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Rencontre avec une légende de la Shaw Brothers, Ti Lung au festival d’Amiens 2004
Les années Shaw Brothers 1/2 - Page 2
Infos
Auteur(s) : David Vivier
Date : 1/11/2004
Type(s) : Interview
 
 Liens du texte  
Personnes :
Chang Cheh
David Chiang Da Wei
Chu Yuan
Gu Long
Films :
The House Of 72 Tenants
Le Sabre infernal
Vengeance !
 
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chang cheh

HKC : Vous considériez Chang Cheh comme votre père. Avec lui, vous devenez un de ses acteurs fétiches aux côtés de David Chiang. Il aimait montrer des guerriers torses nus qui s'affrontaient dans des combats très sanglants, avec beaucoup de rage et de sang. Parfois ils mourraient dans des souffrances atroces. D'où lui venait ces idées ?
TL : Je ne peux répondre sur Chang Cheh. [NDLR, Ti Lung considère Chang Cheh comme son mentor et ne souhaite pas s'exprimer sur le vieux maitre]

HKC : Chang Cheh était un formateur, une sorte de sergent instructeur. Celui qui vous introduisit dans le monde du cinéma.
TL : En fait je pourrai presque dire de lui que c'est un beau père, un parrain. A l'époque, nous avions de petits salaires. Quand nous étions un peu à cours d'argent, on demandait une petite rallonge et Chang Cheh, personnellement, très généreusement donnait un peu d'argent qui nous permettait d'embellir un peu notre vie.
 
HKC : Non seulement Chang Cheh était un grand metteur en scène mais il était un homme respectable, très généreux, très gentil. Il voulait que ses acteurs deviennent « riches » et célèbres sans rien exiger en retour.
TL : Exactement, il n'était pas seulement un bon réalisateur, c'était quelqu'un qui aimait rendre service et puis en plus c'était un très bon négociateur avec la production, il savait comment marchander avec eux de façon à augmenter nos salaires et donc augmenter notre niveau de vie. C'est une personne merveilleuse, un grand réalisateur, et un leader.

Malheureusement un jour, j'ai eu un problème. Une nuit, j'étais soûl et je me suis battu avec deux officiers de la police de HK, et c'étaient deux officiers de haut niveau donc je me suis fait arrêter au commissariat et j'ai été inculpé d'agression et Chang Cheh m'a personnellement trouvé un avocat qui m'a sorti d'affaires et il a agi en ma faveur, j'ai eu beaucoup de chance car je n'ai pas perdu mon travail.

 

Ti Lung dans Vengeance ! (1970)

HKC : Je pense notamment au film Vengeance ! (présenté a Amiens), très dur, très pessimiste à l'atmosphère pesante. Quels souvenirs gardez-vous de ce film ?
 
TL : Dans Vengeance ! (1970), j'occupe la première partie du film et c'était un rôle difficile, un défi en tant qu'acteur car je jouais justement le rôle d'un acteur de théatre, et il y avait beaucoup de combat. Finalement le film a eu une belle carrière puisqu'il a bien marché au box office, en plus il a obtenu le prix du meilleur film de l'année et David Chiang reçut le prix du meilleur acteur.

Le film a été apprécié à HK, les critiques l'ont qualifié de parfois violent mais de remarquables. Mais dans les festivals de films asiatiques, ce n'était pas très facile d'obtenir deux prix et ce n'était pas un coup de chance non plus. Il possède une rare qualité qui attire les gens


HKC : Même si vous n'apparaissez pas très longtemps dans le film, votre rôle s'apparente à celui de Janet Leight dans Psycho. Puisque le personnage meurt au bout des dix premières minutes du film, mais malgré tout l'ombre du personnage se ressent pendant tout le reste du long métrage.
 
