Hong Kong Cinemagic
Version française English version
 Critiques   Forum   Facebook  
 Personnes
 Films
 Studios
 Lexique
 Vos réglages

Rech. HKCine
Utiliser la Recherche Google
>> Aide

 Réalisateurs
 Acteurs
 Techniciens
 Producteurs

 Arts martiaux
 Action / Polar
 Drame & Opéra
 Catégorie 3

 Shaw Brothers
 Comptes rendus
 Industrie du film
 Culture et société

 Tests DVD Z2 VF
 Tests DVD SB Z2
 Autres Tests DVD
 Bibliographie
 Guide d'achat

 La Catégorie 3
 Héros handicapés
 Le Japon et HK
 Index des Archives

 BOF & Musique
 PDF & E-books
 Livre d'or VIP

 Plan Du Site
 Archives des éditos
 Aide à la Navigation
 Rédaction
 Historique
 Liens Web
 Le ciné HK et nous
 Livre d'or
 Remerciements
 HKCinemagic 2

Statistiques :
11630 Films
19215 Personnes
1448 Studios
230 Articles
82 Interviews
155 Tests DVD
32452 Captures DVD
3722 Vidéos
Critiques Express

Le Poing mortel du dragon    (1980)
Clan Of The White Lotus est indifféremment présenté comme un remake ou une suite à l’excellent Executioners From Shaolin de Lau Kar Leung. Pourtant, dès l’explicite générique, il est clair que Pai Mei est défait par Hu Ah Piao (Lee King Chue) et Hung Wei Ting (Gordon Liu), au cours d’un superbe combat se déroulant dans les ruines fumantes du temple de Shaolin. C’est en combinant le style du tigre, maîtrisé par le premier, et de la grue, maîtrisé par le second, que les jeunes gens parviennent à tuer le « moine aux sourcils blancs ».
(Dans Executioners from Shaolin, le fils de Hung Sze Kwan, interprété par Wong Yu, combinait à lui seul les deux styles hérités de ses parents pour venir à bout de Pai Mei.)
Mais Clan Of The White Lotus, sur bien des aspects, est également une sorte de remake du film de Lau Kar Leung. Outre que White Lotus ressemble trait pour trait au Pai Mai d’Executioners From Shaolin (Lo Lieh les incarne tous les deux et porte un costume identique !), la trame du récit est similaire dans ses grandes lignes : un héros va tenter de tuer un méchant en allant le retrouver à maintes reprises dans son repaire. Il sera plusieurs fois battus, parviendra chaque fois à s’enfuir, se perfectionnera, et reviendra le défier. Le scénario de Clan Of The White Lotus est simplement moins riche et ne s’embarrasse pas de récits annexes (ce qui, d’une certaine façon, fait sa force – on est dans la série B efficace -, mais aussi sa faiblesse – il lui manque une dimension spirituelle).

Les années ont passé et l’Empereur de la dynastie Ching, dans un souci de réconciliation nationale, a décidé de pardonner aux partisans de Shaolin. Il leur ouvre les portes des prisons et permet la reconstruction des monastères.
Mais le chef du Clan du Lotus Blanc,White Lotus (Lo Lieh), alerté par un de ses généraux (Johnny Wang), ne l’entend pas de cette manière : c’est dans l’affrontement contre Shaolin que son frère Pai Mei a été tué par deux opposants au pouvoir Mandchou. Il mobilise alors ses hommes et les envoie assassiner tous les prisonniers qui viennent d’être libérés. Parmi eux se trouve un jeune homme (Lee King Chue) attendu par sa femme (Kara Hui), son meilleur ami (Gordon Liu) et sa sœur (Yeung Jing Jing). Un coup du sort lui permet d’échapper à l’assaut mais le Clan du Lotus Blanc viendra le chercher jusque chez lui…
Trop faible martialement pour tuer seul son ennemi juré, le héros du film n’aura de cesse de pallier l’absence de son ami pour se venger. Il va donc tenter de réunir en lui seul les techniques du tigre et de la grue (renvoi direct à Executioners From Shaolin) et, pour se faire, s’entraînera avec un ami plutôt simplet (Lam Fai Wong). Ces très belles séquences, chorégraphiées par le maître Lau Kar Leung pour son frère Gordon Liu, nous vaudront performances physiques et rires, le benêt palot n’étant pas franchement un sparring-partner de premier choix. Mais malgré tout, la force brute maintenant développée par Hung Wei Ting n’est pas suffisante et le jeune homme est mis en échec par le redoutable prêtre.
Sa belle-soeur décide alors de prendre en main son entraînement et apporte une touche de féminité et de douceur à son style. Figures martiales mais aussi garde de nourrisson et couture seront au programme ! Mais fort est de constater que White Lotus demeure le plus puissant. Et cette fois-ci, Hung Wei Ting rentre en piteux état, blessé par un coup qui tue son adversaire au bout d’un nombre limité de pas…
Grâce à l’acuponcture, un médecin (Cheng Miu) le sauve de la mort et lui apprend la technique des points d’énergie. Saisissant le potentiel de cette découverte, il la mélange à toute sa connaissance martiale pour créer un nouveau style : tigre, grue, kung-fu féminin et acuponcture réussiront-ils à venir à bout de White Lotus ?

Comme le scénario le laisse entendre, Clan Of The White Lotus n’est qu’une succession de combats entrecoupés de séquences d’entraînement. L’exercice est périlleux et il n’est pas rare que le spectateur s’ennuie ferme devant une telle formule passablement répétitive. Oui mais voilà, Lau Kar Leung nous livre des chorégraphies dont il a le secret que les acteurs mettront en pratique avec tout le talent qu’on leur connaît : Gordon Liu et Lo Lieh s’affrontent un nombre incalculable de fois, mais il ne faut pas négliger les belles prestations de Lee King Chue, Johnny Wang, Hsiao Ho et Kara Hui.

Clan Of The White Lotus est la troisième réalisation de Lo Lieh et, au vu du résultat, on regrette qu’il n’ait pas été plus prolifique (mais il est vrai qu’on ne peut pas tourner dans plus de 200 films et en mettre en scène tout autant…). Il a réalisé une œuvre pour s’amuser, vraisemblablement avec l’aide de Lau Kar Leung (mais rien ne le stipule…), se donnant une nouvelle fois le rôle du méchant. Sa plus grande force est peut-être qu’il n’a pas cherché à révolutionner le cinéma d’arts martiaux. Cette humilité a accouché d’un classique, qu’il en soit remercié !
David-Olivier Vidouze 5/10/2005 - haut

Index de la page
 5/10/2005 David-Oliv...

 Publicité avec Google AdSense   Participer au site   Contact   FAQ   Utilisation contenu du site   Disclaimer   Rapport d'erreur  
copyright ©1998-2013 hkcinemagic.com