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Critiques Express

Au karaté, t'as qu'à réattaquer    (1971)
Autant le dire tout de suite, Duel Of Fists, même s'il est réalisé par le grand Chang Cheh, même s'il met en vedette le mythique couple Ti Lung - David Chiang, n'est pas un chef-d'œuvre. Le spectateur pourrait même le taxer de navet, selon son degré d'amour pour les films d'arts martiaux contemporains et la boxe thaïlandaise...

Il a pourtant de sérieux atouts (outre ceux mentionnés plus avant), qu'il serait quelque peu malhonnête de négliger. Tout d'abord, c'est un des premiers films de la Shaw Brothers a être doté de si nombreuses scènes d'extérieur : exceptés les séquences de boxe et quelques rares plans de domicile, l'action se déroule dans les rues. Mieux encore, c'est le premier film de la Shaw Brothers à avoir été tourné à l'étranger, une vraie révolution en ce début des années 70. Le récit a pour toile de fond Bangkok et ses paysages urbains si particuliers, au moment de la fête annuelle du Song Kran (pendant laquelle les Thaïlandais s'aspergent d'eau toute la journée !), ambiance que Chang Cheh a fort bien réussi à capter et indissociable, dans l'esprit de beaucoup, de la boxe thaïe.

Un ingénieur hongkongais, redoutable artiste martial, se rend au chevet de son père mourant. Celui-ci lui apprend qu'il a eu un autre fils avec une jeune thaïlandaise une trentaine d'années plus tôt et lui fait promettre d'aller le retrouver. Ses seuls indices : une photo d'enfant, la présence de tatouages sur le bras et son appartenance au monde de la boxe thaïe (le muay thai, précisément) professionnelle.

Duel Of Fists, c'est aussi un choc culturel, "martialement" parlant. Ti Lung représente le monde de la boxe thaïe, alors que David Chiang, qui joue le fils d'un maître hongkongais, est le défenseur des techniques chinoises (mais au final, loin de s'opposer, ces deux pratiques se complètent face au crime). On en vient d'ailleurs à douter des raisons exactes qui ont poussé son père mourant à lui demander de se rendre en Thaïlande : était-ce pour retrouver son frère ou pour faire la promotion des arts martiaux nationaux (alors que ce fils a préféré un travail "classique" à la poursuite de l'œuvre paternelle) ?
Ti Lung s'est entraîné comme un diable avant le début du tournage pour maîtriser la boxe thaïe et le résultat à l'écran est tout à fait probant : en plus d'un réel soin apporté à l'aspect culturel de cet art martial (voir les cérémonies précédant les affrontements), les combats sont criants de vérité et l'artiste obtient facilement l'adhésion du public (le ridicule atteint par Andy Lau dans A Fighter's Blue est évité, mais on ne pouvait en attendre moins du grand Ti Lung !). Son fils raconte même que l'acteur a continué à pratiquer régulièrement la boxe thaïe une fois le tournage de Duel Of Fists achevé.

Quelques autres scènes d'action viennent ponctuer le récit. Elles mettent principalement en vedette un David Chiang en grande forme, a priori ravi de ces vacances en Thaïlande, et arborant tout un tas de tenues plus délirantes les unes que les autres... Le combat final, dans la superbe demeure du méchant de service, est chorégraphié (encore par la paire magique Liu Chia Liang et Tang Chia), mis en scène et interprété avec brio : tout habillés de blanc (à poix ou raies noires !), Ti Lung et David Chiang se déchaînent pour une apothéose dans le plus pur style Chang Cheh... bravoure, camaraderie et violence !
Côté scénario, on touche le point faible du film. Cette histoire d'artiste martial hongkongais exilé dans le monde de la boxe thaïe aurait pu être passionnante et donner lieu à une réflexion sur les différentes techniques de combat, leurs origines et leur importance dans les cultures thaïlandaises et chinoises. De plus, on aurait aimé connaître les circonstances de la naissance de ce frère resté loin de Hong Kong, avoir des explications sur les réticences de David Chiang à enseigner le kung-fu... Mais il semble que le scénariste se soit focalisé sur l'intrigue mafieuse, qu'il n'ait cherché qu'à introduire les affrontements, sur le ring ou dans la rue. C'est bien dommage !

Duel Of Fists fut un énorme succès en 1971, un des cinq films ayant fait le plus d'entrées (la première place revenant à Big Boss, avec Bruce Lee).
David-Olivier Vidouze 7/1/2003 - haut

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 7/1/2003 David-Olivi...

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