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Critiques Express

City Cops    (1989)
Parmi la dizaine de films que Cynthia Rothrock fit à Hong-Kong, City Cops est un des moins connus. C’est pourtant le film dans lequel Rothrock croise le fer avec une autre dame du genre « girls with guns » : Michiko Nishiwaki. Il s’agit là de son second et dernier duel de Rothrock contre une autre amazone martiale dans un de ses films hongkongais après celui de Karen Shepard dans Righting Wrong.

Lors d’une entrevue, Rothrock a décrit sa participation à City Cops comme suit : une partie du film avait déjà été tourné et ça ne sortait pas très bien. « Ils » (les producteurs/metteur en scène présumément) se sont alors dit qu’en engageant Cynthia Rothrock ça sortirait peut-être un peu mieux. Rothrock a travaillé environ une semaine sur City Cops dont elle n’a pas conservé grand souvenirs et ignorait le titre anglais.

CONTEXTE HISTORIQUE : UNE HISTOIRE DE FLIC
Au départ, City Cops n’a pas été songé comme un film girls with guns. Comme bien des productions made in h-k, il a plutôt commencé comme le calque d’un film à succès; dans ce cas-ci, Tiger on the beat mise en scène par Lau Kar-leung. Centré sur un pair de policiers ahuris (l’un d’eux joué par nul autre que Chow Yun-fat), Tiger a su combiner dans un mélange détonnant tant la comédie bouffonne, que le film d’action et le polar violent. Le film connut un tel succès qu’il s’est élevé au cinquième rang du box-office local pour l’année 1988. La réussite du film aura vraisemblablement amené le propre frère de Lau Kar-leung, Lau Kar-wing à vouloir faire un film dans le même genre, vu qu’il était également un réalisateur.

City Cops est le film que Lau a tourné. Sa trame générale est en fait presque exactement la même que Tiger on the Beat : une paire de policiers fanfarons d’un côté, des gangsters de l’autre et une jolie fille sexy prit entre les deux. Ici les deux policiers sont joués par Shing Fui-on et Miu Kiu-wai.

Alors que le premier est surtout connu en occident pour ces rôles d’affreux notamment pour le classique The Killer, le second pourrait être décrit comme un Chow Yen-fat de second ordre; un acteur beau gosse et versatile capable de jouer autant les figures tragiques que les bouffons. C’est lui qui a remplacé Charlie Chin dans la série des Lucky Stars y reprenant le rôle de séducteur de pacotille, un type de personnage qu’il reprend pour City Cops.

Lau a dû penser que mettre ces deux comédiens ensemble pour jouer une paire de flics ahuries pourrait être drôle, mais hélas, cela s’est avéré une fausse bonne idée. Prit avec des gags éculés, stupides ou de mauvais gouts (sur le Sida ou les travesties par exemple) de même que des personnages sommes toute peu sympathique, Shing et Miu font de bien piètres larrons et les épisodes comiques du film tombe passablement à plat.

Que la comédie ne soit pas trop bonne et le récit des plus conventionnels est un peu surprenant quand l’on considère que le script de City Cops est de Barry Wong vu comme un des meilleurs scénaristes du cinéma de Hong-Kong des années quatre-vingt et début quatre-vingt-dix. Il faut quand même considérer que City Cops était un des huit scénarios qu’il a écrits en 1989.

La venue de Rothrock ajoute un élément girls with guns dans l’ensemble déjà passablement hétéroclite de City Cops. Bien qu’elle ait été engagée pour énergiser les scènes d’action du film, l’actrice est elle-même impliquée dans quelques sketchs comiques qui comme tout le reste ne lèvent pas ou son juste trop grotesque. Comme Rothrock ne connaissait pas le cantonais et mimait ces dialogues, elle n’avait probablement pas une grande idée de ce qui se passait en fait dans une scène. Le grand gag concernant son personnage est que le flic joué par Shin tombe amoureux d’elle et il flirte en l’appelant affectueusement « Honey ».

