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Critiques Express

The Weird Man    (1983)
The Weird Man appartient à la dernière partie de carrière de celui qui fut l’un des plus importants metteurs de la Shaw Brothers durant près de 20 ans, Chang Cheh. Force est de constater que cette période ne recèle aucun grand film et, au contraire, se caractérise plutôt par la pauvreté de ses productions. Les Ti Lung ou les David Chiang sont loin, et l’on en vient même à regretter la si peu charismatique troupe des Venoms (qui avait cependant le bon goût d’être distrayante !).

Les premières scènes de The Weird Man sont déconcertantes pour le spectateur qui ne connaît pas le gigantesque roman des Trois Royaumes (écrit au XIVème siècle par Luo Guanzhong d'après l'œuvre de Chen Shou, écrite elle-même au IIIème siècle) : une foule de personnages apparaissent quelques instants, en citent à tout va des dizaines d’autres et ne reviendront plus à l’écran de toute la durée du métrage (tels Jason Pai Piao ou Goo Goon Chung). Au bout d’une quinzaine de minutes, la tentation d’abandonner la vision du film est grande… Mais comme bien souvent, il suffit de persévérer le temps de quelques scènes pour s’apercevoir que toute cette introduction n’a pas vraiment d’importance et que l’intrigue s’éclaircira doucement mais sûrement.
The Weird Man, c’est en fait la fin de la vie du seigneur du royaume de Wu, Sun Jian (Chiu Gwok), officier de la dynastie Han ayant réellement existé, surnommé le « Tigre enragé du chaos ». Celui-ci se fait manipuler par un des ses conseillers, Xu Guong (Wong Lik), n’ayant de cesse de le placer dans des situations conflictuelles. Il le pousse ainsi à mettre à mort un saint homme (Ricky Cheng Tien Chi) afin que ses élèves le vengent et tuent le commanditaire. Mais le fantôme du défunt va contrecarrer les plans de l’intriguant en prenant possession de divers personnages et en révélant au grand jour ses ambitions.
Une fois le spectre en liberté, le film tombe dans la farce répétitive et balourde. Chang Cheh nous présente scène après scène comment le fantôme empêche Xu Guong de réaliser son plan : virevoltant et goguenard, il va de corps en corps et force ses victimes à agir contre leur gré. L’intriguant attaque ouvertement son seigneur, le vieux moine court après les jeunes filles de la cour… A l’écran, cette possession est représentée par un halot de lumière rouge qui entoure la victime, permettant ainsi au spectateur de suivre les événements (notamment les passages du fantôme d’un individu à l’autre au cours d’un même affrontement)… L’idée est plutôt bonne, mais on ne fait pas un film avec une seule idée !

Petit budget oblige (The Weird Man a été tourné en 1983, en plein déclin de la Shaw Brothers), les acteurs qu’on retrouve à l’affiche ne sont pas vraiment des pointures. Chang Cheh a une nouvelle fois été faire son marché à Taiwan et la qualité s’en ressent énormément. Même s’il est un acrobate hors pair, Ricky Cheng Tien Chi est horripilant en espèce de zébulon peinturluré en rouge, sauteur et rieur. Ne parlons même pas de qualités dramatiques… Il est entouré d’acteurs sans envergure qu’on a aperçus dans moult films de Chang Cheh, tout juste bons à faire quelques apparitions furtives. Seul Wong Lik se sort honorablement de cette pantalonnade. Mais il est vrai qu’il est plus facile de camper un méchant crédible qu’un gentil qui ne soit pas fadasse.

S’il fallait sauver quelque chose au naufrage The Weird Man, ce serait peut-être deux ou trois scènes d’action plutôt vives et intéressantes. Chang Cheh semble ne plus y croire, et forcément, le spectateur ne peut faire plus...
David-Olivier Vidouze 7/31/2006 - haut

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 7/31/2006 David-Oliv...

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