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Critiques Express

Le Bras Armé de Wang Yu contre la guillotine volante    (1976)
Face à la réaction décevante du public devant son hallucinant One Armed Boxer, plus connu chez nous sous le titre des plus appropriés de Roi Du Kung Fu, Jimmy Wang Yu décide qu’il est un génie incompris. Le public a tort, et lui a raison, et pour leur montrer qu’ils sont idiots, l’artiste remet le couvert avec une suite encore plus folle.

Après son expérience jouissive aux States, Jimmy Wang Yu rentre montrer à ses compatriotes qui est le vrai mec du coin, car il ne faudrait pas qu’on l’oublie !

Néanmoins, autant couper court à un suspense que je sais insoutenable, alors que Le Roi Du Kung Fu était l'un des nanars les plus poilants du cinéma kung fu (du cinéma tout court peut être), cette suite se révèle décevante, car elle ne possède pas la même folie créatrice que son ainé. Le générique annonce la couleur: finis les délires psychédéliques sur fond de Shaft, place au rock électro-punk, surprenant mais moins réjouissant.

S'ensuit une première demi-heure effrayante, qui annonce le pire: il ne s'y passe rien! Cette première partie introduit vaguement les personnages et les enjeux, mais sans génie. Où est donc passée la première demi-heure du Roi Du Kung Fu avec ses 5 ou 6 combats endiablés?!!
De plus, nous avons payé pour assister aux démonstrations de force d’un manchot plus fort que lorsqu’il avait deux bras, une bête invincible, dont la puissance n’a d’égale que sa violence.

Heureusement, vient alors l'heure du mortal kombat. Mais une fois de plus, la déception est (partiellement cette fois) au rendez-vous. Cette partie, qui dure plus de 20 minutes, reste trop classique, malgré le bestiaire éclectique de combattants. Le kung fu y est plus technique que dans le précédent film, mais aussi nettement moins énergique. Les affrontements restent d'un niveau correct, mais c'est tellement moins enthousiasmant que les chorégraphies folles et disco du premier épisode! Quelques bons passages sortent le tout de la moyenne, comme Lau Kar Wing avec un setsukon. Enfin on ne crachera pas sur 20 minutes non stop de combats pas trop mauvais. On regrettera le manque d'idées nanardes de l'ensemble, l'indien aux longs bras mis à part.

Mais ce qui semble être une tentative de rentrer dans le rang cache en fait l’intention de Jimmy Wang Yu de conserver son budget plus serré que d’habitude pour la dernière partie. Jimmy Wang Yu redevient enfin Jimmy Wang Yu : un héros macho, mégalo, invincible, auquel rien ne résiste. Un Hercule du Kung Fu, un Apollon des arts martiaux.

Face à lui, le maître de la guillotine volante réapparait, se prenant pour Tim le mage, interprété par le génial John Cleese, dans l'inestimable Sacré Graal, et explose tout sur son passage: têtes, bras, dents, tentes... Une bonne scène nanarde comme on les aime.
Notre héros, qui n'a fait de la figuration que 5 minutes durant les 50 premières minutes, va enfin nous montrer ce qu'il a dans le bras.

Après un duel contre l'indien aux longs bras, sympathique mais manquant d'énergie (malgré une idée hallucinante), les choses sérieuses commencent. Jimmy Wang Yu va piéger ses ennemis dans des traquenards d'une ingéniosité et d'une cruauté inouïes! Mention spécial au piège tendu au danseur thaïlandais (comment ça c'est un boxeur?), hilarant de bout en bout.

Puis en véritable Mc Gyver Jimmy Wang Yu, notre héros, minutieux comme le schtroumpf à lunettes, va installer des pièges variés et intelligents pour pallier son manque de guillotine. Son ingéniosité est telle qu'il peut calculer au centimètre près, et ce un jour à l'avance, où le corps de son adversaire tombera!

