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Critiques Express

I’m Sorry    (1989)
Bien avant que la série Sex And The City ne fasse un carton, des films exploraient déjà la sexualité et autres histoires de coeur des femmes trentenaires. Ce type de sujet, entre romance et drame, c’est une des spécialités du réalisateur Tony Au. Hélas, dans I’m Sorry, il ne démontre pas vraiment maîtriser à la perfection le sujet…

L’histoire d’I’m Sorry, c’est avant tout celle de Carol, cette femme de caractère qui ne parvient pas à mener une vie amoureuse épanouie. Le personnage est pris à bras le corps par une Carina Lau en très grande forme. Si Carol apparaît aussi vivante, c’est bien grâce à sa prestation. Que ce soit dans les larmes ou dans les rires, dans la romance intime ou l’exubérance la plus totale, son énergie déborde de l’écran, ses émotions sont palpables à tous moments. Cette belle performance d’acteur (soutenue par celle de son partenaire principal, Lawrence Ng, loin de ces rôles de catégorie 3) est malheureusement handicapée par un script maladroit qui ne permet pas au personnage d’attirer la sympathie. Trop souvent, ses actions apparaissent contradictoires, voire totalement dépourvue de rationalité (elle frappe des inconnus dans un restaurant). Le talent d’actrice de Carina permet de faire avaler quelques unes de ses couleuvres mais pas toutes !

Car le gros point noir d’I’m Sorry est clairement son scénario mal foutu. Tony Au cherche à courir trop de lièvres à la fois et finit par échouer sur toute la ligne. L’intention première du réalisateur, c’est de faire un beau portrait de femme, touchant et complexe. Comme relevé plus haut, le faible soin apporté à la cohérence du personnage principal porte un coup sérieux à la tentative. L’échec est encore plus patent à travers la manière dont Au organise son récit. Trop souvent, il passe à coté des moments qui pourraient permettre au personnage de développer sa personnalité. C’est particulièrement flagrant une fois que Edgar et Carol sont ensemble, Tony Au évacue complètement cette partie au lieu d’appuyer sur les indéniables difficultés du couple. Ce type d’oublis, ou simplement de mauvais choix, scénaristiques se répètent bien trop souvent (la relation entre Carol et Edward sous développée…) pour qu’on puisse s’attacher et comprendre le personnage de Carol. Les choses ne sont pas rendues meilleure par l’esquisse de réflexion sur les relations hommes/femmes que Au nous propose. Cet aspect du film ressort à travers l’histoire de Carol mais aussi de ses amies autour d’elle. L’idée qui prédomine, c’est la normalité des aventures multiples alors qu’on est déjà engagé avec quelqu’un (tous les personnages du film s’y adonnent d’une manière ou d’une autre). Une position loin des mœurs très conservatrices de Hong Kong mais qui, il est vrai, est aussi une réalité de l’ex colonie. Ce sont avant tous les apparences qui comptent, la fidélité doit être affichée mais peut être contournée… tant que cela reste secret ! S’interroger sur cet état de fait, voir les différentes conséquences (bonnes ou mauvaises) de ce type d’attitudes aurait pu alimenter une réflexion intéressante. Mais Au ne dépasse jamais le niveau de la plate illustration, manquant d’un véritable point de vue de cinéaste. Son incapacité à s’engager coule définitivement I’m Sorry.

De bonnes intentions et de bons acteurs ne font pas un bon film, I’m Sorry le démontre trop bien...
Arnaud Lanuque 12/4/2004 - haut

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 12/4/2004 Arnaud Lan...

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