique. Tombant aussitôt amoureuse, elle descend donc sur terre, bien décidée à amener Tong à l'épouser sans que ce dernier ne vienne à connaître ses origines célestes. Il lui faudra pourtant user de tout son charme et de sa magie pour réussir car Tong Yung est plutôt ébahie par l'étonnante proposition que lui fait cette belle inconnue sortie de nulle part. Mais même si la jeune fée devait arriver à ses fins son histoire d'amour est condamnée d'avance car il est contre-nature pour un mortel et une divinité céleste de s'aimer.

 
 
Il était une fois le huangmeng diao

Dans la première moitié des années 60 l'un des genres filmiques les plus populaires et le plus renommés du cinéma hongkongais était le Huangmei Diao dans lequel des contes inspirés du folklore ou de l'histoire chinoise étaient adaptés en opérettes somptueuses jouées par de prestigieuses stars féminines. Le mélodrame échevelé des histoires, la beauté des mélodies, l'expressivité des acteurs et à la grâce de leurs pantomimes stylisés, enfin le luxe des décors de même que des costumes récréant une fastueuse Chine mythique, tout cela créait un spectacle de pur enchantement qui a toujours su captiver le public asiatique.

Ce furent les Shaw Brothers qui produisirent les meilleurs Huangmeng Diao grâce à leurs moyens considérables de même que la qualité de leurs vedettes et le talent de leurs metteurs en scène notamment Li Han Hsiang le grand maître d'œuvre du genre. C'est au début de 1963 que Li et les Shaw portèrent le cinéma huangmeng diao à son apothéose avec Love Eterne une adaptation du conte des amants papillons (dont Tsui Hark fit le remake deux décennies plus tard avec The Lovers) qui connut un succès retentissant et révéla aussi celle qui devait s'avérer une des plus grandes actrices du genre ; Ivy Ling Po. Paradoxalement c'est en jouant un rôle travesti masculin qu'elle établie sa carrière de grande vedette avec son interprétation sensible et passionnée d'un jeune amoureux tragique qui émut toute une génération de spectateurs.

Naturellement les Shaw Brothers prirent aussitôt conscience de la grande valeur de leur nouvelle vedette et entreprirent de la promouvoir et de l'exploiter au maximum. Pour le second film de Ivy, les Shaw ne se creusèrent pas trop les méninges et entreprirent d'adapter dans le style huangmeng diao « les sept demoiselles du ciel » (en chinois Qi Tien Nu) un autre vieux conte folklorique tout à fait dans la même veine que Love Eterne (1). Ainsi donc dans A Maid from Heaven Ivy joue à nouveau un jeune homme vertueux prit dans une romance contrariée présentée d'abord de manière comique mais qui connaît finalement un dénouement tragique. Mais alors que dans Love Eterne l'héroïne féminine était une ingénue bien née qui se déguisait en garçon (d'où de nombreux quiproquos équivoques comiques avec le personnage masculin d'Ivy), dans A Maid From Heaven l'héroïne est une nymphe céleste pourvue de pouvoirs magiques. Cela permet d'ajouter une certaine dose de féerie au film avec notamment l'intervention d'un arbre qui chante ou quelques scènes situées au royaume des cieux (2). Même si Maid est inspiré d'un conte original et qu'il y est quelques différences dans la nature de certains personnages, il n'en demeure pas moins que le film reste essentiellement une variation somme toute peu originale et plutôt simplifiée de celle de Love Eterne. (3)

Etrange rencontre dans la forêt

Les envoyés célestes
Les sept demoiselles du ciel
En même temps qu'ils cherchaient à promouvoir Ivy, l'autre grand but rechercher par les Shaw avec ce nouveau film était aussi d'introduire une floppée de starlettes débutantes et de lancer l'une d'elle Fang Ying comme nouvelle vedette. Naturellement elle joue la demoiselle céleste alors que les autres starlettes incarnent les sœurs de son personnage (4). Le générique d'ouverture commence avec les sept nymphes faisant un petit numéro de danse dans le décor féerique du royaume des cieux avec les actrices présentées une à une (à commencer par Fang Ying bien sûr) en arborant leurs plus beaux sourires. Ce début montrait bien l'importance que les Shaw attachaient à mettre ces nouvelles starlettes en valeurs, bien qu'accrocher les spectateurs avec leur décor tout beau tout nouveau du royaume céleste était manifestement aussi un but recherché. De plus, une fois le générique terminé, tout le premier acte du film continue de se dérouler au ciel permettant à Fang Ying et à ses sœurs de charmer encore davantage avec leurs sourires et leurs quelques numéros de chants et danses supplémentaires. Cet acte initial visait plus que simplement introduire de nouveaux visages cependant, il avait aussi comme impératif d'imposer Fang Ying comme l'héroïne féminine et la co- vedette du film alors que la jeune actrice était encore tout à fait inconnue du public.

Les Sept Soeurs célestes

La Demoiselle du ciel
 
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