La réalisation, plus académique que celle du Roi Du Kung Fu, reste meilleure que celle d'un Lo Wei grâce à quelques travellings dynamiques. On reste loin cependant de l'énergie et de l'enthousiasme de la caméra du premier épisode.

Suite décevante, car manquant de folie nanarde, Master Of The Flying Guillotine reste un divertissement qui sort du lot grâce à la patte Jimmy Wang Yu.
Léonard Aigoin 1/23/2010 - haut

Le Bras Armé de Wang Yu contre la guillotine volante    (1976)
1975 : Après cinq années passée à la Golden Harvest, Jimmy Wang Yu quitte Hong-kong pour s’installer à Taïwan. Tentant désespéremment de retrouver un second souffle, la star ne remontera plus jamais la pente artistiquement. Sa carrière à Taïwan est pratiquemment dénuée d’intérêts. Seul deux films sortent du lot (pris au second degré) : Master of the Flying Guillotine alias One Armed Boxer 2 qu’il réalise et le film de Chu-yen ping, La Mission Fantastique.

Entreprendre une suite à son One Armed Boxer pouvait apparaître comme une idée farfelue de la part de Jimmy Wang Yu. Son film ayant été un échec terrible au box-office, ce projet ne s’imposait pas vraiment pour la reconquête d’une gloire perdue. Le premier étant surtout réputée pour son délire et sa folie, on pouvait attendre tout de la part de Jimmy Wang Yu : la star ne nous déçoit pas et livre un film encore plus fou que l’original (mais inférieur artistiquement) qui fait l’objet d’un véritable culte pour les amateurs de bis (Quentin Tarantino aime tellement le film qu’il s’en ait inspiré pour son Kill Bill : l’arme qu’arbore le personnage de Go Go Yubari (Chiaki kuriyama) et la reprise d’une musique du film elle-même reprise au groupe Allemand Neu).

Toute la réputation du film provient essentiellement de son bad guy : un fou sanguinaire qui utilise une guillotine volante pour tuer ses adversaires. On raconte que cette idée fut empruntée à la saga des Flying Guillotine produite par la Shaw Brothers. Petite vengeance de Jimmy Wang Yu vis-à-vis de son ancien patron, sir Run Run Shaw. Toujours est-il que la star exploite pleinement le potentiel de cette arme en nous montrant des décapitations gores du plus bel effet.

Encore une fois, Jimmy Wang Yu se montre généreux en ce qui concerne l’action : tout comme le premier One Armed Boxer, les combats occupent tout le métrage. En plein milieu du film, la star nous offre un tournoi d’arts martiaux dont la durée avoisinne les 20 minutes.( Cette scène de tournoi sera refaite par Jimmy Wang Yu en y reprenant à l’identique le lieu et la durée dans Return of the Chinese Boxer). Et bien entendu, le One Armed Boxer ne sera pas le même sans l’invincibilité que lui confère Jimmy Wang Yu. Au début du film, on le voit enseignant le kung-fu à ses élèves, marchant sur un mur, se déplacant sur un plafond la tête en bas, passant tranquillement au milieu de ses élèves. Tout le film se déroule dans cette folie, cette outrance.

Seulement, si le premier One Armed Boxer fut réalisé efficacement, on ne peut pas vraiment en dire autant de sa suite. Comme si, larguée au milieu de l’île nationaliste, l’acteur avait perdu le minimum de maîtrise qu’il avait acquis. Sa réalisation est pataude (et encore, le reste de sa carrière Taïwanaise sera pire à ce niveau-là), les chorégraphies ne sont pas aussi percutantes que dans l’original et la production fauchée se ressent tout au long du film. Mais ses défauts apparaîtront mineurs aux yeux de ceux qui ont aimé le premier. One Armed Boxer 2 constitue la suite parfaite du premier volet : l’outrance et le côté cartoonesque sont toujours de mise. Incroyablement jouissif, le film est un régal pour tout les bisseux qui se respectent.
Denis Gueylard 8/23/2005 - haut

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