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Critiques Express

Iron Monkey    (1993)
Devant l’inflation massive des sorties de films Hongkongais (plus précisément de films asiatiques tout court), on ne comprend pas pourquoi certains classiques sont toujours inédits chez nous. Iron Monkey est l’un de ces titres très attendus par les amateurs du cinéma d’action made in HK.
Faisant partie du renouveau du cinéma en costumes durant les années 1990, Iron Monkey entre dans la catégorie des meilleurs films de cette période.

Au début des années 1990, le réalisateur-producteur Tsui Hark relance coup sur coup le Wu Xia Pian et le Kung Fu Pian avec les films Swordsman (surtout le deuxième épisode) et Il était une fois en Chine. Pour ce dernier, trois chorégraphes s’occupent des combats auxquels s’ajoutera un quatrième au cours du tournage : Yuen Woo Ping. Tsui Hark confiera au maître d’arme l’intégralité des chorégraphies du deuxième épisode, La Secte du lotus blanc. Chorégraphe réputé, Yuen Woo Ping fait preuve d’une certaine aisance dans l’utilisation des câbles. Durant la période 1990-1994, le chorégraphe-réalisateur sera le numéro 1 dans le domaine du Kung Fu Pian. De plus, le personnage de Wong Fei-hong tient une place importante dans sa carrière : il a débuté comme cascadeur-acteur sur les films avec Kwan Tak Hing où son père Simon Yuen Siu Tien jouait un rôle important et il a réalisé quatre classiques du cinéma kung fu consacré au personnage (ou à sa mythologie) : Le Maître Chinois, Dance Of The Drunk Mantis, Le Héros magnifique et Tigre blanc. Contrairement à Liu Chia Liang, pour qui le personnage de Wong Fei-hong est tout aussi important, si ce n’est plus, Yuen Woo Ping ne refusera pas de le faire évoluer dans sa façon de se battre, en clair d’utiliser les câbles.

