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Critiques Express

Angel Terminators    (1990)
Mode aussi vite populaire qu’elle aura été éphémère, le Girls With Guns aura engendré un nombre conséquent de films tombés dans un quasi anonymat dans le Hong Kong d’aujourd’hui. Car même si la mode a connu un certain succès local à ses débuts, elle est vite devenue le terrain d’action de petites compagnies de productions indépendantes trouvant leur beurre à l’exportation. Le résultat de ce paradoxe, c’est la difficulté de trouver la majorité de ces films sur le marché de la vidéo. Ceux disposant d’un star système suffisant bénéficient tout au plus d’une petite sortie en DVD, les autres auront juste droit à un VCD crapoteux. Filmés et vendus avec l’idée d’un minimum d’investissement pour un maximum de bénéfice, la même logique s’applique à leur exploitation en vidéo. La donne n’est pas changé par le marché hors HK où le public cible de l’époque a pour beaucoup délaissé le genre, tous comme les éditeurs. Il faut alors faire avec des DVDs doublés et minimalistes ou carrément en revenir aux VHS d’époque (pour peu qu’on parvienne à les trouver !). Dur traitement pour les fans du genre qui aimeraient pouvoir apprécier les exploits de leurs héroïnes favorites dans les meilleures conditions possible.
Ces constatations prennent tout leur sens quand on voit le cas de Angel Terminators. Sans acteurs majeurs au générique, le film ne fut exploité à HK que 2 ans après son tournage. Son résultat au box office, comme on peut s’en douter, fut minime. Ce n’est qu’avec l’exploitation en VHS à l’étranger que la petite production rentra dans ses frais. Depuis : Plus rien ! Le film n’a jamais été édité à HK, même pas en VCD. Un marché trop restreint, la fainéantise (ou la sagesse commerciale) des éditeurs et probablement des problèmes de droit aboutissent à une quasi invisibilité du métrage. Une grosse déception pour les fans du genre car ce Angel Terminators premier du nom fait partie des tous meilleurs Girls With Guns.

Le scénario du film est assez emblématique de ce que propose le polar/Kung Fu en général. On y trouve un trafiquant de drogue machiavélique, des hommes de mains gweilos, des flics incorruptibles et leurs versants pourris. Le tout baignant dans une ambiance noir et glauque, faite de violence, de trahison et de déchéance sans que la moindre trace d’humour ne soit présente. Les ingrédients sont classiques mais cuisinés avec un savoir faire indéniable, typique de l’époque pendant laquelle il a été produit.
Ainsi, même si les personnages sont archétypaux, le long métrage réserve juste ce qu’il faut de scènes dramatiques ou d’exposition pour qu’on croit à leur existence. C’est bien sur le cas des premiers rôles (les scènes entre Carrie et son mari, le rapport entre Sharon et son informatrice…) mais même les personnages plus secondaires en bénéficient (la réaction de Michiko après la mort du lieutenant de Sawada, le rapport père fils entre Sawada et Dick Wei).
Ils sont également campés avec un bel aplomb par leurs interprètes respectifs. Tous très professionnels, chaque acteur apporte un véritable plus à la caractérisation de leurs personnages. Kenneth Tsang est sans aucun doute celui qui domine le lot. Elégant, raffiné et l’air sûr de lui, il est capable de passer à une rage froide et sans pitié en un instant et avec un naturel désarmant. Le méchant qu’il compose en devient particulièrement charismatique. En face de lui, il trouve une Sharon Yeung concentrée à l’extrême en tant que policière « Hard Boiled ». Enfin utilisée à sa juste valeur, Sharon impressionne tout particulièrement quand elle apparaît sous l’emprise de la drogue, avec un visage cadavérique et un jeu torturé qui va avec. Eprouvant ! La prestation de Carrie Ng est également appréciable. Elle qui sera par la suite bloquée dans les rôles de femmes froides ou de tueuse implacable (Naked Killer oblige), compose une femme aimante mais perdue, personnage parmi les plus complexes et humain que le film ait à offrir (elle seule n’est pas unidimensionnelle). Le reste du casting (de Dick Wei à Kara Hui) est essentiellement là pour jouer des poings et des pieds. On n’aura pas droit à de belles performances d’acteurs de leur coté mais leurs capacités physiques feront le reste !

Mais ce qui marque le plus à la vision d’Angel Terminators, c’est son sens du rythme incroyable et cette volonté de surenchère physique.
Cette capacité à enchaîner drame et action sans le moindre temps mort est typique du cinéma HK de l’époque. L’amateur de fight aura donc de quoi se régaler avec un impressionnant enchaînement de fusillades (le classique deal de drogue dans un chantier qui tourne mal), de courses poursuites, de cascades (les chutes douloureuses sont légions) et de combats à mains nues. Toutes ces séquences d’action portent la marque du professionnalisme de l’équipe de tournage mais aussi les limites que lui imposait son budget. Ainsi, les chorégraphies sont marquées du sceau de la vitesse et de la violence. Les enchaînements ne sont pas très longs mais bien rythmés, les techniques de kickboxing et la mise en valeur des impacts sont privilégiées dans un but de réalisme contemporain. Le faible budget se ressent, lui, surtout dans certains cadrages hésitants ou dans un montage plus sec que dans une production au budget supérieur (les prods Samo par exemple). Une constatation qui est d’ailleurs valable pour quasiment tous les petits budgets de la période et particulièrement les Girls With Guns. Reste que le savoir faire Hong Kongais est toujours le plus fort et, même malgré le manque de soin de certaines séquences, on ressent bien une montée d’adrénaline face à ces affrontements violents et pourtant si esthétiques !

Assurément, Angel Terminators mérite une place de choix au sein des meilleurs Girls With Guns, quelque part entre sa suite (qui n’a aucun rapport avec celui-là) et She Shoots Straight. Espérons qu’un éditeur finira par se pencher sur son cas !
Arnaud Lanuque 8/27/2005 - haut

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 8/27/2005 Arnaud Lan...

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