TL : Merci.
 
chu yuan
HKC : Vous avez interprété notamment le rôle titre de The Sentimental Swordsman et de The Magic Blade .
TL : The Magic Blade (1976) était ma première collaboration avec Chu Yuan, c'était l'adaptation de roman d'un écrivain taiwanais Gu Long. A sa sortie, le film fit sensation et ce fut le début d'une collaboration fructueuse entre nous trois. Je suis donc passé de Chang Cheh à Chu Yuan, et j'ai travaillé de nombreuses années, ses adaptations de romans sont sorties non seulement à HK mais aussi à Singapour, Taiwan, Malaisie. C'était comme si j'avais gagné au loto, ça m'a permis d'acheter plusieurs maisons, c'était un très bon partenariat entre nous.
 
HKC : Chor Yuen (Chu Yuan en mandarin) est un réalisateur très méticuleux, il remplaçait les débordements sanglants de Chang Cheh par une recherche plus axée sur le suspense et les intrigues à tiroir, des films à l'atmosphère beaucoup plus envoûtante.
TL : Chu Yuan a commencé sa carrière très, très jeune comme scénariste et aussi comme assistant de Shu Tieh, un réalisateur très célèbre, son père était l'acteur N°1 en langue cantonaise, sa femme était une actrice talentueuse toute sa famille était composé de gens plein de talents. Chu Yuan était un artiste avec un comportement étrange, il pouvait arriver en pyjama au travail parce qu'il avait oublié de mettre son costume, il pouvait arriver avec quelque chose à manger, avoir dormi dans sa voiture et puis écrire des idées qui pouvaient lui passer par la tête et reprendre. Une personne de foncièrement optimiste qui croyait en sa bonne étoile.

C'était un génie du cinéma, quand il a fait son premier film Cœur brisé des pauvres parents et ensuite avec House of 72 tenants (1973) qui était le premier film en cantonais et qui détruisit le marché du film en mandarin, et ensuite vint la série des films avec Gu Long. C'était quelqu'un d'immensément créatif et quand il n'avait rien à faire, il jouait au mah-jong ou il élaborait de nouvelles idées.

 
HKC : Pouvez vous en dire plus sur votre personnage dans The Magic Blade  ?
TL : C'est vrai que j'avais un aspect assez proche de celui de Clint Eastwood, une façon de défier en regardant droit dans les yeux. En fait contrairement à l'idée qu'un acteur doit toujours être élégant sur lui, Chu Yuan a fait l'inverse. Il avait une vision, et d'autre part, il était très imaginatif au niveau des armes, c'est lui qui inventa pour moi une arme qui ressemblait un peu à un boomerang.
 

Ti Lung dans Magic Blade (1976)
 
HKC : Vos relations avec le réalisateur Chu Yuan étaient-elles très différentes de celles avec Chang Cheh ?
TL : Ma relation avec Chu Yuan n'était pas la même qu'avec Chang Cheh. Par exemple, Chu Yuan venait dîner à la maison et jouait au mah-jong avec ma femme [NDLR, coup d'œil complice à son épouse presente lors de l'entretien]. Mais ce n'était pas pareil avec Chang Cheh. Parce que c'était mon mentor, mon pygmalion. Avec Chu Yuan, ce n'était pas aussi sérieux, c'était plus une relation fraternelle et respectueuse à la fois.
 
HKC : Quelles différences notables avez-vous perçu entre les mises en scène de Chang Cheh et de Chu Yuan ?
TL : Chang Cheh avait une démarche plus originale, il écrivait lui-même ses propres scénarios, des scénarios sur mesures pour ses acteurs. Il montrait ses acteurs sous un jour plus glamour et en même temps plus profond, avait ses lignes directrices, les personnages étaient plus attirants. Tandis que Chu Yuan lui faisaient des adaptations, il prenait plusieurs romans, il prenait certains éléments de ceux-ci, les combinait et obtenait un résultat tout à fait acceptable.

S'il fallait les comparer à des arbres, Chang Cheh serait un pin très droit, tandis que Chu Yuan serait un sapin de noël. Chang Cheh était plus dévoué à son travail tandis que Chu Yuan était plus un play-boy, quelqu'un qui aimait plus s'amuser.

 
 
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