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Critiques Express

Cixi, impératrice douairière    (1975)
Li Han Hsiang est un esthète passionné par l'histoire de la Chine, et particulièrement celle de la fin du XIXème siècle. Sa connaissance quasi encyclopédique de la période l'a amené à mettre en scène pour le cinéma ou la télévision une bonne dizaine de variations autour de la figure de l'Impératrice Douairière. On retiendra Burning Of Imperial Palace et sa suite Reign Behind A Curtain (tournés en 1983 dans l'enceinte même de la Citée Interdite, chose qu'il n'avait pas pu faire pour la version Shaw Brothers de The Empress Dowager), null (1986) et The Empress Dowager (avec Gong Li, 1989).

Intrigues de palais sous la dynastie Qing. L'Impératrice Douairière Ci Xi (Lisa Lu), qui dirige d'une main de fer la Chine en lieu et place du jeune et timoré Empereur (Ti Lung), subit l'influence du manipulateur Eunuque Impérial (Ku Feng). Au moment où commence le récit, la cour est en émoi car la menace japonaise sur la Corée (à l'époque sorte de protectorat chinois) se fait de plus en plus pressante. Dans la Citée Interdite, les avis sont partagés sur l'attitude à adopter face à cette agression.

Nous sommes donc devant un diptyque relatant les relations entre l'Impératrice Ci Xi, son neveu l'Empereur Kuang Hsu et le malfaisant Eunuque Impérial, Li Lien Ying (Miu Tin). The Empress Dowager sera suivi de près par The Last Tempest, qui bénéficiera du même casting.
Les films de palais sont un exercice périlleux car ils requièrent une parfaite maîtrise de la mise en scène : à la moindre petite erreur, les défauts de cadrage, de mouvement de caméra ou de placement des acteurs sautent aux yeux. Mais Li Han Hsiang est un maître en la matière et force est de constater qu'il s'est affranchi avec brio de sa mission : pas une fois dans le film on ne ressent la claustrophobie souvent inhérente aux reconstitutions en studio, pas une fois on a l'impression que les acteurs sont prisonniers des décors. Mieux, le réalisateur parvient à créer une atmosphère oppressantes grâce aux changements météorologiques ! Plus la crise gronde, plus le temps se dégrade...
Évidemment, les historiens trouveront que le récit prend quelques libertés avec l'histoire. Cependant, The Empress Dowager arrive à nous faire appréhender ce que pouvait être la vie de cour en Chine à la fin du XIXème siècle, sans trop de caricatures.
Les acteurs sont eux-aussi remarquables. Lisa Lu est formidable dans son rôle d'Impératrice. Elle rend le personnage tellement complexe qu'on ne sait plus trop si on doit la haïr ou la plaindre... Sa composition a tellement marqué les esprits qu'elle reprendra plusieurs fois ce rôle, jusqu'au The Last Emperor de Bernardo Bertolucci ! Un autre défit était de faire endosser le personnage du jeune empereur à Ti Lung. Jusqu'à présent, dans le cinéma hongkongais, il représentait surtout la force physique et la masculinité. Or, dans The Empress Dowager, la gageure consiste à le faire jouer un être peureux, craintif, immature (on le voit jouer au cheval sur le dos d'un de ses serviteurs ou faire semblant d'être malade pour ne pas avoir à prendre de décision devant ses ministres), véritable marionnette entre les mains de sa tante. Miu Tin est, quant à lui, parfait dans son rôle d'eunuque intrigant, fourbe, veule et avide de pouvoir. Pour finir, David Chiang fait une composition intéressante avec une retenue qu'on ne lui connaît guère...

Les spectateurs qui ont aimé le film et son ambiance pourront se pencher sur le livre "Mémoires d'un eunuque dans la Cité Interdite" de Dan Shi paru aux éditions Piquier, qui décrit la vie quotidienne des eunuques à la cour de l'Impératrice Ci Xi.
David-Olivier Vidouze 10/3/2003 - haut

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 10/3/2003 David-Oliv...

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