Après le succès des deux premiers Il était une fois en Chine, Tsui Hark décide d’écrire et de produire un film basé sur la mythologie du personnage qui sera réalisé par Yuen Woo Ping. Iron Monkey bénéficie d’une qualité rare pour les productions de la Film Workshop : l’absence sur le tournage du producteur possessif. Occupé par le troisième Il était une fois en Chine, Tsui Hark laisse une totale liberté à Yuen Woo Ping pour réaliser Iron Monkey. Plutôt que de mettre en scène le personnage de Wong Fei-hong à l’âge adulte et donc de copier ses films (où par extension de les court-circuiter), Tsui Hark décide de représenter Wong Fei-hong dans sa jeunesse et de centrer l’histoire sur son père, Wong Kai Ying.
Le film joue sur le mythe de Robin des bois : un homme vole aux riches pour donner aux pauvres. Chu Yuan s’était lui aussi servi de cette histoire à l’occasion de son The Lizard en 1972, déjà chorégraphié par Yuen Woo Ping et son frère Yuen Cheung Yan.
Le personnage du noble voleur est ici représenté par Iron Monkey (Yu Rong Guang), expert en kung fu qui échappe toujours aux forces de l’ordre. La venue de Wong Kai Ying (Donnie Yen) accompagné de son jeune fils Wong Fei-hong (Angie Tze Man) sera l’ultime chance pour la police de capturer Iron Monkey. Se révélant lui aussi d’une agilité prodigieuse pour les arts martiaux, Wong Kai Ying sera dans l’obligation d’arrêter le voleur s’il veut revoir son enfant, détenu par la justice.
Pour Tsui Hark, Iron Monkey ne doit avoir pour seule ambition que de divertir. Fini les intrigues politiques, les dialogues captivants et lourds de sens propre à sa saga Il était une fois en Chine. Le rythme des combats s’intensifit au même titre que la comédie. Mais Tsui Hark réussit là où beaucoup ont échoué dans le renouveau du Kung Fu Pian : les films de kung fu des années 1990 tentent la périlleuse fusion entre l’humour hérité de la Kung Fu Comedy et le sérieux et le flamboyant propres aux grands films en costumes. Il en résulte souvent des métrages où la comédie occupe une trop grande place (voir les Fong Sai Yuk) handicapant de ce fait le rythme du film. Dans Iron Monkey, la comédie se mêle parfaitement à l’ensemble et n’empiète jamais sur l’action. Tsui Hark a vraiment taillé un film sur mesure pour Yuen Woo Ping, qui est l’un des grands spécialistes de la Kung Fu Comedy.
Ne disposant pas du même budget et délais, le film de Yuen Woo Ping est moins léché esthétiquement, moins fourni en décors et accessoires et pas aussi approfondi sur la forme que les (premiers) films de la saga de Tsui Hark. En tant que réalisateur, Woo Ping a toujours été partisan de l’efficacité avant tout. Moins d’ampleur et d’ambition que Tsui Hark, sa réalisation est avant tout portée sur la lisibilité et l’impact des combats. De ce point de vue, Iron Monkey est un must.
On peut le voir comme une préquelle à Il était une fois en Chine. Wong Fei-hong y est un jeune garçon d’une dizaine d’années, fougueux mais respectueux des valeurs martiales et de l’apprentissage de son père. Le personnage a quand même droit à deux scènes de combat à lui tout seul. Interprété par une jeune fille, Angie Tze Man, le Wong Fei-hong d’Iron Monkey est dans la droite lignée de la représentation du personnage adulte que l’on pouvait voir dans Le Maître chinois, turbulent et bagarreur. Si Tsui Hark a rédigé le script du film, on sent tout de même l’influence de Yuen Woo Ping. Donnie Yen prête ses traits au personnage de Wong Kai Ying. Grand complice de Yuen Woo Ping avec qui il a donné quelques fleurons du cinéma d’action Hongkongais (Le Sens du devoir 4, Tiger Cage 2…), l’acteur a à l’époque incarné deux méchants mémorables dans des productions Workshop : L'Auberge du dragon de Raymond Lee et surtout La Secte du Lotus Blanc de Tsui Hark. Devant l’incroyable talent martial du jeune homme et sa connaissance dans la façon de travailler de Yuen Woo Ping, le choix de le faire jouer Wong Kai Ying s’impose naturellement (dommage cependant que le film ait donné lieu à des tensions entre le réalisateur et l’acteur au sujet de la paternité des chorégraphies). Avec Iron Monkey, Donnie Yen nous livre une de ses meilleures performances. Cela est également valable pour Yu Rong Guang, éternel second rôle qui pourtant possédait l’étoffe pour passer au premier plan (voir Mirage de Tsui Siu Ming). Il fait du personnage d’Iron Monkey un héros mûr et réfléchi. Médecin le jour, il vole la nuit et redistribue son butin aux démunis, aidé de son assistante incarnée par l’actrice Jean Wong Ching Ying.
La partie comédie est assurée par le jeune Wong Fei-hong et par un inspecteur de police gaffeur joué par Sunny Yuen Shun Yee, ici à l’opposé des rôles de méchants qu’il tient habituellement chez son frère Yuen Woo Ping. Assez drôle, le film se pose en divertissement efficace grâce à ses grosses scènes d’action. Aidé de ses frères Yuen Cheung Yan et Sunny Yuen Shun Yee, Yuen Woo Ping nous offre des chorégraphies dantesques. La première scène nous montre un combat à 1 contre 20 dans lequel Iron Monkey affronte une horde de policiers et de moines shaolin censés le capturer. Virevoltant dans les airs, donnant des coups de pied dignes de jeux videos, rebondissant de toute part sur l’écran, les acteurs nous offrent des combats qui perdent en réalisme ce qu’ils gagnent en spectaculaire. Encore plus que dans les premiers Il était une fois en Chine, les scènes d’actions sont aériennes au possible et requièrent à chaque fois l’utilisation de câbles. Néanmoins la virtuosité de Donnie Yen et de Yu Rong Guang se ressent, les deux hommes étant experts dans leur art, même si des procédés comme l’accéléré et les doublures sont présents.
Les combats s’enchaînent sur un rythme effréné et se closent sur l’affrontement des deux héros contre l’acteur Yen Shi Kwan (déjà grand méchant du premier Il était une fois en Chine). Combat qui se déroule en équilibre sur des poteaux enflammés. Un morceau de bravoure (inférieur tout de même aux finals similaires des deux premiers volets de la saga de Tsui Hark) qui constitue le point d’orgue d’une suite d’affrontement tous plus impressionnants les uns que les autres. Iron Monkey présente des combats qui comptent parmi les plus beaux du cinéma Hongkongais. Un vrai régal pour l’amateur.
Avec ce film,Yuen Woo Ping nous a donné le meilleur de lui-même en tant que réalisateur et chorégraphe. Seul Tai Chi Master et surtout Fist Of Legend bénéficieront d’un travail aussi abouti de la part du maître d’arme à l’époque. Son activité s’en trouvera amplifiée, faisant de lui l’un des chorégraphes majeurs du nouveau film d’action en costumes. Mais ni Heroes Among Heroes, ni Wing Chun, ni Tai Chi II, ni Claws Of Steel ne réussiront à réitérer l’exploit que constituent Iron Monkey et Tai Chi Master.

Iron Monkey est un classique, l’un des meilleurs films d’arts martiaux made in HK, un concentré hallucinant de scènes d’action monstrueuses qui portent la marque d’un des plus grands chorégraphes :Yuen Woo Ping.

Savoureux et incontournable.
Denis Gueylard 5/3/2006 - haut

Iron Monkey    (1993)
Cadeau de Tsui Hark à Yuen Woo Ping, satisfait des chorégraphies qu'il avait réalisées pour Once Upon A Time In China, Iron Monkey est tout simplement l'un des meilleurs films d'arts martiaux tournés dans les années 90.
Un classique.
David-Olivier Vidouze 6/1/1999 - haut

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