SCENES D’ACTION : ROTHROCK A LA RESCOUSSE.
Heureusement, Rothrock est employée de bien meilleure façon dans les scènes de combat. Le premier survient 5 min dans le film et consiste surtout en une série de fusillades. Ce déroulant dans un immeuble délabrer plonger dans noir la séquence bénéficie d’une atmosphère visuelle ténébreuse au vif éclat rouge et vert.

Par la suite, Rothrock a à faire face entre autres à un sabreur japonais qu’elle finit par contrer avec l’emploi bref, mais efficace d’une paire de saïs. Elle se mesure également contre un gangster martial joué par nul autre que Mark Houghton le propre disciple de Lau Kar-leung, qui était alors en début de carrière dans ces apparitions d’homme de main gweilos.

Le grand morceau d’action du film survient lors du dénouement ou Rothrock fait face à Michiko Nishiwaki dans un vaste entrepôt (le champ de bataille typique dans les films d’action des années quatre-vingt). Tout comme Rothrock, Nishiwaki a vraisemblablement été engagé à la dernière minute pour rehausser le film. D’ailleurs, elle n’apparait que dans trois scènes incluant celle de l’affrontement final. Malgré la brièveté de ses apparitions, Nishiwaki fait une superbe impression avec l’intensité de son regard et son costume mao tout blanc.

Le duel est relativement bref, mais assez spectaculaire. Alors que Rothrock est une artiste martiale, Nishiwaki est une championne du culturisme qui se double d’une gymnaste extrêmement flexible. Le combat des deux dragonnes met bien en valeur les qualités physiques distinctes de deux actrices. Le duel devient encore plus tourbillonnant lorsque l’homme de main joué par Mark Houghton s’en mêle.

Miu
et Shing participent également au dénouement, Miu se débrouille fort bien avec une mitraillette et un peu de kung-fu alors que Shing plus simplement abat des truands avec un revolver.

Bien que le film ne présente pas les meilleures prestations de Rothrock, ces combats n’en constituent pas moins les meilleurs éléments du film et de loin. Si, tel qu’escompté, l’implication de Rothrock (et de Nishiwaki) sauve City Cops du désastre, il n’en demeure pas moins que le film est des plus inégal.

CONCLUSION.
Ultimement, City Cops ne semble pas avoir fait grande impression lors de sa sortie. Ainsi au classement annuel de Hong-Kong pour l’année 89, il s’est positionné au 108 rang, soit 103 positions plus basses que Tiger on the beat le film qu’il cherchait à émuler. Il s’est également retrouvé trente-quatre positions plus basses que l’autre film de Rothrock présenté cette année-là Blonde Fury.

Cela dit, l’expérience peu concluante de City Cops ne découragea pas Lau Kar-wing qui réalisa en 1990 un autre film de policiers ahuris excepté que celui-ci mettait en vedette Sammo Hung et Mak Kar : Skinny Tiger and Fatty Dragon. Ce film-ci connu un meilleur succès surpassant même au box-office la suite de Tiger on the Beat toujours réaliser par Lau Kar-leung.

City Cops est disponible de nos jours sur YouTube. La plupart des critiques évaluant le film suggèrent de sauter tout droit sur la scène d’action pour s’éviter un affligeant spectacle d’humour lamentable. C’est une démarche que je recommande également. L’action de Rothrock, Nishiwaki et même d’un jeune MMark Houghton (qui a pris la succession martiale de Lau Kar-leung depuis le décès de ce dernier en 2013) en vaut la peine.

City Cops n’a pas de titre français connu. Flics urbains est la traduction du titre anglais. Les autres titres anglais du film sont Beyond the Law (Au-delà de la loi) et Free Fighter (Le Combattant libre). Aucun de ces titres de donne une idée du film. Le titre chinois (donc le vrai titre) est Miao Tan Shuang Lung ce qui signifie « Le magnifiques duo détectives dragons » est plus imagé, mais en vue des héros ahuris qu’il présente passablement faux.


Yves Gendron 11/1/2018 - haut

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 11/1/2018 Yves Gendr...

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