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Critiques Express

La Guillotine volante    (1975)
Sous un titre qui nous apparaît à nous Français assez folklorique (hé bien oui, le bon docteur et politicien Joseph-Ignace Guillotin, qui vécut de 1738 à 1814, est à l'origine de la guillotine, outil censé rendre moins barbare les exécutions capitales) et complètement anachronique (l'action se déroule bien avant la naissance du docteur bricoleur), se cache un très bon divertissement martial et sans aucun doute le meilleur film de Ho Meng Hua.

L'Empereur Yongzheng (Kong Yeung), paranoïaque et cruel, se voit proposer une nouvelle arme mise au point par un des grands dignitaires de son armée (Ku Feng) : la guillotine volante. Ce nouvel engin de mort le ravit et il exige la constitution d'une unité d'élite spécialement entraînée à son maniement. Ces hommes deviendront le bras armé du souverain et n'auront de cesse d'assassiner les cibles qu'il aura désignées. Jusqu'au jour où l'un des tueurs refusera de continuer à obéir aveuglément et sera alors lui-même éliminé. Son frère Ma Teng (Chen Kuan Tai) décide de quitter le groupe mais l'empereur ne l'entend pas de cette manière...

L'atout majeur de The Flying Guillotine est son arrière plan historique concret et abordé de manière sérieuse. Le protagoniste principal du film n'est pas l'arme elle-même (tout aurait pu tourner autour d'elle et des mille et une façons dont on peut l'utiliser - et dieu sait si les réalisateurs hongkongais sont capables de le faire, cf. les Chinese Torture Chamber Story et leurs variations sur les supplices !), mais un petit groupe de tueurs ayant une crise de conscience et refusant d'assassiner des personnes pour leurs idées politiques. On aurait pu attendre le pire de Ho Meng Hua, réalisateur spécialisé dans les films plutôt bis (voir ses Black Magic et autres Mighty Peking Man, par exemple), et c'est une oeuvre très maîtrisée qu'il nous est donné de voir. On peut d'ailleurs ajouter que son sens du divertissement (indispensable pour les films populaires) est brillamment utilisé à cette occasion.

The Flying Guillotine ne met pas non plus en avant les scènes d'arts martiaux : la présence de Chen Kuan Tai, Wong Yu et d'autres athlètes ne doit pas induire le spectateur en erreur. D'ailleurs, la star de la Shaw Brothers n'incarne pas un héros invincible, mais plûtot un homme moyen (enfin, du niveau de ses camarades soldats tout de même !) qui préfère la fuite à l'affrontement direct, peu sûr de ses chances. On ne peut d'ailleurs pas dire que les chorégraphies sont superbement construites, il s'agirait en fait d'un minimum syndical sans éclat mais sans honte. Le récit prend ainsi la forme d'une intrigue policière mâtinée de chasse à l'homme : traque, suspense...
Ho Meng Hua évite un autre écueil dans la représentation de la guillotine à l'écran. Celle-ci aurait facilement pu avoir l'air ridicule avec l'utilisation d'effets spéciaux rudimentaires. Or, dans The Flying Guillotine, leur degré de stylisation est parfait, ce qui leur permet de conserver le réalisme suffisant pour que le film ne sombre pas dans la classique et navrante bisserie (voir le ridicule et fauché opus réalisé par Jimmy Wang Yu, Master Of The Flying Guillotine), tout en affichant un côté moderne et hors du commun. Car oui, il faut en être conscient : nous assistons à la construction d'un légende cinématographique ! (Je précise "cinématographique" car l'arme est présente dans bon nombre de romans antérieurs au film.)

L'utilisation de la guillotine volante est aussi l'occasion de nous offrir quelques scènes bien sanglantes avec, en majeur, des arrachages de têtes ! Le spectateur aura ainsi la possibilité de vérifier que, comme les poulets, les êtres humains qu'on a décapités continuent d'avoir des soubressauts, même privés de cet organe vital !

Le succès et la renommée de The Flying Guillotine, même en dehors d'Asie, a logiquement entraîné, trois ans plus tard (en 1977), une suite officielle, The Flying Guillotine II, réalisée par Wai Saam et Ching Gong (avec Ti Lung dans le rôle de Ma Teng et Ku Feng dans celui de l'empereur Yung Cheng), doublée d'une "non officielle", la même année, par Ho Meng Hua, The Vengeful Beauty (avec Norman Chu dans le rôle de Ma Teng et Frankie Wai Wang dans celui de l'empereur Yung Cheng).

Aujourd'hui, The Flying Guillotine a atteint le statut de film culte et c'est amplement mérité. Un excellent film de la Shaw Brothers !


La question de savoir si cette arme a réellement existé n'a jamais été résolue. Il semblerait qu'effectivement, l'empereur Yung Cheng aurait constitué une armée secrète afin d'éliminer ses ennemis politiques et l'aurait dotée d'une arme redoutable, mise au point pour l'occasion. Il est ensuite difficile de savoir où commence la légende...
David-Olivier Vidouze 9/6/2004 - haut

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 9/6/2004 David-Olivi...

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