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Lady Tourbillon    (1971)
Lady Whirlwind, c’est le film de la starification pour la jeune Angela Mao. La protégée de Huang Feng avait été la réponse de la Golden Harvest aux héroïnes de la Shaw Brothers, Cheng Pei Pei en tête. Mais, avec le succès phénoménal de Bruce Lee, Raymond Chow a l’idée de transformer la jeune femme, officiant alors dans le Wu Xia Pian, en une star du Kung Fu, un équivalent féminin du petit dragon. L’idée est opportuniste mais elle n’en est pas moins risquée. Le monde des films de Kung Fu est alors dominé par Bruce Lee et Wang Yu, deux hommes à l’attitude macho particulièrement marquée. Et ce ne sont pas les œuvres de Chang Cheh dans le domaine qui iront en sens inverse, bien au contraire. Féminiser cet univers n’assurait donc en rien d’un succès au box office.

C’est conscient du risque de l’opération que Huang Feng réalise son film. Il décide de limiter les changements en gommant une bonne part de la féminité d’Angela. Celle-ci est un pur décalque du personnage de Bruce Lee (Chen Zhen) dans Fist Of Fury. Elle est habitée par la vengeance, quasi obsessionnelle dans sa volonté de retrouver celui qu’elle estime responsable de la mort de sa soeur et ne se laisse aller à des sentiments que de manière très limitée. Le personnage serait joué par un homme que cela ne changerait absolument rien à la manière dont il est campé dans le film. Le plus gênant tient surtout au fait qu’elle doive partager la vedette avec Chang Yi… S’il s’agissait d’un partage équitable, cela pourrait encore aller. Hélas, le récit se concentre dans sa deuxième moitié sur le personnage masculin, renvoyant Angela à ses fourneaux (si vous me permettez l’expression !). L’émancipation féminine dans les films de Kung Fu avait encore quelques progrès à faire.
Le personnage d’Angela n’est pas le seul élément qui fait immédiatement penser à Fist Of Fury (et plus largement au style « Bruce Lee »). On retrouve dans Lady Whirlwind, ces bon vieux Japonais de service, méchants jusque au bout des ongles. Un peu dommage d’ailleurs car le personnage de Chin Yuet Sang laissait augurer d’une meilleure caractérisation (il prend parti pour Angela lors de sa première apparition) au lieu du cliché ambulant qu’il devient pour le reste du récit. Ce type de racisme anti nippon renvoit aussi à Wang Yu. On ne s'étonnera donc pas de voir une séquence d'entraînement directement inspirée du One Armed Boxer de celui ci.

Ces petits défauts n’empêchent cependant pas Lady Whirlwind de se regarder avec un certain plaisir. Le scénario, basé sur la revanche donc, est convenu mais n’en demeure pas moins efficace (Huang Feng est un habitué de la formule). Les personnages sont limités en psychologie mais le casting habile (pas mal de bonnes tronches reconnaissables au premier coup d’œil) compense en partie le problème. Et les combats sont livrés en nombre. Film de 72 oblige, les chorégraphies manquent de rythme, d’intensité et parfois de lisibilité mais elles ont le mérite d’être énergique et violente. Bourré de défauts mais plaisant, ce qui pourrait définir le film s’applique également aux combats. Au moins, ça a le mérite d’être cohérent !

Lady Whirlwind n’est pas un grand film de Kung Fu d’un point de vue artistique, trop d’éléments clochent ou sentent le déjà vu pour qu’il mérite cette appellation. Tout au plus peut on le considérer comme une série B honnête. Mais il faut le prendre pour ce qu’il est : Un ballon d’essai destiné à s’assurer de la viabilité (commerciale) d’une femme en premier rôle d’un film de Kung Fu. Et à ce niveau, malgré les limitations que connaît le personnage, le pari est un succès. Angela impressionne par sa détermination et ne se laisse à aucun moment éclipser par ses partenaires (sauf évidemment quand le récit la met sur la touche). D’abord un peu maladroite lors de ses scènes d’action, elle ne cesse de monter en puissance au fur et à mesure du film. La voir se défaire d’une dizaine de bandits avec rage (cf : la séquence dans le casino) ne peut qu’impressionner. Rien d’étonnant donc à ce qu’Angela soit devenue une star après Lady Whirlwind, elle le méritait bien. Ses films de Kung Fu majeurs suivront par la suite, Hapkido en tête.
Arnaud Lanuque 11/2/2004 - haut

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 11/2/2004 Arnaud Lan...

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