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Critiques Express

Saviour Of The Soul 2    (1992)
Lorsqu’il s’associe à Corey Yuen en 1991 pour la réalisation de Saviour Of The Soul, David Lai est loin d’être un amateur. Travaillant dans le milieu du cinéma depuis le début des années 80, l’artiste a déjà plus d’une dizaine de réalisations à son actif. Il a d’ailleurs déjà eu l’occasion de diriger sa star, Andy Lau, alors en pleine gloire (un statut qu’il n’a finalement plus quitté) à plusieurs reprises, dans Runaway Blues et Sworn Brothers. Bénéficiant d’une approche esthétique exceptionnelle pour l’époque, notamment pour le travail sur les couleurs et les lumières, Saviour Of The Soul peut s’apparenter à un wu xia pian moderne dans un contexte proche de celui des comics book, une sorte de fable tragique, mélange de sérieux et de farces grand guignol.

Si ce premier opus offrait un cadre surréaliste par son utilisation surprenante des décors de studio, cette fausse suite présente un cadre très différent, bénéficiant de paysages magnifiques. Les montagnes enneigées rappellent le décalage entre les décors du Grand Silence de Segio Corbucci, et son aspect western spaghetti crasseux. Rares sont les films de sabres hongkongais à offrir de tels lieux. Ce parti pris vient rompre avec le sentiment de claustrophobie que l’aspect boite du premier film pouvait provoquer. Néanmoins, on ne se sent finalement pas beaucoup plus en terrain connu, et on a encore bien du mal à déterminer le lieu et l’époque, et tout semble fait pour ne pas nous faciliter la tâche. Ainsi s’étonnera-t-on de voir des cow-boys occidentaux au détour de quelques scènes, sans qu’on connaisse la raison de leur présence.

Et si ce manque de cohérence vous dérange, il est déconseillé de se lancer dans l’aventure. Finie la montée en tension basée sur une intrigue dont les enjeux sont immédiatement identifiables. Ici tout n’est plus que prétexte à la farce, de préférence au mo lai to. D’ailleurs, l’équipe s’amuse à singer le Stephen Chow de All For The Winner le temps d’une scène. Il faut dire qu’on a le droit à un long passage de gambling qui n’apporte pas réellement grand-chose, mais qui permet d’exploiter quelques gags récurrents, comme l’utilisation d’une loupe inventée par le professeur fou qu’incarne Corey Yuen. Elle a le pouvoir d’agrandir les objets, puis de les rétrécir à nouveau. Le jeune acteur qui joue une sorte de mini Andy Lau s’en donne à cœur joie tout au long du film, à tel point qu’on est presque surpris lorsqu’il ne sort pas sa loupe.

C’est en effet l’humour de répétition qui caractérise l’œuvre, on a même le droit à des gags du précédent opus recyclés. Andy ne cessait de claquer une porte qui grinçait pendant une scène dramatique (un des héros venant de mourir tout de même) dans le 1 ? Et bien il devra encore affronter des portes capricieuses dans la suite ! La folie est communicative, et certaines scènes fonctionnent très bien, comme sa menace de suicide avec un revolver gigantesque. D’autres passages sont nettement moins efficaces, et le manque de cohésion fait que le film a du mal à tenir sur la longueur.

D’autant plus que l’action est curieusement absente. Hormis un petit entraînement au début, il faut attendre 45 minutes pour assister au premier combat. Les lois de la gravité sont mises à mal comme jamais, avec beaucoup d’ingéniosité il est vrai, même si on regrette le peu de technicité des échanges. Inutile de comparer aux affrontements des premiers films, ici tout est plus abstrait, plus fou, plus déjanté… plus fauché aussi. Que ce soit lors de ce combat ou pendant le climax, Andy affronte surtout des groupes d’adversaires, employant d’ailleurs une succession de coups de pied sautés que Corey Yuen reprendra en réalisant ses deux Fong Sai Yuk, en faisant la marque de fabrique du héros. Le final peut frustrer. Pas de duel démesuré, il faut dire que si Andy est toujours très crédible lorsque la doublure lui cède sa place, Richard Ng a toujours été plus célèbre pour son humour que ses capacités physiques. Et c’est bien dommage, car le lieu de l’affrontement est original et l’aspect visuel est une réussite, alors qu’on pouvait craindre un rendu totalement bis.

Mais si le rythme est l’avenant et que l’humour ne fonctionne pas toujours, Saviour Of The Soul 2 possède quelques atouts, qui ne lui permettent pas de se hisser au niveau de son illustre prédécesseur, mais justifie qu’on le regarde. Bourré d’idées et d’expérimentations, il bénéficie de l’énergie de l’ensemble de l’équipe : chorégraphes, qui tentent d’offrir un spectacle inédit, réalisateurs, qui cherchent à insuffler une atmosphère, et casting, qui s’investit totalement. Rosamund Kwan n’a pas grand-chose à faire, et son rôle ne lui permet pas de rivaliser avec Anita Mui, mais Corey Yuen, le mini Andy et Andy Lau jouent avec tellement de conviction qu’il est difficile de ne pas se laisser entraîner. Et puis retrouver Richard Ng dans un rôle démoniaque, grimé, emperruqué et grimaçant, c’est toujours un plaisir non dissimulé.

Si le bilan est modéré, les qualités permettent de pardonner les défauts, même si on sera tenté de conserver sa télécommande à proximité.
Léonard Aigoin 6/14/2010 - haut

Saviour Of The Soul 2    (1992)
A mille lieues du numéro 1, cette séquelle est à l'opposé de son modèle : on quitte les studios pour les grands espaces montagnards, on oublie le minimum de sérieux qu'il pouvait avoir précédemment, on affluble l'histoire de personnages complètement pétés et de gags à la Wong Jing... et l'on obtient Saviour of the Soul 2. N'ayant donc que très peu de rapports avec ses origines, ce film est donc surtout conseillé aux fans de Andy Lau et aux afficionados de gags pétomanes. Il est à noter également que l'on peut y retrouver une parodie de God of Gamblers et la musique du Syndicat du Crime : tout un programme ! (vous aurez été prévenu ). **
Jean-Louis Ogé  - haut

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